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mercredi 23 août 2017
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L’UPR conseille aux éleveurs français de ne pas se tromper de cible et d’exiger la sortie de la France de l’Union Européenne.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

OBJET : L’UPR CONSEILLE AUX ÉLEVEURS FRANÇAIS DE NE PAS SE TROMPER DE CIBLE ET D’EXIGER LA SORTIE DE LA FRANCE DE L’UNION EUROPÉENNE.

 

TEXTE :

Alors que la détresse des éleveurs français se manifeste à Caen et au Mont Saint-Michel par des opérations de blocage, l’UPR rappelle que le gouvernement français en général, et le ministre de l’agriculture en particulier, ne sont plus que des marionnettes sans pouvoir pour résoudre le problème des agriculteurs.

L’UPR rappelle que la destruction de l’agriculture française résulte directement de l’appartenance de la France à l’Union européenne. 

La politique agricole commune (PAC) promeut en effet une course effrénée à la productivité et à la rentabilité, sans considération des agriculteurs ni des consommateurs.  

Les traités européens -notamment les articles 38 et 39 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) –  imposent à nos agriculteurs une concurrence déloyale avec les agriculteurs vivant dans des États dont les normes salariales, sociales et fiscales sont inférieures à celles de la France. Tel est notamment le cas de l’Allemagne – où il n’existe pas de SMIC dans l’agriculture – ou des pays de l’est européen, pour ne pas parler des pays en voie de développement.

L’UPR souligne que ces traités condamnent également les exploitations à grandir sans cesse, en leur fixant des objectifs de rentabilité et de productivité maximaux, préjudiciables à l’environnement et en contradiction avec la notion de terroir si chère aux Français.

Cette politique destructrice de l’Union européenne se fait sentir même outre-mer puisque la filière canne à sucre risque par exemple d’être démantelée à la Réunion à partir de 2017, du fait de l’ouverture générale aux productions des pays avoisinants.

Au service exclusif des grands groupes de l’agro-alimentaire et de la distribution et de la recherche du profit maximal exigée par leurs actionnaires, les traités européens conduisent à imposer en France des pratiques comme les OGM ou les farines animales qui sont contraires aux souhaits profonds de la population et qui font peser des incertitudes sur la santé des consommateurs.

Le résultat de la politique agricole commune est la paupérisation des agriculteurs, et notamment des éleveurs.

Les revenus des agriculteurs leur permettent à peine de survivre. 40% des agriculteurs français touchent moins que le SMIC et les retraites du monde agricole sont très faibles. Le revenu annuel moyen des producteurs de viande bovine a même chuté au niveau extrêmement faible de 12.000 euros en 2014. ( cf. http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2015/07/18/crise-agricole-hollande-lance-un-appel-a-la-grande-distribution-pour-ameliorer-la-remuneration-des-eleveurs_4688681_1656968.html )

La politique agricole commune entraîne également des fermetures massives d’exploitations et donc une désertification accélérée des campagnes françaises. Passé de trois millions en 1960 à 450 000 aujourd’hui, le nombre d’agriculteurs devrait être de 200 000 en 2030 d’après les prévisions : c’est la disparition programmée et criminelle de l’agriculture française alors que la France a, de tout temps, été le grenier de l’Europe.Le gouvernement français le sait pertinemment, le cache et laisse faire lâchement, tout en osant prétendre se préoccuper du sort des agriculteurs.

Le désespoir pousse chaque jour des agriculteurs français au suicide. La transformation des agriculteurs en « fonctionnaires de la terre » en raison des règlements européens supprime, en outre, toute liberté et toute indépendance dans la conduite des exploitations.

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L’UPR assure les agriculteurs français – et en particulier les éleveurs – de son soutien total face à cette politique d’anéantissement, mais elle leur conseille de ne pas se tromper de cible : s’en prendre au gouvernement ne changera rien puisque ce dernier – qui  a d’ailleurs refusé lâchement de les rencontrer jusqu’à présent – a abdiqué ses principaux pouvoirs au profit de l’Union européenne. 

Cloîtrés dans leurs bureaux de verre, les décideurs bruxellois – au train de vie luxueux, avec 6.500 euros nets par mois en moyenne, soit la moitié de ce que touche un éleveur en un an (http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/un-fonctionnaire-europeen-gagne-6-500-euros-nets-mois-653250.html) – se moquent des cris de détresse de l’agriculture française. Les européistes n’hésitent pas à sacrifier froidement nos agriculteurs au dogme européiste, comme ils sacrifient le peuple grec à l’euro.

Seule la sortie de la France de l’Union européenne grâce à l’article 50 du Traité de l’Union européenne permettra de sauver l’agriculture française, et notamment l’élevage, de la destruction.

L’UPR appelle les éleveurs et, plus largement, les agriculteurs et les Français à ne pas se laisser intimider par la propagande européiste.

Les subventions prétendument « européennes » sont, en réalité, françaises puisque la France est contributrice nette au budget européen – de la bagatelle de 9,4 milliards d’euros en 2014 !

La sortie de l’Union Européenne permettra donc non seulement de conserver les subventions au monde agricole, dans le cadre d’une politique nationale, mais de disposer de 9,4 nouveaux milliards d’euros de plus.

Dans son programme de libération nationale, l’UPR propose, outre l’application de l’article 50 du Traité de l’Union européenne :

  • De rétablir des protections frontalières intelligentes, en fonction des besoins de l’économie et de l’agriculture françaises, et de mettre fin à la surévaluation destructrice de notre monnaie ;
  • D’instaurer un revenu minimal agricole permettant aux agriculteurs de vivre dignement dans quelque conjoncture économique que ce soit ;
  • De diversifier les canaux de distribution des produits agricoles grâce à l’instauration de plateformes de vente dans les centres urbains ;
  • De former la population au vrai goût des aliments, c’est-à-dire tels qu’ils sont produits naturellement, et dans le plus grand respect possible de l’environnement.



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