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samedi 18 nov 2017
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Réunion bilan des Groupes d’Action Locale d’Alsace et de Lorraine à Saint-Dié-des-Vosges ce vendredi.

Organisation de type non gouvernementale, Leader France a été créée en tant qu’association de loi 1901 en 1997, sous l’impulsion d’un certain nombre de GAL (Groupes d’Action Locale). Depuis l’année 2008, elle est présidée par Marc Bonnard, également président du GAL « Une autre Provence », du département de la Drôme. Leader France a pour vocation de soutenir la mise en oeuvre de la procédure « Leader » dans les territoires ruraux en recherche de développement, assurant la représentation des GAL auprès des autorités nationales et européennes, ceci afin d’aider au bon fonctionnement de la procédure. Elle concourt également à la mise en réseau des GAL au plan national et européen, via une participation à ELARD (European Leader Association for Regional Development), dont elle est par ailleurs membre fondateur. Animée par un ensemble de bénévoles, qui mettent leurs compétences en commun dans le but de réaliser l’objet social afin de réussir « Leader », procédure innovante et originalle à laquelle ils sont profondément attachés. Concrètement, elle est une structure de gestion de fonds européens « Leader ». D’ici la fin du mois de juin, les derniers dossiers du fonds « Leader » 2007 – 2013 devront être soldés, puisque s’ouvrira alors la page 2014 – 2020.

Cependant, lors de la réunion bilan des GAL d’Alsace et de Lorraine, qui s’est tenue hier après-midi à la Tour de la Liberté déodatienne et à l’initiative du maire de Saint-Dié-des-Vosges et président du Pays de la Déodatie David Valence, c’est un véritable « cri d’alarme » qui a été poussé. Un cri d’alarme, car à l’heure actuelle, une bonne moitié des fonds alloués n’a soit tout simplement pas été versée, soit l’a été trop tardivement. « Cela pose un problème certain dans le financement de projets innovants » a estimé David Valence, tout en ajoutant que « le problème se situe au niveau de l’instruction, en particulier au niveau de l’Etat. Il est nécessaire d’améliorer les choses pour le programme suivant et surtout mettre les bouchées doubles pour qu’un maximum de dossiers soit subventionné d’ici juin ».

Présent hier à Saint-Dié-des-Vosges, Marc Bonnard a pour sa part rappelé la réelle nécessité de coopération entre les territoires, tout particulièrement le développement des liens entre « l’urbain et le rural », mais également les travaux à mener en connexion avec le monde agricole ou le soutien au travail en réseau. « Il faut faciliter la mise en oeuvre des projets, et ne pas fragiliser les petits porteurs de projets pour l’avenir. Il faut que ces fonds soient versés, il en va de la crédibilité de la parole publique, et même de la France aux yeux de l’Europe » a t-il insisté, avant de conclure sur ces mots : « Il faut faire au mieux, nous avons notamment pris du retard en terme de coopération ». L’heure est aux grandes manoeuvres pour ce dispositif, puisque le prochain programme se verra plus important, de même que les sommes qui lui seront allouées – elles s’éléveront à 10 milliards – et sa gestion sera assurée non plus par l’Etat mais par les Régions. Gageons que cette réunion porte ses fruits, réunion pour laquelle étaient présents un peu moins d’une vingtaine de « représentations GAL » ainsi que Joëlle Borowski, vice-président de la Région Lorraine en charge des Actions régionales relevant du Développement et de l’Attractivité des Territoires.

J.J.




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