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dimanche 17 déc 2017
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La ligne ferroviaire Epinal – Strasbourg, nouveau cheval de bataille des cheminots syndiqués CGT déodatiens.

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De gauche à droite : Gérard Coinchelin, Rémy Gehin et Cédric Tisserand.

L’action des cheminots syndiqués CGT, des pouvoirs publics et des usagers – via la pétition « Non à la suppression de 48 trains en Déodatie », qui récolta plus de 8500 signatures – a porté ses fruits (voir notre précédent article ici) ! Les 48 dessertes de trains qui avaient été supprimés en Déodatie, remplacés pour un certain nombre d’entre eux par des bus, ont en effet tous été remis en circulation depuis le 24 août dernier, et ce au moins jusqu’au futur cadencement des trains d’avril prochain. « C’est une belle victoire et on ne peut que s’en féliciter, d’autant plus que les victoires sont rares » ont assuré de concert Gérard Coinchelin, Rémy Géhin et Cédric Tisserand, respectivement secrétaire de la section déodatienne du syndicat CGT, trésorier au sein de cette même section et syndiqué CGT. Leurs inquiétudes se portent désormais vers la ligne Epinal – Strasbourg, plus précisément la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Strasbourg, dont les travaux de renouvellement de la voie entre Saint-Dié-des-Vosges et Saales ont été récemment annulés. Devant avoir initialement lieu du 29 février au 6 mai 2016, ce chantier d’envergure comportait le remplacement de 10 000 traverses, de 500 mètres de rails neufs et de 2,3 kilomètres de voie renouvelée. Un renoncement vis à vis duquel la SNCF n’a à ce jour pas encore communiqué, mais qui pourrait être du à un manque de disponibilité de personnel et qui soulève la question de la pérennisation, à terme, de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Saales, et par extension de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Strasbourg, qui représente 5 aller/retour et demi journaliers.

Dans le cas où la voie se retrouverait trop détériorée sur ce segment, des bus, qui devaient être uniquement mis en place pour la durée des travaux, pourraient assurer la liaison entre Saint-Dié-des-Vosges et Saales de manière permanente. « La ligne Epinal – Strasbourg est l’une des dernières lignes inter-régionale du massif vosgien. Il est inconcevable qu’elle soit supprimée. Sa pérennisation est maintenant notre cheval de bataille. Ce dossier montre l’un des effets pervers de la réforme du système ferroviaire, qui ne devait amener que des bonnes solutions » ont estimé les 3 syndiqués CGT ce mercredi soir, en rapport à l’une des mesures de cette vaste réforme, qui stipule notamment que le coût des travaux doivent être amortis sur une période de 10 ans. Concrètement, ils ont récemment informé les pouvoirs politiques locaux sur cette problématique, et souhaitent désormais qu’un rendez-vous soit prochainement organisé avec ces derniers, afin de trouver une position commune sur le sujet avant les élections régionales de décembre prochain. Enfin, les syndiqués ont également tenu à pointer l’actuel manque de contrôleurs sur la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Raon l’Etape, où seulement 55% des trains sont contrôlés. A l’échelle de la région Lorraine, à la fin août, ce sont pas moins de 7000 trains qui ont ainsi circulé sans contrôleur à leur bord.

J.J.




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