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jeudi 24 août 2017
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Les signalements de dégâts causés par les sangliers actuellement en hausse.

A cause du reboisement – les forêts en France couvrent aujourd’hui une superficie de 15,5 millions d’hectares environ, soit autant qu’à la fin du Moyen Âge – et d’un manque de prédateurs, les sangliers prolifèrent dans les forêts attenantes à Saint-Dié-des-Vosges et ses environs. Une prolifération qui n’a en soit rien de dramatique, puisque ces animaux fuient le contact de l’Homme et ne se montrent dangereux qu’en de très rares circonstances. Cependant, de par leur nombre les sangliers sortent de plus en plus de la forêt et causent de gros dégâts à de nombreux jardins et autres exploitations agricoles. C’est précisément le cas de celle de la famille Renard, située à Robache et l’une des 4 dernières encore en activité sur le secteur déodatien, qui a vu récemment une partie de ses champs dévastés. Suite à un courrier adressé à la Municipalité afin que cette dernière se penche sur cette question, le maire David Valence est venu constater lui même lesdits dégâts ce matin, accompagné de son directeur de cabinet adjoint Alban Rodriguez, de l’adjoint aux Travaux Patrick Zanchetta et de la conseillère municipale Jacqueline Thirion. Prenant en considération la solution préconisée par la famille Renard – à savoir que la réserve de chasse soit levée sur ce secteur – le premier magistrat a assuré réflechir dès maintenant sur ces problèmes liés aux sangliers, de plus en plus récurrents.

J.J.

 

 

 

 

 




11 réactions sur “Les signalements de dégâts causés par les sangliers actuellement en hausse.

  1. Michel

    (Droit de réponse)

    La Bolle-Grandrupt

    Le quartier de La Bolle-Grandrupt s’est construit en 50ans autour d’un petit bois au fond d’une vallée entre deux énormes forêts, la Madeleine et le Kemberg.

    Le problème est apparu il y a environ 15 ans.

    Alors que j’habitais un quartier très calme, le centre du village de La Bolle-Grandrupt s’est transformé en élevage et abattage de sangliers. (par facilité)

    Pour attirer le gibier, les chasseurs ont déversés des énormes quantités de nourriture. Aujourd’hui le gibier s’est multiplié et provoque des dégâts. Le danger, ce n’est pas les animaux, mais les battues qui se déroulent à moins de 100m de chez moi et n’oublions pas la proximité des routes.

    Sachant qu’aujourd’hui une arme de chasse à une portée mortelle d’environ 3000m, les risques sont vraiment réels. Huit tirs dans ma direction, alors que j’étais sur mon terrain, voilà pourquoi ma colère.

    Il y a également les tirs de nuit, qui sont très désagréables. Imaginez un coup de fusil tiré à quelques dizaines mètres de chez vous, vers deux du matin, dans une vallée ou tout raisonne, plus les chiens de la SPA qui se mettent à aboyer de peur.

    Il y a aussi le problème de quelques voisins qui croient que les chasseurs vont les débarrasser du gibier. Alors que l’on sait très bien qu’ils ne vont pas tuer la « poule aux œufs d’or ». Pour empêcher les dégâts, une clôture suffit et c’est moins dangereux pour les voisins.

    Malgré toutes mes démarches, la situation ne change pas.

    Ce que je demande :
    – L’arrêt du nourrissage
    – l’interdiction des armes à proximité des habitations
    – le retour de la chasse en forêt
    – l’arrêt des tirs de nuit

    J’aimerais que l’on m’explique, comment, lorsque l’on est au centre d’un quartier, on fait pour ne pas tirer en direction des habitations et des routes, sachant que 80% des accidents sont dû à des ricochets.

    Seul un accident grave pourrait, peut être faire évoluer les choses. (comme d’habitude)

    Michel SAVOY

    répondre
    1. David

      Personnellement, je n’avais rien contre la chasse jusqu’à présent. Les pratiques changent. Au vu de certaines dérives et menaces, je suis maintenant comme vous à exiger des contrôles et l’application stricte de la LOI. Porter une arme ne devrait pas être autorisé, notamment, à des individus en état d’alcoolémie, ayant des problèmes de vision etc…

      Ces personnes peuvent vous aider.

      ASPAS – Association pour la Protection des Animaux Sauvages
      BP 505 – 26401 Crest cedex, France
      Tél : 04 75 25 10 00 – Fax : 04 75 76 77 58

      Horaires d’accueil téléphonique :
      Du lundi au jeudi : de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
      Le vendredi : de 8h30 à 12h

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      1. Marc Assin

        Des solutions, dépendant du seul Maire, existent. En effet le Maire à la possibilité de prendre un arrêté municipal interdisant le tir dans un périmètre de 200 mètres autour des habitations. Ainsi les chasseurs ne pourraient plus intervenir, armes à la main, dans le quartier de La Bolle-Grandrupt où réside Michel ce qui, par ailleurs, ne les empêcherait pas de faire des battues à blanc pour décantonner les animaux du secteur.
        Notre association « Cessez le Feu » est intervenue en ce sens auprès du Maire de Saint-Dié-des-Vosges en lui transmettant, fin juillet 2014, un dossier argumenté.
        A ce jour, et alors que ce problème se pose depuis des années, aucune mesure n’a encore été prise.
        Au cas particulier nous constatons que le Maire, pour des problèmes de dégâts de sangliers, « monte en première ligne » et le fait savoir, ce qui est tout à fait respectable, mais qu’il n’adopte pas la même attitude dès lors qu’il s’agit de la sécurité de ses administrés.
        « Cessez le Feu » milite pour que les pouvoirs publics encadrent rigoureusement la pratique de la chasse. Nous avons mis en ligne une pétition en ce sens:
        http://www.change.org/chasseensecurite

