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jeudi 23 nov 2017
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Le haut-fer de Ban-de-Laveline, témoin de l’utilisation de l’énergie hydraulique dans la Morte.

Vieux de bientôt 2 siècles, puisque son actuel propriétaire José Casal estime sa construction à environ 1830, le haut-fer de Ban-de-Laveline un haut-fer est néanmoins relativement méconnu. Il était l’une de ces 5 scieries traditionnelles vosgiennes à découvrir lors de la seconde édition de la semaine de la forêt en Déodatie, qui s’étend cette année du 21 au 29 mars. Brûlé vers 1920 – sans que la cause soit réellement connue – puis reconstruit sur le même modèle ensuite, le haut-fer de Ban-de-Laveline se distingue par sa roue à augets à 6 flancs d’une hauteur de 1,87 mètres pour un poids avoisinant les 1 200 kilos, soit plus d’une tonne ! Contrairement à d’autres hauts-fers du secteur, qui fonctionnent avec une roue à palettes utilisant la force de l’eau, la scierie lavelinoise se sert du poids de l’eau pour puiser l’énergie nécessaire à l’actionnement de sa grande scie et de son chariot. Mais avant de se déverser sur la roue par le haut, l’eau dévale un canal en bois long de 43 mètres – le plus long des Vosges – dont l’inclinaison n’est que de 2 à 3 mm par mètre de longueur, afin d’éviter une trop brusque arrivée du liquide. La plupart du temps, l’énergie hydraulique produit l’équivalent de 5 chevaux – pour un maximum théorique de 10 chevaux – sachant que cette force se retrouve asujettie aux précipitations… ainsi qu’aux températures.

En effet, l’hiver par grands froids l’eau gêle et il devient de fait nécessaire de briser la glace plusieurs fois par jour pour ne serait-ce que pour préserver le haut-fer en état de fonctionnement. Dans les faits, cette puissance moyenne de 5 chevaux équivaut à un débit de 1 à 3 mètres cube de bois découpés par jour, selon l’essence et la finesse des planches. C’est installé sur un grand chariot d’une longueur de 9 mètres que le bois avance doucement mais inexorablement vers la lame, grâce à un système d’axe excentrique. Ne requérant absolument aucune autre énergie que le passage de l’eau, ce haut-fer ne nécessitait de plus qu’un seul sagard – ou scieur vosgien – pour en assurer son fonctionnement, sachant qu’il ne demandait de plus qu’un entretien bisannuel, par le sagard lui même ou par un charpentier spécialisé. Lui même très largement constitué de bois, le haut-fer de Ban-de-Laveline est soumis à l’usure causé par le temps, et son canal et sa roue furent en conséquence refaits en 1950, puis plus récemment, respectivement en 1994 et 1997, avec le concours du lycée Georges-Baumont pour la conception de la nouvelle roue. Enfin, veuillez noter qu’il sera possible de visiter le haut-fer chaque premier et troisième samedis des mois de mai, juin et juillet, puis lors des journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre prochains, et ce sur rendez-vous.

Informations complémentaires :

Haut-Fer de Ban-de-Laveline

11, rue des Aulnes 88520 Ban-de-Laveline

Téléphone : 03-29-51-79-98

J.J.




Une réaction sur “Le haut-fer de Ban-de-Laveline, témoin de l’utilisation de l’énergie hydraulique dans la Morte.

  1. PARISSE Josiane

    Bonjour,
    Mon grand-père PARISSE Félix est décédé en mars 1935 à Ban de Laveline comme « sagard ».

    peut-être était-il dans cette scierie?
    avez-vous quelques renseignements?
    merci

    répondre

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