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dimanche 28 août 2016
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La campagne de recensement 2016 est lancée.

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Recensement_2016_01

Cette nouvelle campagne de recensement sera opérée par 9 agents recenseurs, placés sous la responsabilité de l’adjoint Jean-Paul Besombes et de Jean-Luc Cuny.

Depuis ce jeudi 21 janvier et jusqu’au samedi 20 février prochain, 9 agents recenseurs employés de la Ville de Saint-Dié-des-Vosges visiteront 420 adresses, soit 929 logements, afin de procéder à la campagne de recensement partielle de l’année 2016. Une opération instituée en 2004 par l’INSEE, pour laquelle les villes françaises de plus de 10 000 habitants voient 8% de leurs logements recensés à chaque début d’année. Des tranches d’habitations choisies par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, dont le recensement permet de dresser un portrait régulièrement actualisé de la population d’une ville. Dans le même temps, l’INSEE a récemment publié les derniers chiffres de la population déodatienne. Saint-Dié-des-Vosges compte ainsi 21 485 habitants, chiffre de sa population légale, loin du pic enregistré en 1975, lorsque la ville était alors peuplée de 26 539 habitants.

Des chiffres officiels constatés à partir de statistiques datant de 2013, « effectuées sous l’ancienne municipalité » précise le maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, pour qui le lancement de cette campagne de recensement fut l’occasion de revenir sur la situation démographique de la ville. Entre 2007 et 2012, sa population a diminué constamment, à raison de 0,8% par an. Un recul qualifié de « très important » par le premier magistrat, mais qui ne constitue toutefois pas une situation exceptionnelle. « Cette situation n’est pas satisfaisante du tout, mais elle s’insère dans une crise globale des villes moyennes du Grand Est, et Saint-Dié-des-Vosges n’est malheureusement pas une exception » affirme t-il, preuves à l’appui. « On observe une baisse comparable à Remiremont et Vesoul, tandis que Epinal perd dans le même temps 0,7% de sa population ». Quant aux quelques villes qui ont plutôt tendance à croître, comme Pont-à-Mousson ou Sélestat, elles restent rares.

Certes inquiétant, ce phénomène n’est donc pas uniquement déodatien, tout en sachant qu’il est également subi par des communes périphériques à Saint-Dié-des-Vosges. Pour endiguer la baisse de la population dans une ville moyenne, la « conviction profonde » de David Valence est qu’il faut avant tout agir sur l’économie et le cadre de vie plutôt que sur la fiscalité. Selon lui, la baisse de 5% des impôts votée en 2014 par la précédente équipe municipale n’a pas eu d’impact significatif sur la démographie déodatienne. Au-delà des chiffres, ces campagnes de recensement permettent aussi de montrer que le nombre de logements n’a pas réellement diminué à Saint-Dié-des-Vosges, contrairement au nombre d’habitants par logement, qui est pour sa part effectivement en baisse. Cela s’explique en partie par le nombre important de familles déodatiennes monoparentales, notamment à Kellermann. Enfin, on constate ces dernières années une re-densification du centre-ville, où s’y installent des séniors ainsi que des jeunes couples.

J.J.




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