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vendredi 19 oct 2018
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La médaille de la Ville de Saint-Dié-des-Vosges remise à Peter Koppenhöfer pour ses travaux sur les Déportés de Mannheim

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Hier dimanche à l’Hôtel de Ville, le Professeur Peter Koppenhöfer, historien de Mannheim, et Liliane Jérôme, petite-fille de déporté ont animé une conférence portant sur les victimes de la Déodatie de la rafle des 7 et 8 novembre 1944.

Après cette conférence, ce même Professeur Koppenhöfer s’est vu remettre par le maire David Valence la médaille d’Or de la Ville, seulement la cinquième depuis le début du mandat municipal, pour ses travaux de recherche consacrés aux Déportés de Mannheim. « Vous avez découvert l’histoire tragique de ces déportés. Cette histoire, vous l’avez étudié puis vous avez souhaité la faire connaître. Ce que vous avez écrit s’inscrira dans le temps. Il y aura ces souvenirs, il restera quelque chose de cette mobilisation de mémoire. Cela, c’est à vous que nous le devons » a déclaré le premier magistrat en s’adressant au nouveau citoyen d’honneur de Saint-Dié-des-Vosges.

Né le 9 mai 1945 à Spielberg en Allemagne, Peter Koppenhöfer est l’aîné de 6 enfants. Fils de protestant, il a tout d’abord étudié l’archéologie et la préhistoire, ensuite l’histoire germanistique et les sciences politiques. En 1976, alors jeune trentenaire, il devient Professeur de lycée à l’école intégrée de Mannheim – Herzogenried, un poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite, en 2008. Un an après ses débuts dans l’enseignement, il obtient son doctorat de recherche.

Au cours de l’année 1990, alors qu’il réalisait des recherches aux archives de Mannheim sur le camp de concentration pour Polonais de Sandhofen-Mannheim, le Professeur Koppenhöfer découvre une interminable liste de travailleurs forcés, dont un très grand nombre d’entre eux sont originaires de Saint-Dié-des-Vosges et Moyenmoutier. Souhaitant en savoir davantage, il a trouvé le numéro de téléphone et contacté l’un des hommes de cette liste. C’était monsieur Wendling, qui lui a parlé de cette déportation massive du 8 novembre 1944 d’habitants de Saint-Dié-des-Vosges, Moyenmoutier et d’autres communes environnantes, pour travail forcé à Mannheim.

Peter Koppenhoefer a ensuite écrit à la mairie déodatienne pour obtenir des précisions quant à cette déportation. Sa lettre a été transmise à Hubert Andersen, alors président de l’association des Déportés de Mannheim. S’en est alors suivi un échange de courriers et en 1991, pendant les vacances de la Toussaint, le Professeur Koppenhöfer et son épouse se sont rendus en terres déodatiennes, où ils ont été accueillis chez les Andersen. Durant son séjour, il a rencontré 2 autres anciens travailleurs forcés de Mannheim, messieurs Albrecht et Gaudon. C’est à cette occasion qu’il a réalisé ses premiers enregistrements sur magnétophone.

Sa découverte, Peter Koppenhoefer l’a partagé avec ses élèves. Ce qui a amené divers projets à voir le jour autour de ces « Hommes de Saint-Dié ». Il a notamment emmené dans sa voiture des élèves de son lycée, au moins à 20 reprises, afin de venir rencontrer à Saint-Dié-des-Vosges des anciens travailleurs forcés.

Une fois cette brève cérémonie de remise terminée, une gerbe a été déposée au pied de la stèle des Déportés des Mannheim de la rue d’Alsace. Un moment solennel durant lequel le Professeur Koppenhöfer a procédé à la lecture du message du maire de Mannheim Peter Krutz, qui se manifestait pour première fois à Saint-Dié-des-Vosges.

J.J.




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