Search
vendredi 24 nov 2017
  • :
  • :

Réfugiés : rassemblement à Epinal contre l’expulsion de deux familles

P1370118

La Ligue des droits de l’homme et Asil’Accueil88 ont appelé à un rassemblement de solidarité ce lundi après-midi à Epinal.

Deux familles présentes depuis près d’un an à Saint-Dié-des-Vosges et à Epinal ont reçu de la préfecture un avis d’expulsion avec un billet d’avion pour la semaine prochain. D’autres sont sur la liste pour les semaines à venir.

« On est en train de briser leur vie. Ces familles sont sous le choc et complètement effondrées depuis qu’elles ont reçu, coup sur coup, une obligation de quitter le territoire Français, une assignation à pointer quotidiennement à la police, et enfin les horaires d’embarquement à Roissy. » commente Jean-Louis Didelot du Collectif vosgien des Sans papiers.

Les deux familles ont fui l’Arménie

Leur parcours est relativement semblable, puisque toutes deux ont fui l’Arménie, pays déclaré sûr, mais totalement instable avec des violences quotidiennes graves exercées sur les opposants et les citoyens en vue. Elles ont cherché refuge dans notre pays, tissé des liens, appris la langue, les enfants en âge d’être scolarisés se sont rapidement intégrés et les autres se sont engagés dans la vie associative et le bénévolat.

200 000 migrants arrivent chaque année du continent africain

On les a classés en « procédure Dublin », une famille ayant transité par la Suède où l’on veut les renvoyer, alors que ce pays leur a notifié un refus de reprise en charge, l’autre ayant des passeports portant visa italien, pays où ils n’ont jamais mis les pieds et dont on sait qu’il ne les reprendra pas non plus, submergé par les 200.000 migrants arrivent chaque année du continent africain.

Les intéressés savent qu’un transfert en Arménie équivaut pour eux à un arrêt de mort. Il leur est impossible de concevoir un retour dans ces conditions. Si tout allait bien, ils n’auraient jamais quitté leur terre, leur maison, leur travail, leur amis. Ils demandent même que leurs noms ne soient pas rendus publics, par crainte des représailles vis-à-vis de leur famille restée au pays.

«  C’est pourquoi, nous, citoyens français, attachés aux droits fondamentaux de la personne humaine et aux valeurs de la République, demandons instamment à Monsieur le Préfet des Vosges d’examiner avec humanité leur situation et de les autoriser à présenter leur demande d’asile en France. Les familles concernées et nous-mêmes lui en serons infiniment reconnaissants. » poursuit Jean-Louis Didelot.

C.K.N.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *