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samedi 21 oct 2017
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Une journée de formation des enseignants qui coûte cher !

2000 euros, c’est ce qu’a coûté la journée de formation des enseignants, qui avait lieu ce mercredi 15 octobre, à la Ville de Saint-Dié-des-Vosges ! En effet, la municipalité avait mis en oeuvre expressément pour cette occasion une garderie durant une partie de la matinée, à destination des écoles maternelles et élémentaires publiques de la ville. Une décision prise pour qu’avant tout les parents qui travaillent ne soient pas pénalisés, a assuré le maire David Valence, qui s’est rendu à ce propos à l’école élémentaire Paul-Elbel hier en début de matinée, accompagné de son directeur de cabinet Patrick Schmitt et de l’adjointe aux affaires scolaires Dominique Chobaut. Sur place, le constat fut sans appel : il n’y avait que 3 enfants présents, pour 2 adultes assurant l’encadrement, le minimum requis par la loi. Une situation similaire dans la majorités des autres établissements de la ville, ce que confirma Emmanuelle Colson, directrice – entre autres – du service Jeunesse, puisqu’au total ce sont seulement 30 enfants qui ont été accueillis par le dispostif ce matin, avec respectivement 23 élèves du cours élémentaire et 7 de maternelle. Un coût qui s’élève ainsi à 60 euros par enfant !

Prévenue il y a à peine une quinzaine de jours, la mairie n’a pas réellement été en mesure d’anticiper l’attendance pour cette journée de formation, préférant assurer un encadrement maximal, au cas où des parents travaillant ce jour là n’auraient pas trouvés d’autre alternative. David Valence a par ailleurs déploré ce matin un « manque de courage de la part du gouvernement » – mettant cette journée sur du temps travaillé pour ne pas froisser les enseignants – « se défaussant sur les municipalités et sur les parents, qui ont déjà du se réorganiser à cause des nouveaux rythmes scolaires ». Une « solution de facilité, preuve une fois de plus du désengagement de l’Etat » jugée « peu républicaine » par le premier magistrat, en réaction au manque de communication autour de cette mesure, de même que sur le moment de la semaine choisi, estimant la journée de samedi plus judicieuse. Cependant, terminons par une note positive : l’application des nouveaux rythmes scolaires – qui coûte 330 000 euros annuels à la Ville – se déroule plutôt bien, et le nombre d’enfants inscrits aux TAPs (Temps d’Activités Périscolaires) est en augmentation constante, passant de 130 en moyenne chaque jour à plus de 150 à l’heure actuelle.

J.J.




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