        répondre
  2. Michel

    Voilà bientôt 15 ans que je réclame l’interdiction des armes en milieu urbain, principalement au centre d’un quartier, La Bolle-Grandrupt.
    Le problème : les lois concernant la chasse datent encore des seigneurs, elles ne sont plus adaptées au monde d’aujourd’hui.
    – Ce n’est pas le reboisement, mais les villes qui empiètent sur les territoires des animaux.
    – Il n’y a pas manque de prédateurs, puisqu’il y a les chasseurs.
    – La prolifération est dû à la nourriture déversée par les chasseurs pour multiplier le gibier.
    – Les armes aujourd’hui sont extrêmement puissantes et les balles ont la fâcheuse habitude de ricocher.
    Je serais très peiné si un accident devait arriver. Les dégâts des sangliers ne valent pas la vie d’une personne surtout lorsqu’on dispose de plusieurs milliers d’hectares des forêt.
    Il faut savoir que les agriculteurs sont indemnisés.
    Je ne comprends pas non plus que l’on puisse chasser la nuit à proximité des habitations.
    Les responsables le savent, maintenant la balle est dans leur camp.
    Et merci pour votre soutien. michel

    répondre
    1. Michel

      Merci Jef, ça fait du bien de voir qu’on est pas seul. J’ai vu également un article dans la presse « Amis de la nature : « se faire connaître » VM du , qui réclame également la plus grande prudence avec les armes, surtout qu’il n’y a pas que les chasseurs qui utilisent des armes …
      Les zones d’habitations ne sont pas des champs de tir. Je pense aussi aux enfants, il faut savoir qu’il y a une école à La Bolle utilisée également par les associations et pour les mariages, il y a aussi les touristes de CAP France et du Régale. Les tirs fichants et les angles de tir à 30° ne sont pas suffisant. Les nouveaux fusils sont de véritables armes de guerre. Je vous invite également à voir la vue aérienne de notre quartier sur Google ; un petit bois entouré de nombreuses maisons etc.. etc…
      Michel

      répondre
      1. Leblond

        Mes amis, Ne savez-vous pas que la mafia des chasseurs représente une quantité non négligeable d’électeurs potentiels?
        J’habite au pied de la Madeleine et suis soumis régulièrement à ces passages de mauvais guerriers alcoolisés d’un autre temps.Rien à faire car le lobby de la chasse est un état dans l’état.
        Merci à toutes ces prises de position digne de sagesse face au crétinisme.
        Fred.

        répondre
        1. Michel

          Fred, comme je l’ai dit, voilà près de 15 ans que je me bats contre la chasse dans notre quartier. Le problème ce n’est pas seulement les chasseurs, mais les gens qui ont peur d’agir contre cette activité qui devrait être confiée à des professionnels ayant suivit une formation et en bonnes santés.
          C’est vrai qu’ils sont très bien défendu et qu’ils ont tous les droits.
          Mais la chasse rapporte énormément d’argent tout est là.

          répondre
  3. Philippe AGNES

    Comme l’évoque Michel, lors de l’assemblée générale des Amis de la Nature nous avons parlé de la chasse et mis en avant les problèmes de sécurité engendrés par cette activité utilisant des armes .Nous avons surtout mis l’accent sur la cohabitation entre les chasseurs et les autres usagers de la nature .Nous militons pour un retour à un minimum d’une journée sans chasse par semaine .La France étant le seul pays d’Europe où on peut chasser tous les jours de la semaine. Des contacts ont donc été pris le jour de l’assemblée générale avec l’adjoint à l’écologie et au développement durable. Nous avons sollicité l’organisation de rencontres/débats entre toutes les parties prenantes : société de chasse et associations pratiquant leurs activités dans la nature(randonneurs ,VTTistes,joggers, photographes etc…);sans oublier que le problème touche également de nombreux particuliers (familles ,cueilleurs de champignons , riverains des forêts …) Dossier à suivre !
    Philippe AGNES . Président des Amis de la Nature de Saint Dié des Vosges

    répondre
    1. Marc Assin

      Bonjour Philippe,
      La loi fait obligation aux fédérations départementales de chasseurs de prévoir dans les Schémas Départementaux de Gestion Cynégétique –SDGC- les mesures propres à assurer la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs afin de minimiser les risques engendrés par la pratique de la chasse.
      Ces documents, avant validation par le préfet, sont soumis à une consultation publique. C’est, notamment, à cette occasion que les autres usagers de la nature -associations ou particuliers- peuvent faire part de leurs observations. Dans le cas de votre département le SDGC a été élaboré et approuvé en 2013. Les SDGC sont valables 6 ans.
      Vous pouvez consulter et télécharger le contenu du SDGC des Vosges à ce lien:
      http://www.federationchasseur88.fr/spip.php?article152
      Notre expérience nous enseigne que les contenus des différents SDGC sont de qualités très inégales et que les interventions des autres usagers de la nature pour infléchir les dispositions des SDGC en matière de sécurité sont pratiquement sans effets.
      Votre initiative me semble donc tout à fait judicieuse.
      Bien cordialement.
      Marc

      répondre

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