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vendredi 24 février 2017
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Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité de Saint-Dié-des-Vosges.

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Les palestiniens se battent pour leur vie, Israël se bat pour l’occupation »  Amira Hass, journaliste au quotidien israélien Ha’aretz, et auteure (« Boire la mer à Gaza » …).

« La guerre n’a pas commencé jeudi dernier (1er. octobre écoulé), elle ne commence pas avec les victimes juives, et elle ne prend pas fin quand plus aucun juif n’est assassiné. Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, Juifs israéliens, nous nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme.

Que nous remarquions qu’il y a une guerre que lorsque des juifs sont assassinés n’enlève rien au fait que des Palestiniens se font tuer tout le temps, et que tout le temps, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur rendre la vie insupportable. La plupart du temps, il s’agit d’une guerre unilatérale conduite par nous, pour les amener à dire « oui » au maître, « merci beaucoup de nous laisser en vie dans nos réserves ».

Quand quelque chose dans l’unilatéralité est perturbé et que des juifs sont assassinés, alors nous accordons notre attention. Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des juifs parce qu’ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent l’horizon … . L’ennemi auquel ils font face leur prouve chaque jour que sa méchanceté n’a pas de limites.

Même le langage est malveillant. Les Juifs sont assassinés mais les Palestiniens sont tués et meurent. 

Notre vision du monde est façonnée par la trahison constante par les médias israéliens dans leur devoir de rapporter les évènements … « .

 Ainsi, dans son article de presse, Amira Hass décline tous les éléments de ce qu’il faut nommer clairement : le colonialisme israélien. Celui-ci, comme tous les autres avant lui, disparaîtra. Quel sera le prix du sang et des larmes pour que cela advienne ? C’est toute la question.

La dénonciation par la journaliste du rôle des médias dans son pays vaut, mot pour mot, quant à ce qui se passe dans notre beau pays de France. Le pouvoir israélien continue de bénéficier de l’aide des médias et de commentaires qui, ici aussi, taisent et déforment les évènements. L’usage récurrent du vocable « représailles » est particulièrement significatif du contre-sens que les puissants veulent donner à cette guerre coloniale. Qui agresse qui, qui pourrit la vie de qui ?  … ? Le déni de réalité, ça suffit. Comme le renvoi dos-à-dos des protagonistes, la symétrie des positionnements et des responsabilités dans tout conflit colonial est une escroquerie.

La Palestine s’enflamme, le peuple palestinien a besoin de nous. »

 Pour l’AFPS Saint-Dié-des-Vosges, Christian Iceta




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