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samedi 20 jan 2018
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Conseil Municipal : « La culture ne souffre pas à Saint-Dié-des-Vosges, au contraire ».

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C’est en ce lundi 19 octobre que s’est tenue la dernière séance du Conseil Municipal déodatien au Grand Salon de l’Hôtel de Ville. Avant d’aborder les 10 points inscrits à l’ordre du jour, la réunion présidée par le maire David Valence débuta par un certain nombre de points d’information. Comme c’est désormais la tradition, le premier magistrat procéda à un état des lieux de la situation financière de la Ville. Par rapport au mois de septembre de l’année dernière, les charges à caractères générales ont baissé de 6,4%, une baisse due notamment à la baisse de 4,8% des charges relatives aux fluides – eau, électricité, chauffage et carburant – ansi qu’aux diminutions des frais d’actes et contentieux et de réception, s’élevant à respectivement 77% et 23%. La baisse des charges de personnel, à hauteur de 2,3%, ont permis de réaliser une économie de 278 000 euros. Sans y inclure les transferts à l’intercommunalité, cela représente une diminution de 0,9%, soit 109 000 euros d’économie. Les autres charges de gestion courant ont quant à elle diminué de 0,4%. « Les chiffres sont moins spectaculaires que lors des 3 premiers mois de l’année, car ces comparaisons concernent l’exercice budgétaire de la présente majorité » a tenu à préciser David Valence. S’élevant à 6 725 000 euros, le solde de trésorerie permettra de clôturer les opérations de la SEV – Société d’Equipement Vosgienne – et de payer d’éventuels intérêts Dexia pour les années 2013 et 2014, et ce sans avoir recours à des lignes de trésorerie.

Il fut également évoqué la poursuite de l’opération « J’adopte une ruche en Déodatie » à Saint-Dié-des-Vosges, impulsée par le Syndicat Mixte du Pays de la Déodatie et pour laquelle 2 ruches ont été installées en juin dernier sur la terrasse de la Tour de la Liberté. A l’avenir, d’autres quartiers déodatiens accueilleront des ruches, qui pourront être parrainées par des habitants moyennant 5 euros. L’adjointe déléguée aux Affaires Scolaires Dominique Chobaut a ensuite abordé le sujet des NAP – Nouvelles Activités Périscolaires – qui concernent pour cette rentrée 2015/2016 274 enfants, soit 28 de plus que pour l’année dernière. L’organisation quant aux NAP est restée sensiblement la même, cependant quelques changements ont été opérés : la demi-heure gratuite à 15h30 a été supprimée, car il a été estimé que des parents l’utilisaient de manière abusive, certains regroupements d’écoles ont été modifiés, de même que les périodes d’inscriptions. Ces points d’information furent également l’occasion pour le maire de revenir sur l’évolution des frontières de l’intercommunalité déodatienne, constituée au 1er janvier 2014. Dans le contexte de la loi NOTRe, le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale – SDCI – sera présenté vendredi prochain à Epinal par le préfet des Vosges Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Un schéma qui permettra de faire grossir l’intercommunalité structurée autour de Saint-Dié-des-Vosges, et de lui faire ainsi passer le seuil de 50 000 habitants, seuil nécessaire pour la constitution d’une Communauté d’Agglomération à laquelle David Valence est très attaché. « Il faut nous unir et nous structurer, avec le souci d’organiser notre territoire en fonction des espaces vécus par nos habitants. C’est une évolution nécessaire, souhaitée par le législateur et souhaitable. Nous serons forts ensemble ou nous ne seront plus » a t-il conclu à ce propos.

Avant d’aborder le premier point inscrit à l’ordre du jour, le cinquième et dernier point d’information permit de présenter les réaménagements actuellement effectués à la médiathèque Jean-de-la-Fontaine du quartier Saint-Roch. Cette dernière sera ouverte sur le haut de l’école Jacques-Prévert, par l’intermédiaire d’une véranda intérieure totalement vitrée, et son mobilier se verra changé. Elle sera ré-ouverte au public au début de l’année prochaine, lors de la première semaine de janvier. « Nous voulons rendre ce lieu plus attractif pour les écoliers, mais aussi pour les habitants du quartiers. Ces travaux préfigurent ce que l’on souhaiterait réaliser dans notre projet de médiathèque intercommunale » a précisé l’adjointe notamment déléguée à la Culture Claude Kiener. C’est le second point à l’ordre du jour, qui concernait la désignation de membres supplémentaires au conseil d’exploitation de la régie de spectacles vivants, qui donna lieu aux premiers échanges entre la majorité et l’opposition. « sCENE+ était une identité fictive. Ce qui existe, c’est l’Espace Georges-Sadoul et la Nef. Des structures qui fonctionnent avec la programmation présentée en début de saison. La Nef redevient ainsi un plateau de création et l’Espace Georges-Sadoul un plateau de diffusion. Ce qui compte, c’est notre projet culturel, qui s’articule autour du spectacle vivant » a répondu Claude Kiener à la conseillère municipale d’Union Pour Saint-Dié Christine Urbès, qui s’interrogeait sur l’abandon de l’identité sCENE+. Mais c’est la supposée baisse de crédits alloués à la culture qui a tout particulièrement inquiété les élus de l’opposition. « Nous voulons rétablir la vérité des chiffres, il y a bien eu une baisse des crédits pour la culture » affirme Serge Vincent, chef de file d’Union pour Saint-Dié. Des inquiétudes non fondées selon le maire, qui précisa à l’assemblée que le montant du budget consacré aux spectacles vivants s’élève pour 2015 à 396 772 euros, « soit 36 490 euros de plus qu’en 2014, où le budget avait été voté par la précédente majorité. La culture ne souffre pas à Saint-Dié-des-Vosges, au contraire ».

L’ordre du jour défila ensuite rapidement. Fut notamment adoptée, à l’unanimité, l’adhésion de la Ville à la FNCOFOR – Fédération Nationale des Communes Forestières – afin d’améliorer, développer et favoriser le patrimoine forestier déodatien, et ce pour une cotisation de 675 euros pour 2015/2016. La FNCOFOR est une instance permettant de défendre, au niveau national, les intérêts des communes forestières adhérentes. Après une parenthèse financière, durant laquelle l’adjoint au Budget Nicolas Blosse présenta plusieurs décisions modificatives, dont la prise en charge de l’annulation de la vente du terrain de camping municipal, l’achat à la SEV du bâtiment Cap 6, le provisionnement d’intérêts liés aux emprunts toxiques et la régularisation de participations, furent votés le classement dans le domaine public communal de la voie privée du lotissement de la Goutte Morelle à La Bolle, représentant 1577 m² de surface, de même que la signature de la Charte du droit fondamental des citoyens à accéder à l’information et aux savoirs par les bibliothèques. Après environ 2 heures de séance, vint l’heure des questions diverses, au nombre de 6.

La première d’entre elles était posée par Christine Felden. Elle concernait le chantier du tennis couvert, où de nombreuses dégradations ont été constatées lors des travaux de rénovation de la toiture et du désamiantage du tennis couvert. Des dégâts notamment causés par l’emploi de machines non adaptées et par un bâchage défaillant. L’adjoint aux Travaux Patrick Zanchetta a cependant tenu à rassurer les sportifs, car ces travaux ont repris leur cours à compter de ce lundi 19 octobre. La réception du chantier est néanmoins reportée au 15 février prochain, dans l’éventualité où il ne se verrait pas perturbé par les intempéries.

Roselyne Forment a pour sa part demandé la confirmation que les travaux effectués sur le Taintroué aient fait l’objet d’une large concertation préalables. Une interrogation découlant du mécontentement de 2 responsables de l’AAPPMA de Saint-Dié-des-Vosges, qui se sont récemment exprimés dans la presse à ce propos. « C’est un réveil bien tardif et une réaction inutilement virulente » a répondu Patrick Zanchetta, l’élu rappelant que les membres de l’association de pêche déodatienne étaient conviés aux différentes réunions de chantiers relatives à ces travaux, et qu’ils ont de plus reçus les comptes-rendus de ces réunions. « Ces opérations ont été conduites avec le soutien total de la Fédération de Pêche des Vosges. Elles devraient permettre le gain de 50% de la population de truites sur le Taintroué, compte tenu de la restauration de la continuité écologique ».

