full screen background image
Search
mercredi 28 septembre 2016
  • :
  • :

Ca brasse du côté de Foucharupt !

image_pdfimage_print
Julien_Ghezala_Brasseur_01

Julien Ghezala a à coeur de brasser de la bière de qualité.

Amis de longue date, Julien Ghezala et Clément Georges souhaitaient monter un projet professionnel ensemble. Cette idée, elle trottait dans la tête des 2 Déodatiens voilà maintenant plus de 2 ans. Elle s’est récemment concrétisée, à travers la création de « Vosegus », une pico-brasserie nommée ainsi en référence au dieu du massif vosgien. Au départ, ils envisageaient de se lancer plutôt dans la vente de vin ou de bière. « Mais l’investissement initial était trop élevé et demandait beaucoup de temps avant d’être rentable » confie Julien, qui exerça durant des années le métier d’assistant chef sommelier. Partant du constat qu’il existe depuis maintenant quelques années un réel engouement pour les bières artisanales, ils ont finalement décidé de concevoir et brasser leur propre bière. Mais avant d’acheter tout le matériel nécessaire auprès d’une marque italienne et de sortir les sacs à houblons, les 2 associés ont tout d’abord suivi une formation à l’Institut Français des boissons de la Brasserie Malterie de Vandoeuvre-les-Nancy. « Une formation courte mais très poussée » assure Julien.

Car il n’était pas question de se lancer dans cette aventure tête baissée, mais d’être patient et d’avancer par étapes. C’est une fois cette formation terminée qu’ils se sont attelés à l’élaboration de leur toute première bière, qui porte quant à elle le nom d’une autre divinité celte. Aidés par Jérémy Gracio de l’association Sentiers d’Histoire, ils ont souhaité donner une identité « celto-vosgienne » à leur brasserie et leurs bières. Réalisé par Guillaume Jacquemin, graphiste indépendant également originaire de Saint-Dié-des-Vosges, le logo de la brasserie est composé d’un sanglier et d’un triskele, « 2 symboles que l’on retrouve gravés dans des roches sur le site du camp de la Bure » précise Julien. Quant à la recette de leur bière ? Il l’élabora de tête, un peu au feeling, mais en sachant toutefois vers quel type de bière aller. Mettant à profit les connaissances acquises lors de leur formation, il ne leur aura d’ailleurs fallu que 2 brassins pour que la formule définitive soit adoptée.

Le feeling n’a cependant pas sa place lors de l’étape de production, qui nécessite de suivre un processus de fabrication très rigoureux, afin que chaque nouveau brassin soit strictement identique au précédent. Auto-entrepreneur depuis maintenant 4 mois, chaque jour Julien brasse, embouteille et colle à la main les étiquettes sur les bouteilles de 33 cl dans un petit local de la rue Gaston-Save du quartier Foucharupt. Actuellement produite à 200 litres hebdomadaires, cette bière est officiellement commercialisée depuis le 1er janvier de cette année. Et pour la faire plus rapidement connaître à Saint-Dié-des-Vosges, elle est également proposée à la pression dans le bar de Clément, qui rejoindra par la suite Julien à temps-plein. Pour l’instant, il participe avec lui à l’élaboration des différents breuvages de la brasserie.

Car cette première bière est le début d’une série, et 4 autres viendront la rejoindre à l’avenir. Pleins d’ambition, les 2 jeunes entrepreneurs comptent augmenter leur volume de brassage de manière substantielle d’ici un an, mais aussi automatiser une partie du processus de production, essentiellement l’embouteillage et l’étiquetage. Des projets de développement qui impliquent également de voir plus grand au niveau des locaux. Et pour distribuer leurs produits, ils ne souhaitent pas entrer dans les circuit de grandes distributions, mais plutôt travailler avec des restaurants, hôtels, bars et cavistes, et ce tout en s’occupant eux-même de la vente d’une partie de leurs bouteilles, quitte à ne pas produire des milliers d’hectolitres chaque semaine. Pour l’heure, les premières bières sorties de la pico-brasserie déodatienne partent comme des petits pains.

J.J.




2 réactions sur “Ca brasse du côté de Foucharupt !

  1. Jean-Claude SAINT-DIZIER

    Bravo,
    J’ai quitté Saint-Dié il y a 25 ans maintenant, mais je suis heureux que des jeunes donnent un regain d’activité à cette ville.

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *