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samedi 21 juil 2018
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Les commémorations déodatiennes du 11 novembre en images.

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Le 11 novembre 1918, les généraux alliés et allemands étaient réunis dans la clairière de Rethondes, située en forêt de Compiègne, dans un wagon-restaurant provenant du train d’Etat-Major du maréchal Foch. Car c’est ce jour là que fut signé, vers 5h15, l’armistice de 1918 mettant un terme à la Première Guerre mondiale. Effectif à 11 heures, le cessez-le-feu fut synonyme de la fin d’un conflit international qui fit plus de 8 millions de morts, parmi lesquels 1,4 millions d’entre eux étaient Français. Depuis maintenant 97 ans, le 11 novembre est un jour recueillement, lors duquel chaque commune française commémore l’armistice et les soldats tombés au combat durant les 4 ans, 3 mois et 2 semaines qu’ont duré les affrontements. En cette année 2015, un siècle après l’année la plus meurtrière de cette guerre, les commémorations déodatiennes se sont déroulées ce matin, en présence de nombreux officiels et élus – de la Ville, du département et de la région – de représentants d’associations d’anciens combattants et du devoir de mémoire, du 1er Régiment de Tirailleurs d’Epinal, de sapeurs-pompiers déodatiens, de l’Orchestre d’Harmonie de Saint-Dié-des-Vosges et d’habitants.

Comme l’an passé, cet hommage a été rendu en 3 temps, avec tout d’abord un dépôt de bouquets et de gerbes au cimetière militaire des Tiges. Puis la cérémonie s’est poursuivie autour du monuments aux morts de la ville, où après la remise de la médaille militaire au Major Galland et le ravivage de la flamme, 3 textes ont été lus, dont le message de Jean-Marc Todeschni, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, par le sous-préfet de Saint-Dié-des-Vosges Yves Camier. Les lectures terminées, vint le moment de procéder aux dépôts de 6 gerbes au pied du monument déodatien, suivis du traditionnel salut aux portes-drapeaux. Enfin, cette matinée de souvenir s’est terminée au sein du Grand Salon de l’Hôtel de Ville, où y furent prononcées les allocutions. Rendant hommage aux Poilus, « ces hommes qui ont tout enduré, sacrifiant leur présent pour préserver notre avenir », la conseillère départementale Martine Gimmillaro rappela ensuite à l’assemblée que la « 11ème heure du 11ème jour du 11ème mois de l’année 1918 est une date inoubliable, de joie comme de douleur ».

Après avoir tenu à « tout particulièrement saluer » la présence des hommes du 1er Régiment de Tirailleurs, lors de son intervention le maire David Valence est revenu sur les aspects de cette guerre, qui s’est rapidement enlisée et pour laquelle l’armée française s’est montrée mal préparée, sa principale stratégie étant basée sur l’offensive et le mouvement. « D’innombrables vies ordinaires ont été fauchées durant ce conflit. Il faut donner un sens à ce sacrifice pour le monde qui est le notre aujourd’hui » a t-il affirmé, tout en estimant que « aujourd’hui, nous sommes trop enfermés dans l’individualisme et nos certitudes. Un attachement à la grande nation passe par les petites patries et la solidarité locale, car la solidarité nationale commence par la solidarité locale ». C’est autour du verre de l’amitié que cette matinée de commémorations s’est conclue.

J.J.




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