Marie France-Lecomte est ensuite revenue sur la réorganisation du spectacle vivant pour la présente saison culturelle. La conseillère municipale a souhaité obtenir des précisions quant aux différents éléments ayant conduit à décider cette nouvelle répartition des rôles entre les 2 scènes municipales que sont l’Espace Georges-Sadoul et La Nef. « La Nef est un plateau de création et l’Espace Georges-Sadoul un plateau de diffusion. La saison culturelle se décide au moins un an à l’avance. Auparavant, beaucoup trop de spectacles de diffusion ont été proposés au public. Une offre trop importante qui a désorienté le public et a résulté en une baisse significative des abonnements en 2014/2015 » a rappelé l’adjointe à la Culture, qui conclut son intervention en précisant que « La Nef a de grands projets et n’est pas qu’une école de musique ».

Dernière question posée par la majorité, Jacqueline Thirion s’est inquiétée de la prolifération des sangliers et des dégâts occasionnés par ces derniers, particulièrement importants ces dernières semaines. Le premier adjoint Bruno Toussaint a tout d’abord rappelé que les dégradations causées par les sangliers ne datent pas d’aujourd’hui, mais qu’elles sont néanmoins « particulièrement importantes cette année. Chaque semaine, 20 signalements nous sont fournis. Les sangliers sont nombreux, sachant qu’ils n’ont pas de prédateurs et que 50 d’entre eux sont tirés chaque année par la société de chasse. Ce nombre est insuffisant. A cause du manque de précipitations, les sangliers manquent de nourriture en forêt et se rapprochent des habitations ». Il précisa également que Saint-Dié-des-Vosges est la seule ville du département a avoir pris des arrêtés pour réguler la population de sangliers, et que des battues en armes seront organisées prochainement.

Du côté de l’opposition, Christine Urbès a soulevé la question des repas proposés par la restauration scolaire, l’élue estimant que la solution retenue à Saint-Dié-des-Vosges, qui consiste à proposer une viande de substitution, n’est pas suffisante. Le groupe Union Pour Saint-Dié préconisant en effet que soient à la fois proposés un menu comprenant de la viande ou du poisson ainsi qu’un menu végétarien complet et équilibré. L’adjointe aux Affaires Scolaires Dominique Chobaut lui répondit qu’une majorité de parents sont contre la proposition de menus végétariens, et que la société ELIOR, en charge des menus, n’est actuellement pas en capacité de le faire, ne sachant pas remplacer les protéines animales par des protéines végétales. Et le premier magistrat d’ajouter : « c’est une solution pragmatique et qui ne stigmatise aucun enfant qui est proposée aujourd’hui. Nous sommes en discussion avec le prestataire pour adapter encore l’offre de restauration collective à l’avenir ».

Enfin, Serge Vincent interpella David Valence sur les problèmes sanitaires posés par la mise à disposition de bacs complémentaires destinés à recueillir des déchets d’abattage d’animaux, mais aussi sur la légalité de ce type de collecte. « Dans de nombreuses autres communes, des abattoirs mobiles ont été mis en place par les personnes intéressées à leurs frais, avec l’accord de la collectivité. Pourquoi une telle solution n’a-t-elle pas été retenue dans notre ville ? ». « Il n’existe pas d’abattoir mobile dans les Vosges » tempéra le maire, ajoutant qu’« il a été décidé en 2010 de mettre en place des bacs sans couvercle afin de recueillir les déchets d’animaux. C’est également un principe pragmatique qui a été retenu. En 2014, nous nous sommes penchés sur cette question, et une première réunion eut lieu en novembre dernier. Nous avons estimé que cette année, nous n’étions pas prêt pour la mise en place d’un abattage mobile. Le but étant de déposer un dossier avant la fin du premier semestre 2016, si nous trouvons une solution acceptable ». Rendez-vous le 20 novembre prochain pour une nouvelle séance du Conseil Municipal déodatien, durant laquelle sera abordée le débat d’orientations budgétaires.

J.J.




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