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mardi 19 juin 2018
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La petite mort de la Région Grand Est To be or not to be !

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La démission de l’ancien président Philippe Richert résonne comme les prémices d’une petite mort de la Région Grand Est. Les raisons invoquées par l’élu alsacien faisait état d’une lassitude, d’un retrait de la vie politique, mais c’est sans doute la pression alsacienne, rien à voir avec la bière, qui lui a fait lâcher prise. Ne vous voilons pas la face mais la Région Grand Est, comme toutes les régions françaises qui ont été remaniées en 2016, ne satisfait personne. A commencer par les habitants des zones géographiques à forte identité comme la Bretagne, la Corse, le Sud Ouest et forcément l’Alsace. Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine semble aujourd’hui définitivement au rencart de notre histoire. Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ne veulent faire qu’un pour une autonomie en pointillé. Pour preuve, l’attitude du maire de la petite comme de  Lauterbourg et de ses adjoints qui dévoilent sur la page facebook du premier magistrat  leur volonté de voir disparaitre la nouvelle fausse union sacrée à commencer par le panneau de la région. Extraits choisis

« Le Maire que je suis et deux de mes adjoints ont participé à l’enlèvement du panneau « Alsace » à l’entrée de notre Ville. Pourquoi ? Tout simplement pour économiser beaucoup d’argent à la région Grand Est. Nous avons mis 5 minutes alors qu’eux………………………..
Bien entendu nous nettoierons ce panneau qui en a bien besoin et nous le garderons bien au chaud.
Bientôt le panneau « grand est » va être mis en place.
Nous l’ôterons et remettrons celui ôté, car ici à Lauterbourg, nous aimons l’Alsace.
Merci partager.. »

La rébellion pour le moment parcellaire est en marche  : elle devrait monter en puissance dans les semaines à venir. Bien sûr ce témoignage, cette évocation  n’a rien de valeur officielle ni même de référendum, mais au regard du nombre de « like » pour un si petit lieu de vie ( toute la presse alsacienne s’en est emparée), on peut imaginer une suite totalement « révolutionnaire », les fourches  en moins, le dialecte en plus même si la tête de Philippe Richert est déjà tombée. Imaginons également  les futures négociations administratives entre les Ardennes (08) l’Aube (10) la Marne (51)  la Haute-Marne (52) la Meurthe-et-Moselle (54) la Meuse (55) et enfin les Vosges (88). Forcément les discussions vont se tendre au fil du temps. Pour quel résultat ? Dieu seul le sait ! Pas même le président Jupitérien et son équipe qui devront plancher avec l’ensemble de la classe politique sur une nouvelle découpe de la France. Et si on revenait, au regard des échecs ambiants et successifs, à notre bon vieux département, à nos cantons de quelques communes….Mais ça c’était avant ! Avant l’installation d’une loi de décentralisation qui a du plomb dans l’aile pour avoir trainé en longueur.




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