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vendredi 24 février 2017
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Il y a 71 ans, Saint-Dié était libérée par la 103e Division d’Infanterie Américaine.

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Crédits photographiques : Marc Fourniquet.

Les commémorations venant marquer le 71ème anniversaire de la libération de Saint-Dié, le 21 novembre 1944 par la 103e Division d’Infanterie Américaine – surnommée « Division Cactus » – se sont déroulées hier matin en plusieurs temps. Une fois la Passerelle des Enfants Studer baptisée (voir ici), élus et officiels se sont ensuite dirigés vers Foucharupt, où 3 gerbes ont été déposées au pied de la stèle de la 103e Division d’Infanterie Américaine, et ce après la montée des couleurs françaises et américaines et l’interprétation des hymnes nationaux respectifs. Puis c’est au monument aux morts de la ville que les cérémonies se sont poursuivies, avec le ravivement de la flamme par le maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, le député de la seconde circonscription des Vosges Gérard Cherpion et le sous-préfet de Saint-Dié-des-Vosges Yves Camier. Le premier magistrat a ensuite lu un extrait du décret du 28 février 1949, qui cite la Ville de Saint-Dié à l’Ordre de la Légion d’Honneur au grade de Chevalier, avec l’attribution de la Croix de Guerre avec palme. Elle est par ailleurs l’une des 2 seules villes des Vosges – avec Rambervillers – a avoir obtenu la Légion d’Honneur.

Après le dépôt de 2 gerbes au pied du monument, par la Ville et le Conseil Régional, de l’observation d’une minute de silence, de La Marseillaise et du salut aux porte-drapeaux, l’assemblée s’est dirigée vers le Grand Salon de l’Hôtel de Ville, au sein duquel ont été prononcées les allocutions. « Mise en oeuvre par l’occupant, la tactique dite de la « terre brûlée » a dévasté notre ville au-delà de toute imagination » a rappellé, émue, l’adjointe déodatienne et vice-présidente du Conseil Départemental Caroline Privat, avant de revenir sur les tragiques événements survenus récemment à Paris, en affirmant que « le combat mené aujourd’hui contre Daech est de la même nature que celui mené hier par nos aînés contre le nazisme. Ce combat est un combat moral, du bien contre le mal, du droit contre la violence. C’est un combat contre l’idéologie de mort qui a tué 219 innocents au coeur de Paris ». Réitérant son attachement à celles et ceux ayant donné leur vie pour que soit conservée notre liberté, David Valence s’est quant à lui montré « inquiet » au lendemain des attentats du 13 novembre. Inquiet par rapport à « l’esprit de facilité qui pourrait saisir les coeurs » et par rapport au « vent mauvais qui souffle actuellement sur le pays ». « Nous devons oeuvrer pour que nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité restent vivantes » a conclu le maire, qui invita enfin l’assemblée à partager le vin d’honneur.

J.J.




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