Search
samedi 23 sept 2017
  • :
  • :

Union Pour Saint-Dié : « Des perspectives pour réveiller notre ville ».

Point_Presse_UPS_02

Les élus au Conseil Municipal déodatien du groupe Union Pour Saint-Dié.

Pour Serge Vincent, chef de file d’Union Pour Saint-Dié, « nous sommes à un tournant, à l’heure où beaucoup de Français sont inquiets de la situation économique ». Et parmi ces Français, on compte de nombreux Déodatiens. Ces derniers ont en effet légitimement le droit de manifester leur inquiétude, dans un contexte où la ville se trouve dans une situation financière délicate et où le taux de chômage, notamment chez les jeunes, est particulièrement élevé. « Pour nos concitoyens, le seul moyen de s’en sortir, c’est de prendre des mesures radicales, fortes audacieuses, avec comme priorité la baisse des impôts, proposée par 54% Français » assure le porte parole du groupe d’opposition. Appuyant leur argumentaire sur des graphiques ainsi que des données chiffrées et sourcées, les élus déodatiens affirment qu’une baisse de la taxe d’habitation couplée à une substantielle augmentation de l’investissement permettrait d’endiguer le déclin démographique amorcé depuis des années à Saint-Dié-des-Vosges. A titre d’exemple et selon l’INSEE, la ville est passée de 21 705 habitants en 2008, contre 20 471 en 2013. Cette baisse démographique est certes problématique, mais il faut savoir qu’elle suit une tendance largement constatée dans d’autres villes françaises de tailles similaires.

Ce déclin, il est, toujours selon eux, « notamment dû à l’image d’une ville où les impôts sont insupportables. En effet, le taux de taxe d’habitation à Saint-Dié-des-Vosges est bien plus élevé que dans les villes de tailles comparables ». Concrètement, le taux à valeur locative de la taxe d’habitation déodatienne est de 25,43%, plus élevé que le taux moyen des villes françaises situées sur la même strate, qui est de 18,15%. « Notre proposition est de baisser le taux de la taxe d’habitation de 5%, ce qui représente une somme de 270 000 euros sur un budget de plus de 50 millions ». Mais dans la conjoncture actuelle, où les économies sont de mise, comment trouver cet argent ? « Il suffirait de diminuer de 0,8% les dépenses de fonctionnement. Cette proposition serait donc parfaitement réalisable si le maire en avait la volonté politique car il existe une véritable marge de manoeuvre » assurent les élus d’Union Pour Saint-Dié, pour qui « la taille de notre ville ne justifie pas d’avoir un cabinet du maire, sauf à considérer que les contribuables déodatiens doivent payer un service « politique » à la disposition du maire. La suppression de ce cabinet financerait à elle-seule la baisse que nous proposons ».

Ils n’ont également pas manqué de revenir une nouvelle fois sur la question des indemnités des élus, vis à vis de laquelle ils maintiennent leur proposition « de ramener le montant annuel des indemnités et charges liées aux élus de 355 000 à 250 000 euros, soit une économie de 105 000 euros », avant d’ajouter, toujours au sujet des indemnités, « que les élus de l’opposition ne bénéficient d’aucune indemnité et que nous avons décidé de prendre à notre charge tous les frais de fonctionnement du groupe UPS au conseil municipal ».

Quant à l’investissement, étude budgétaire à l’appui, Union Pour Saint-Dié préconise de « consacrer tous nos moyens financiers à la réalisation des investissements indispensables à l’avenir de notre ville et à son changement ». « A côté de la baisse de la fiscalité, cela doit être LA priorité des 5 prochaines années. Grâce à ce plan de relance de l’économie déodatienne, ce sont des millions d’euros de chiffres d’affaires supplémentaires pour les entreprises locales, et donc des emplois sauvegardés ou créés pour les Déodatiennes et Déodatiens » poursuivent-ils, tout en qualifiant de « dépenses inutiles » un certain nombre des investissements inscrits au budget primitif de l’année 2016. Ces dépenses jugées inutiles, ce sont pour eux « la création d’un rond-point près de l’ancienne piscine, la piétonnisation de la rue d’Helieulle et l’achat des salles Saint-Martin ». Concernant l’aménagement du terrain où était située l’ancienne piscine municipale, « que nous avions été les premiers à envisager en février 2014 », ils proposent la création d’un parc familial, « mais au coût bien plus raisonnable que le projet du maire, évalué à près d’un million d’euros »Et le groupe Union Pour Saint-Dié de marteler que pour investir à Saint-Dié-des-Vosges, il faut geler la dette à son montant actuel, soit contracter de nouveaux emprunts uniquement à hauteur du remboursement des anciens prêts. En clair, si par exemple 100 000 euros sont remboursés d’un prêt antérieur, il faudrait alors emprunter 100 000 euros pour investir, ni plus ni moins. Une proposition qui, d’après eux, n’entraînerait pas de frais financiers supplémentaires, « car nous bénéficierons de la baisse des taux applicable aux nouveaux emprunts », et qui « ne rallongera pas la durée de remboursement des emprunts existants ».

Le sujet des emprunts abordé, il leur sembla opportun de revenir sur un protocole d’accord avec la Caisse d’Epargne signé par le maire David Valence, qui visait à notamment sécuriser jusqu’en 2020 un emprunt dit « toxique », dont le taux est désormais compris entre 3,25% et 4,50% et non plus indexé sur une parité Euro/Franc Suisse. Par ailleurs, plusieurs autres sécurisations d’emprunts « toxiques » ont également été impulsées par le premier magistrat, et ces dernières auraient d’ores et déjà permis à la Ville d’économiser plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais l’année 2020 n’est pas anodine pour Serge Vincent, « car elle correspond « curieusement » aux prochaines élections municipales ». Toujours dans ce protocole, Union Pour Saint-Dié y voit « un autre point au moins aussi inquiétant ». Ce point, c’est le prolongement de 7 années de la durée de 6 emprunts d’un montant global de 4,4 millions d’euros. « Leurs échéances sont ainsi reportées jusqu’en 2027, voire 2030 ».

En souhaitant geler la dette pour investir plus, ils estiment que ce n’est pas eux qui « poussent la patate chaude », pour reprendre une expression prononcée par David Valence lors de la séance du Conseil Municipal du 22 décembre 2015. Toujours selon eux, c’est le maire qui « en signant cet accord a poussé « la patate chaude », avec en plus de mauvaises conditions pour ce qui est des taux ». Investir plus certes, mais quels seraient les investissements prioritaires à réaliser ? « La création d’un marché couvert sur la place du Marché; la réalisation d’un meilleur aménagement de l’intersection de la place de la cathédrale; l’aménagement des rives de la Meurthe ainsi que la création d’une voie verte avec une participation intercommunale; un programme de rénovation de la voirie plus ambitieux ». C’est, assurent-ils enfin, « avec ce plan d’actions que nous donnerons aux Déodatiens un avenir plus enthousiasmant ».

J.J.




5 réactions sur “Union Pour Saint-Dié : « Des perspectives pour réveiller notre ville ».

  1. Renée DEODATA

    – les taux exorbitants n’ont-ils pas été votés par un certain ex adjoint aux finances des municipalités Pierret, converti UPS ?
    – baisser les impôts en augmentant les investissements, c’est la quadrature du cercle, ou c’est augmenter encore la dette déjà astronomique des Déodatiens, de 2800€ par habitant, nourrissons compris .
    – quant au choix des investissements, ne pourrait-on différer l’aménagement du carrefour de l’ancienne piscine et réduire le cout du parc, au profit de la réfection de la voirie en piteux état ?

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *