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mercredi 23 août 2017
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Pour sa seconde exposition, la galerie du 36e Art met à l’honneur JM Robert.

JM Robert au micro, entouré de Romain Durain et des élus présents hier soir.

La jeune galerie située en plein centre-ville déodatien, qui vient à peine de souffler sa première bougie – puisqu’officiellement fondée depuis septembre 2013 – a présenté hier soir sa seconde exposition, qui met cette fois-ci à l’honneur un artiste très talentueux, en la personne de Jean-Maxime Robert, plus connu sous le pseudonyme de JM Robert. Après une première exposition de qualité, « Recycled Styles » de l’artiste strabourgeois Noise aka n°15, les 3 fondateurs de la galerie – le président Romain Durain, Maxime Marchel et Véronique Delaye – frappent à nouveau un grand coup avec « Des visages et des ruines », toujours dans un style street-art qui leur est cher. L’exposition dont le vernissage eut lieu hier soir à 19h, en présence du maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, accompagné de son premier adjoint Bruno Toussaint ainsi que de Claude Kiener et Marié José-Loudig, présentes en tant qu’adjointes respectivement à la culture et à l’animation du centre-ville, est ouverte du 26 septembre au 7 novembre prochain.

Originaire de Charolles en Bourgogne, JM Robert est un jeune artiste des plus prometteurs, qui après des études dans le domaine artistique s’est depuis maintenant 4 ans trouvé un style propre et identifiable. Le peintre, qui affectionne tout particulièrement les grands formats, a comme inspirations premières le street-art et le pop-art bien entendu, mais également les peintres du XVIIIe au XXe siècles. Parmi les nombreuses figures artistiques qui ont pu l’influencer au cours de sa vie, s’il ne devait qu’en citer un ce serait sans aucun doute Jean-Michel Basquiat, chez qui on retrouve une gestuelle rapide, commune aux 2 artistes. Concernant sa démarche artistique, JM Robert l’explicite en ces termes : « Les façades abîmées des maisons, des immeubles, me fascinent. Depuis toujours, j’éprouve des émotions fortes devant les parois détériorées, dégradées, c’est ma principale source d’inspiration. Par mes toiles, je cherche à développer ma propre conception esthétique de la ruine. Mais si les ruines sont en général riches d’émotions contradictoires, complexes, je veux que ma peinture parle un langage contemporain tel qu’il s’exprime sur les murs de nos villes. Il était alors inévitable que je m’intéresse aux créations des graffeurs dont le langage pictural est fort et direct. Dans leur création, l’objectif est de laisser une trace qui en un instant, doit attraper le regard des passants. Avec la technique du pochoir, cette trace devient celle d’une présence éphémère. Et par ma peinture, je cherche à saisir cette présence, forte et brève, percutante d’un regard, d’un visage féminin qui témoigne de mon époque. »

Un peintre dont la carrière s’est amorcée il y a 2 ans, qui est en pleine ascension en cette année 2014, notamment depuis son exposition en solo au sein de la galerie SBK de Lyon. En à peine un an, il a exposé à une dizaine de reprises, à Monaco, Paris ou Hong-Kong, a inauguré une nouvelle exposition ce mercredi à Strasbourg, en parallèle de celle qui se tient désormais dans la galerie déodatienne, et ses oeuvres seront présentes à Deauville le mois prochain. A Saint-Dié-des-Vosges, c’est une quinzaine d’entre elles que vous pourrez venir admirer, qui se caractérisent toutes par un portrait de femme, anonyme. L’artiste réalise également de nombreuses performances en live, et c’est précisément ce dont ont eu droit les personnes présentes hier soir. L’oeuvre, dont vous pouvez retrouver ci-dessous les différentes étapes de sa réalisation, a été créée en une trentaine de minutes à peine, pour un résultat très impressionnant. Je vous laisse en juger par vous-même.

J.J.




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