Search
mercredi 23 août 2017
  • :
  • :

Faites-vous tirer le portrait par Eric Didym !

Trois journées prises de vues seront organisées les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 décembre prochain par Eric Didym, photographe lorrain professionnel en résidence photographique au musée Pierre-Noël de Saint-Dié-des-Vosges dans le cadre du projet « L’Image en Dialogues ». Le photographe fera le portrait de chacune des personnes qui l’aura sollicité. Il interviendra de plus au musée déodatien le samedi 6 décembre à 17h. Le travail ainsi réalisé servira à ses recherches photographiques ainsi qu’à ses futures expositions. Pour ceux qui se montreraient intéressés, il vous suffit de la contacter par téléphone, au 06-08-77-91-23 ou par e-mail à l’adresse suivante : e.didym@free.fr

« Pour ce travail de recherche sur Saint-Dié-des-Vosges je vais poursuivre ma démarche photographique, démarche qui à mon sens actuellement dépasse largement le juste champ de la photographie. Oui j’aime capturer le réel pour le traduire en simple subjectivité, convoquer d’autres esthétiques, comme le théâtre, dont parfois j’emprunte les codes dramatiques. J’affectionne aussi l’instantanéité de la sensation en situation, comme un plasticien, sans oublier la musique, les refrains sculptant le silence, lignes de lumière cernant l’ombre. Que ce soit dans une rue animée, sur un plateau de théâtre, j’aime multiplier les signifiants afin de faire voler en éclats les frontières du matériau, la photo traverse alors le verre, le bois, la paille, la terre… Dès lors, ce qui s’impressionne en nous ne relève plus de l’ordre de la parole mais bien de celui du chant.

Par dessus tout, je privilégie le portrait, ce format « d’homme à homme » dirait-on, le regard posé sur les gens évacue les distances et partage les douleurs. Essayer de rendre le sens sensible, pourrait on dire et articuler le décalé selon une grammaire très particulière, qui tient à la fois de la poésie, avec quelque chose d’ancestral : le récit, c’est ce don millénaire de l’humanité, essayer de raconter avec la lumière, ce que nos ascendants racontaient avec leurs mains.

C’est pourquoi dans mon travail, l’empreinte du vivant se retrouve toujours à la clef, je joue avec la lumière et l’ombre pour en faire de l’image, des mondes, des mélodies, qui dépassent de loin le seul organe de la vision.

Dans cette recherche je vais essayer de parler de rythmes, de volumes, de climats… Tout est dans la sensation, le feeling, la théorie ce sera pour plus tard, sans filets j’engage la prise de décision, pour à l’arrivée essayer de fabriquer un objet neuf fait du monde, de l’homme et du reste. »

Eric Didym – Novembre 2013

J.J.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *