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vendredi 15 déc 2017
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Déportés de Mannheim : conférence le 16 novembre à la Tour de la Liberté.

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C’était il y a bientôt 70 ans… au début du mois de novembre 1944, « précisement le 7 » souligne le président de l’association des Déportés de Mannheim André Villaume, des hommes habitants la commune d’Hurbache sont envoyés à l’usine de Saint-Jean-d’Ormont par l’occupant allemand. Durant la nuit, d’autres les ont rejoints, originaires de La Voivre, Le Villé et Marzelay. A Saint-Dié-des-Vosges, ce sont 970 personnes qui ont été rassemblées sur les terrains des anciennes casernes situées sur l’actuel quartier Kellermann, à Moyenmoutier ils sont 380… Un chapitre de notre Histoire qui concerna au total 8 000 hommes, habitants entre Fenneviller et Belfort, déportés dans le Bade-Wurtemberg, à Mannheim, où ils furent astreints au travail forcé dans les usines du secteur. C’est le 9 novembre vers 7h du matin que les déportés originaires de la Déodatie arrivent sur place, où les conditions de vie sont difficiles : « Certains étaient bien plus mal lotis que nous. Mais je me souviens des deux seuls repas quotidiens, des soupes aux rutabagas ou aux feuilles de betteraves. Nous avions dû conserver les mêmes vêtements durant tout l’hiver » se souvient André Villaume.

L’association des Déportés de Mannheim vous propose de (re)-découvrir cette vaste page d’histoire à travers une conférence – gratuite et ouverte à tous – qui se tiendra à 14h30 le dimanche 16 novembre prochain à la Tour de la Liberté déodatienne. Elle sera donnée par Nadège Mougel, originaire de La Bresse et actuellement titulaire d’un Master 2 en Histoire contemporaine de l’Université Paul Verlaine de Metz. Dans le cadre d’une thèse de doctorat, elle y mena des recherches historiques relatives à la Seconde Guerre mondiale en occupant en parallèle les fonctions de directrice adjointe du service départemental de l’Office National des Anciens Combattants de Moselle auprès du Ministère français de la Défense, en charge des questions relatives à la transmission de la mémoire des victimes des conflits contemporains notamment en Alsace-Moselle annexée (1871-1918 et 1940-1945). C’est Nadège Mougel que l’on retrouve également derrière la conception de l’exposition permanente sur « Robert Schumann et les débuts de l’Europe (1886-1963) » visible à la maison historique de Robert Schumann à Scy-Chazelles, un site culturel du Conseil Général de Moselle. Aujourd’hui, elle est chef de projet dans un centre de recherche luxembourgeois, où elle travaille sur l’Europe communautaire des années 1950, par le biais de l’histoire de ses pères fondateurs.

J.J.




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