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jeudi 13 déc 2018
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Les élèves chaudronniers du lycée Georges-Baumont à la découverte des fragments du carnyx de Mandeure-Matay

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Projet_Carnyx_Lycée_Baumont (5)

(Crédits photographiques : Sentiers d’Histoires)

Voilà maintenant plusieurs années scolaires que les étudiants de la filière Chaudronnerie du lycée Georges-Baumont manient leurs outils pour fabriquer de toutes pièces des reproductions de carnyx, sous l’égide de leur professeur Frédéric Ferry et du président de l’association Sentiers d’Histoires Jérémy Gracio (voir notre précédent article).

Mais qu’est-ce qu’un carnyx ? C’est un instrument à vent de la sous-famille des cuivres, qui était utilisé sur la champ de bataille par les Celtes pour galvaniser les troupes tout en effrayant l’ennemi. Uniques de par leur conception autant que par leur aspect, les carnyx se composent d’une longue trompe pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres, surmontée par un pavillon perpendiculaire d’où sort le son. Ce pavillon est généralement à l’effigie d’une tête de sanglier, animal sacré chez les Celtes, bien qu’il en existe aussi à tête de cheval, de dragon ou encore de serpent.

Dans le cadre de ce projet, les apprentis chaudronniers du lycée polyvalent déodatien martèlent et soudent, travaillent le cuivre et le laiton à raison de 4 heures par semaine, afin de donner forme à des carnyx, 3 plus précisément. Ces carnyx du XXIe siècle sont des reproductions de carnyx découverts sur des sites de fouilles archéologiques, dont à Mandeure-Matay. Un site situé dans le Doubs près de Montbéliard. C’est précisément pour voir de près les fragments de ce carnyx, découvert au cours du XIXe siècle, que 3 classes de Chaudronnerie ont pris la direction du musée du Château des Ducs de Wurtemberg vendredi dernier, où ils ont accueillis sur place par Hélène Grimaud, archéologue et conservatrice du musée.

Cette visite printanière en terres montbéliardaises, pour laquelle était présent l’archéo-reconstitueur et parrain du projet carnyx Franck Mathieu, fut également l’occasion pour les adolescents de découvrir le théâtre antique de Mandeure-Matay, deuxième plus grand théâtre de Gaule de par ses dimensions. Un site archéologique qui accueillait autrefois un sanctuaire Gaulois, où ont été déposés plusieurs carnyx démontés et mutilés.

J.J.




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