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jeudi 23 nov 2017
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Conseil Municipal : une séance animée mais néanmoins cordiale.

L’Ordre du Jour de la dernière séance en date du Conseil Municipal déodatien, qui eut lieu hier soir au Grand Salon de l’Hôtel de Ville, n’appelait que 13 points au total. Sans grand sujet de fond, puisqu’il n’était pas question cette fois-ci d’évoquer la clôture des opérations de la SEV et autres budgets primitifs, ce rendez-vous mensuel occasionna néanmoins de très nombreux échanges entre les élus de la Majorité et de l’Opposition. Des échanges nombreux, parfois un peu tendus, mais qui ont su rester néanmoins courtois. La réunion est lancée par le maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, avec la proposition, l’explication et la lecture de 2 motions, relatives à la réforme des régions et à celle des collèges, sujet plus « épineux » s’il en est.

La première, qui concernait le soutien au maintien de la Chambre Régionale des Comptes à Epinal, un établissement représentant par ailleurs 56 emplois, a été adoptée à l’unanimité. La seconde, ayant trait à la réforme des collèges, suscita les premiers débats de la soirée. « Il y a 2 données dans cette réforme, d’une part la refonte des programmes scolaires, et notamment d’Histoire, d’autres part la crainte d’une suppression des classes bi-langues. Le premier décret a été pris trop rapidement. Il y a un problème de légitimité démocratique et de philosophie de l’éducation dans un esprit d’égalitarisme stérile qui a perverti la réforme du collège unique. En France, il y a une volonté de casser ce qui fonctionne bien plutôt que réformer ce qui fonctionne mal » a affirmé David Valence, se montrant concerné et inquiet quant à la suppression annoncée des classes bi-langues : « C’est une véritable menace pour l’enseignement de l’Allemand. C’est grave pour l’amitié entre nos 2 pays, et pour l’emploi aussi. On voudrait les supprimer sous prétexte que ce sont les classes d’une élite, toujours dans cet esprit d’égalitarisme stérile. Or, c’est tout le contraire puisqu’il s’agit d’élèves répartis dans différentes classes. Je ne comprends pas ce paradoxe ». Une fois le vote de cette motion proposée, Serge Vincent, chef de file du groupe d’Opposition d’Union Pour Saint-Dié, a regretté ne pas avoir eu connaissance de cette dernière auparavant, estimant qu’en conséquence « il nous est impossible d’avoir immédiatement une position tranchée. Je tiens ces propos avec gentillesse, mais j’insiste : il est dommage que ce lieux soit le théâtre de débats sur des sujets nationaux Concentrons-nous sur les sujets qui inquiètent et concernent les Déodatiens ». Afin de réfléchir sur ce sujet, les élus d’Union Pour Saint-Dié ont demandé une suspension de séance, accordée par le maire. Revenant quelques minutes plus tard, ils décidèrent de s’abstenir sur ce point.

Fut ensuite opéré un tour d’horizon financier, désormais habituel et durant lequel a été présentée une série de baisses significatives des dépenses par rapport au mois d’avril 2014, que ce soit vis à vis des charges à caractère général que vis à vis des charges de gestion courante. L’Ordre du Jour à proprement parler débuta avec un point sur la modification de la composition des commissions paritaires, où Bruno Toussaint, premier adjoint au maire, est remplacé par Dominique Chobaut dans les différentes commissions au sein desquelles il siégeait jusqu’alors. Un sujet qui fit à nouveau réagir Serge Vincent, qui exprima le souhait d’ouvrir des commissions aux membres de l’Opposition, présentant par la même occasion un candidat, en la personne de Michel Cacclin. Cette proposition s’est vue rejetée par David Valence, arguant qu’il est allé bien au-delà de ce qu’impose la loi en ouvrant lesdites commissions aux membres de l’Opposition.

La séance s’est ensuite penchée sur des travaux qui seront prochainement effectués à Saint-Dié-des-Vosges et qui concerneront la rénovation de l’école maternelle Clémencet ainsi que le désamiantage et la réfection du toit du Tennis Club Déodatien, pour des montants estimés à respectivement 2 500 000 euros et 450 000 euros. Pour la rénovation des fenêtres de l’école Clémencet, il a été demandé hier au Conseil Municipal de solliciter la réserve parlementaire auprès du député de la seconde circonscription des Vosges Gérard Cherpion. Nadia Zmirli a pour sa part plutôt proposé la rénovation de l’école Darmois à la place de Clémencet, ce qui occasionna à nouveau quelques échanges animés entre l’élue d’Union Pour Saint-Dié et le maire déodatien, mais sur un ton qui a su rester « gentil ». Car bien que cette séance de Conseil Municipal fut animée, avec quelques petites phrases assassines glissées ça et là par les 2 parties, aucune réelle animosité ne planait dans l’atmosphère. Elle fut clôturée par 2 questions diverses, posées par Christine Urbès et François Fichter et qui n’ont pas portées à débat. Elles concernaient d’une part l’affaire Campwood sur l’ancien terrain de camping, et d’autre part les emprunts toxiques contractés par l’ancienne équipe municipale, notamment sur le refus de la Ville d’utiliser le fonds de soutien de l’Etat.

J.J.




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