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lundi 25 juin 2018
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L’association des Déportés de Mannheim a dressé son bilan annuel.

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Entre Fenneviler et Belfort, l’histoire tragique des déportés de Mannheim a concerné 8000 hommes. Au début du mois de novembre 1944, plusieurs hommes de la commune d’Hurbache sont expédiés à l’usine de Saint-Jean-d’Ormont par l’occupant nazi. Dans la nuit, d’autres les rejoindront, venus de La Voivre, le Ville et Mazelay. A Saint-Dié-des-Vosges, ce sont 970 personnes qui furent rassemblées sur les terrains des anciennes casernes qui s’élevaient sur l’actuel quartier Kellermann. Ils seront 380 à l’être également à Moyenmoutier, de même qu’à Raon l’Etape et à travers une grande partie de la Déodatie. André Villaume, président de l’association des Déportés de Mannheim, fut l’un des premiers à rejoindre Saint-Jean-d’Ormont. Après s’être rendu à Provenchères-sur-Fave à pied, sous la pluie et la neige, lui et ses homologues montaient à bord d’un train, qui les emmena de l’autre côté du Rhin, à Mannheim. Là bas, ils furent intégrés dans les usines du secteur. Vivants dans des conditions difficiles, ils y resteront 6 mois, jusqu’à leur libération par les soldats Américains, le 29 mars 1945. Un devoir de mémoire entretenu depuis toutes ces années par l’association des Déportés de Mannheim, qui tenait ce samedi son assemblée générale annuelle à l’Hôtel de Ville déodatien, en présence du premier adjoint Bruno Toussaint et d’une trentaine de membres.

Les membres du bureau sont tout d’abord revenus sur l’année passée, notamment marqué par une conférence sur la déportation à la Tour de la Liberté, animée en novembre par Nadège Mougel, historienne et chercheur à l’Université du Luxembourg. Autres événements marquants : l’inauguration, le 28 novembre, de la stèle érigée rue d’Alsace rappelant le départ des 970 déportés déodatiens, de même que les retrouvailles du 17 mai dernier, durant lesquelles 45 participants français et allemands ont partagé un bon repas à Saint-Dié-des-Vosges, à la Tour de la Liberté. Etaient présents pour l’occasion le bourgmestre de Schriesheim Hansjorg Höpfer et Peter Koppenhöfer, historien de Mannheim. C’est également à son invitation que André Villaume avait organisé un déplacement à Mannheim, auquel ont participé une quarantaine de personnes, avec des représentants de Saint-Dié-des-Vosges, Hurbache, Saint-Jean-d’Ormont, Moyenmoutier et La Voivre. Dans le cadre de ce voyage, des pierres à trébucher ont été placées à l’entrée de l’Université de Mannheim, afin de ne pas oublier ce tragique épisode. Après les remerciements, à la Ville de Saint-Dié-des-Vosges, aux CCPAM et à son vice-président Oscar Durr, la présentation du bilan financier est venu clore la séance. Il mit en évidence un léger déficit, conséquence de l’acquisitions de plaques commémoratives. Mais avec toujours plus de 2300 euros en banque, la situation financière de l’association n’est en rien dramatique.

J.J.




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