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mardi 24 oct 2017
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« Libérés ! », où la Libération de Saint-Dié jour après jour.

De gauche à droite : Patrick Schmitt, David Valence, Jean-Claude Fombaron.

Les festivités s’inscrivant dans le cadre du 70ème anniversaire de la Libération de Saint-Dié débuteront demain, et c’est dans ce contexte que la Ville et la Société Philomatique Vosgienne proposent un livre retraçant les événements entourant cet événement majeur de l’histoire de notre cité. Une Libération où le coeur des habitants d’alors n’était pas à la fête, puisque lorsqu’elle fut proclamée, Saint-Dié n’était plus qu’un vaste champ de ruines (voir notre article à ce propos ici). Intitulé « Libérés ! Saint-Dié : des derniers jours de l’Occupation à la Libération », ce livre, fruit d’un travail conjoint entre la Société d’Histoire déodatienne – non subventionnée – et le service Communication de la ville, propose au lecteur à travers une trentaine de pages un récit détaillé de cette douloureuse Libération qui fut néanmoins un soulagement certain.

Cependant, au lieu de se cantonner à une simple reprise des différents témoignages existants à ce sujet – un exercice déjà maintes fois réalisé par le passé – il a été décidé d’opérer une approche chronologique des événements. En effet, le parti pris a été de commencer ce récit au 17 novembre 1944, récit progressant jour après jour jusqu’au dimanche 26 novembre, jour où a été célébrée la messe à l’église Saint-Martin. Bien entendu, les nombreux témoignages d’habitants présents à Saint-Dié en cet éprouvant mois de novembre 1944 ont été utilisés, puisqu’ils constituent une source d’information absolument inestimable et indispensable quant à ces événements, complétés par des récits de combats et de manoeuvres militaires et par de nombreux documents, des photos – dont certaines sont en couleur – ainsi que des faire-part de décès de militaires allemands présents dans le secteur de Saint-Dié, des dessins et autres coupures de presse anglo-saxones. A titre d’exemple, la journée du 19 novembre 1944 est notamment illustrée par une lettre de Chantal Siben, âgée de quinze ans à l’époque, adressée à sa famille et où elle y relate l’actualité, dont le terrible incendie.

Hier après-midi, le président de la Société Philomatique Vosgienne Jean-Claude Fombaron s’est dit très satisfait de ce partenariat avec l’actuelle équipe municipale, rappelant par la même occasion le rôle d’une Société d’Histoire telle que la Philomatique : remettre l’Histoire à disposition du plus grand nombre. Monsieur Fombaron, que vous pourrez retrouver samedi et dimanche prochains dans les rues déodatiennes à l’occasion des deux visites commentées de l’exposition « Saint-Dié, avant, après » (plus de précisions à ce sujet ici), a de plus tenu à saluer l’implication particulière du service Communication tout en n’oubliant pas de rappeler que ces derniers jours de l’Occupation à Saint-Dié ont surtout été subis par les femmes, une grande partie des hommes ayant été alors déplacés hors de la ville pour diverses raisons (STO, déportations, etc.). Un enthousiasme quant à ce partenariat partagé par le maire David Valence, qui ne s’est pas limité et ne se limitera pas à ce livre, se disant de plus « très satisfait de l’écho qu’a d’ores et déjà cette fête populaire au sein de la population de la ville ». Tiré à 800 exemplaires – dont 200 iront à la Société Philomatique Vosgienne – « Libérés ! Saint-Dié : des derniers jours de l’Occupation à la Libération » sera en vente ce week-end auprès de vendeurs bénévoles, mais également au musée Pierre-Noël et à la médiathèque Victor-Hugo, au prix unitaire de dix euros. Le livre sera ensuite disponible auprès de la Société Philomatique Vosgienne.

J.J.




Une réaction sur “« Libérés ! », où la Libération de Saint-Dié jour après jour.

  1. FROMMER Jean-Loup

    Ce livret témoigne des évènements tragiques vécus par nos pères et grands parents. Il est déplorable de voir qu’un prix de 10€ est prohibitif. Au Salon du livre de Colmar, ce week-end, le prix a rebuté plus d’un client potentiel.
    La question a se poser est:
    Doit-on faire supporter dans le prix d’une brochure, celles qui sont offertes aux invités, ou faire oeuvre de pédagogie avec un prix accessible à tous, permettant la transmission de l’Histoire de notre cité à nos jeunes générations ?

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