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dimanche 22 oct 2017
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Le groupe Union Pour Saint-Dié fait le point à l’heure de la rentrée.

A un peu plus de 5 mois des dernières élections municipale et de l’arrivée d’un nouveau maire en la personne de David Valence, le groupe d’opposition d’Union Pour Saint-Dié, emmené par Serge Vincent, fait le point à la veille de la rentrée scolaire. UPS qui se veut incarner un groupe de proposition, constructif, avec la volonté première d’être utile aux Déodatiens, via des actes et des actions en adéquation avec celle-ci. Pour se faire, leurs membres posent des questions sur des dossiers qui préoccupent les habitants de Saint-Dié-des-Vosges : le prix de l’eau et le contrat avec la Lyonnaise des Eaux, le projet Campwood, la santé financière de la Société d’Equipement Vosgienne (SEV) ou l’hypothétique construction d’un EHPAD sur le site de l’ancienne piscine municipale… Des sujets qu’ils souhaiteraient voir abordés par le maire lors des conseils municipaux, notamment le cas de la SEV, s’étonnant qu’il n’ait pas été abordé au préalable. UPS regrette également ce que ses membres ont ressenti comme une certaine agressivité de la part David Valence, qu’il aurait manifesté vendredi dernier lors de ses réponses envers certains de leurs élus, nommément Michel Cacclin et Ramata Ba. Se disant surpris de cette attitude, jugée agressive et déplacée humainement parlant, mais ne souhaitant pas alimenter une quelconque polémique, le groupe n’a pas souhaité répondre, afin de ne pas retomber dans des débats stériles qui animaient les anciens conseils municipaux de la précédente équipe. Serge Vincent, porte-parole du mouvement, a par ailleurs appelé le maire a « faire preuve de plus de sérénité ».

UPS souhaite également d’avantage de débat entre la Majorité et l’Opposition, avec comme exemple le prix de la carte « Cité Pass » et la décision de baisser les tarifs pour les habitants extérieurs, qui aurait mérité selon eux un minimum de discussion. Aspirant à revenir à un débat plus serein, constructif, les élus du groupe ont un sentiment de léger décalage qui s’est mis en place entre la parole et les actes du maire, entre le candidat en campagne et le maire en fonction, avec l’impression que certains points sont volontairement détournés. Ils sont néanmoins conscients de la situation finanière très difficile dans laquelle se trouve la Ville et du lourd héritage laissé par l’ancienne équipe municipale que l’actuelle doit gérer. Concernant le fameux rapport de la Cour Régionale des Comptes qui fut dévoilé vendredi lors du dernier conseil municipal et qui catalysa pratiquement toute l’attention , Serge Vincent l’a certes trouvé inquiétant, mais sans surprise, contenant des dossiers connus depuis bien longtemps par UPS, rappelant qu’il avait lui même contacté la Cour Régionale des Comptes en novembre 2011, qui lui avait répondu dès le mois suivant, pour une intervention début 2012, sachant qu’elle intervient généralement en fin de mandature, et rarement en cours de mandat, signe qu’elle avait conscience de la situation alarmante dans laquelle se trouvait Saint-Dié-des-Vosges. Une démarche accompagnée par une prise de contact avec le sous-préfet et par la distribution d’un document mettant en garde les Déodatiens vis à vis du coût trop lourd du projet AquaNova America, au moment de la pose de sa première pierre. Un partenariat public-privé qui ne se justifiait pas dès le départ, puisque bien plus cher qu’une maîtrise publique classique. S’accordant sur ce point avec l’actuel maire, il souhaite que cet équipement fonctionne, puisqu’il est désormais en activité. Le seul point nouveau au sein de ce rapport, et qui n’était pas connu au préalable avant le dernier conseil municipal, est la question pour le moins inquiétante du commissariat de police, où il a été convenu en aval de sa construction que la Ville pourrait reprendre le contrat-bail, qui porte sur 35 ans au total, dans l’éventualité où l’Etat déciderait de le fermer, comme ce fut par exemple le cas à Vitry-le-François. Un cas de figure pour l’instant très peu probable, mais il est difficile de tirer des conclusions sur une période aussi longue que 35 années. Une inquiétude partagée par le groupe Saint-Dié Avenir.

Concernant la question de la dette déodatienne, et de son montant par habitant important (mentionnée ici), UPS préconise une addition des différents dossiers qui y contribuent, un choix jugé pertinent dans le sens où ce sont les Déodatiens qui payent dans tous les cas. De plus, le groupe d’Opposition est favorable à une baisse des impôts afin de rendre la ville plus attractive, conscient qu’ils contribuent à l’exode des habitants, qui tend à logiquement augmenter la dette par habitant, craignant de plus la contraction d’emprunts de la part de la Majorité afin d’équilibrer les comptes, notamment de la SEV. Une différence sur les réponses à apporter sur ce point par rapport au groupe Saint-Dié Avenir emmené par le maire David Valence, qui préconise quant à lui de baisser à terme la dette par habitant en ne touchant pas aux impôts (ni baisse ni augmentation). Enfin, Serge Vincent est revenu sur 2 points chers à UPS : le Festival International de Géographie, tenant à préciser qu’il n’a jamais critiqué ce qu’il est, mais le manque de transparence relatif à son financement, ainsi que le contrat de l’eau avec la Lyonnaise des Eaux, rappelant qu’il fut voté à la quasi unanimité en 1989, aussi bien par les élus de gauche que ceux de droite. Les chaînes de télévision France 3 et France 4 ont par ailleurs pris contact et rencontré le groupe UPS en juin dernier, au moment où se tenait la conférence de Jean-Luc Touly (voir ici), et diffuseront prochainement 2 émissions à ce sujet, respectivement le 15 septembre prochain dans le cadre de l’émission « On n’est plus des pigeons » sur France 4, et le 22 octobre sur France 3, dans un épisode de « Pièces à conviction ».

En conclusion de ce point de la rentrée, les membres d’Union Pour Saint-Dié se disent plus que jamais présents, toujours dans une ligne qui est de servir les Déodatiens et la ville, de manière sereine, posée, tranquille, respectueuse, sans provocation et évitant la polémique stérile. Les 42% de votes récoltés aux dernières municipales les confortant dans leur sentiment de légitimité, un « vote d’adhésion et non de rejet », et se considérant comme citoyens avant d’être des politiques, ils sont conscients de la responsabilité qui leur incombe.




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