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jeudi 19 oct 2017
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FIG – Cérémonie de clôture : l’édition 2015 portera sur les territoires de l’imaginaire et mettra à l’honneur l’Australie.

Le 25ème Festival International de Géographie est désormais terminé, et il faut dire que lors de cette édition 2014, écourtée par rapport aux précédentes années, le temps est passé très vite. En effet, le programme proposé cette année par les différents organes décisionnels du festival – notamment l’ADFIG, les 2 directeurs scientifiques et la Ville de Saint-Dié-des-Vosges – était des plus denses, et il n’y avait pas matière à s’ennuyer, entre les très nombreuses conférences et conférences-débats, tables-rondes, documentaires, animations, concerts, démonstrations culinaires ainsi que les 3 incontournables salons, respectivement de la gastronomie, du livre et de la géomatique. De plus, le soleil était rendez-vous pour presque toute la durée de la manifestation. Presque, car la pluie s’est invitée dimanche après-midi sur les coups de 15h, soit seulement 1h30 avant la cérémonie officielle de clôture qui avait lieu au sein de l’Espace Georges-Sadoul. Cependant, rien d’étonnant à ce que la pluie soit présente à un rendez-vous mettant à l’honneur les Îles Britanniques ! Une cérémonie durant laquelle les officiels – le maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, le président-fondateur du FIG Christian Pierret, le président de l’ADFIG Louis Marrou, l’un des 2 directeurs scientifiques de cette édition Philippe Pelletier et le grand témoin du festival, la sociologue Dominique Schnapper – sont revenus sur ce FIG un peu particulier qui mettait la question de l’habitat au coeur des débats, tout en se tournant vers l’avenir via la 26ème édition, dont les dates, le thème et le pays à l’honneur sont d’ores et déjà programmés.

Le bilan est unanime : ce cru 2014 fut une réussite, malgré de sévères contraintes budgétaires – largement responsables de cette amputation d’une journée – et des interrogations légitimes qui ont subsistées jusqu’à son lancement vendredi dernier. Car ce FIG était le premier depuis que David Valence et son équipe municipale sont arrivés aux affaires à la mairie de Saint-Dié-des-Vosges en avril dernier, lui qui n’a pas encore l’expérience de son prédécesseur – et père du festival – quant à son organisation. Une réussite due en partie grâce au travail du directeur de cabinet du maire et coordinateur du FIG Patrick Schmitt, que Christian Pierret a tenu à saluer. Dominique Schnapper, elle qui s’est dite avoir autrefois une « réticence profonde à l’égard de cette discipline [la Géographie] », qu’elle considérait comme trop poussive et trop terre à terre lorsqu’elle était étudiante, où existait de plus à cette époque une véritable « lutte des classes entre les géographes et les historiens ». La sociologue a cependant ravisé son opinion, et a reconnu hier à l’assemblée venue nombreuse que la Géographie a beaucoup changé et évolué, pour devenir une science humaine finalement similaire aux autres, et que ce FIG sur l’habitat et l’habiter en était la preuve irréfutable.

L’intervention de Philippe Pelletier, en qualité de directeur scientifique, a pris la forme d’un bilan rétrospectif de cette édition, qui se montre largement positif. Parmi les « nouveautés » introduites cette année, le fait de placer ensemble des géographes n’ayant jamais travaillé ensemble auparavant a très bien fonctionné, alors que d’autres restent perfectibles, telles que les conférences-débats. Un festival qu’il a qualifié de véritable « bouffé d’oxygène », qui « rassemble la communauté des géographes », insistant sur la convivialité de ce rendez-vous, qui permet aux gens de tous horizons de se rencontrer et de partager, constituant une « expérience humaine et scientifique importante ». Concernant le thème de l’habitat, les conclusions qu’il a tirées de ces 3 journées sont qu’habiter la Terre ne signifique pas habiter le monde, car il existe plusieurs monde, et qu’habiter, c’est défendre un lieu mais c’est aussi cohabiter. Louis Marrou, pour qui la question d’habiter la Terre s’articule autour de 3 aspects – le bâtir, l’habité et le vouloir – a quant à lui tenu à récompenser les 2 maires, l’ancien et l’actuel, qui ont selon lui tous 2 le « goût de l’aventure et de la Géographie ». Facétieux, le président de l’ADFIG a remis 5 pots de confitures de figues au président-fondateur, un pour chaque lustre – représentant 5 années – soit 25 années au total, tandis que l’actuel maire en a reçu un seul, pour le moment.

C’est autour de 4 points que Christian Pierret a axé son allocution : la reconnaissance, envers les festivaliers, les scientifiques et tous les acteurs de ce FIG; le défi, car cette édition était selon lui un véritable challenge, que beaucoup n’osaient pas envisager, en regard notamment aux changements politiques survenus cette année; la promesse, promesse de continuer à changer le festival, à trouver de nouvelles formules, à réfléchir de manière conjointe à ce propos avec David Valence; enfin, l’engagement envers le FIG, où l’action du président-fondateur devrait changer à l’avenir, pour être peut-être moins présent sur le devant de la scène, mais sans altérer son dévouement envers ce festival qu’il créa il y a maintenant un quart de siècle, oeuvrant pour qu’il puisse perdurer dans les années à venir. Mais ce que beaucoup attendaient de ce discours, c’est l’annonce du thème de la 26ème édition, qui aura donc lieu les 3,4 et 5 octobre 2015 – entérinant la formule sur 3 jours adoptée pour la première fois cette année – qui sera « les territoires de l’imaginaire : utopie, représentation et prospectives », avec comme territoire à l’honneur l’Australie.

Un thème que David Valence a accueilli avec enthousiasme, qui amènera selon lui à beaucoup rêver, à parler de récits de voyages ainsi que de l’avenir, en s’interrogeant par exemple sur l’utopie des grandes régions à l’échelle européenne. Revenant sur son « premier » FIG, que le maire a estimé comme étant une véritable réussite, conscient que ce ne fut pas facile pour Christian Pierret que de « laisser son enfant épouser quelqu’un d’autre », tout en rappelant sa volonté à ce que le festival ait lieu pour les nombreuses années à venir. Demandant « beaucoup d’efforts pour qu’il soit mené à bon port », il constitua cependant un « exercice d’humilité, avec un caractère de chaleur humaine encore plus marqué qu’auparavant ». Rendez-vous le vendredi 3 octobre prochain pour un nouveau FIG qui sera sans aucun doute d’une qualité équivalente, sinon supérieure, à ce très bon 25ème cru !

J.J.




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