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mardi 20 nov 2018
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Hommage déodatien aux Harkis et autres membres des formations supplétives

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Cérémonie_Hommage_Harkis (15)

Chaque 25 septembre depuis 2003, un hommage est rendu à travers toute la France aux Harkis et autres membres des formations supplétives.

L’écho déodatien de cet hommage national s’est déroulé en toute fin de matinée du côté du monuments aux Morts de la Ville. En présence de nombreux élus, de représentants des autorités, civiles et militaires, et de représentants d’associations patriotiques, la cérémonie s’est ouverte par la lecture du message de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, par la sous-préfète de l’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges Sylvie Siffermann. « […] En ce 25 septembre, sur tout le territoire, la République française se souvient de l’engagement et du courage des Harkis. Elle proclame à nouveau sa reconnaissance pleine et entière. Elle se souvient des tragédies vécues par les Harkis et leurs familles lorsque les armes se sont tues en Algérie. Elle rend un hommage solennel à ceux qui, abandonnés par la France, subirent de violents représailles ou connurent le pire. […] » Un dépôt de gerbe par les autorités, la Marseillaise, la Sonnerie aux Morts puis le traditionnel salut aux porte-drapeaux sont ensuite venus apporter une conclusion à ce moment solennel.

En parallèle des commémorations nationales, cette même Geneviève Darrieussecq présentait aujourd’hui de nouvelles mesures en faveur des Harkis. Parmi ces mesures, on retiendra notamment le déblocage d’une enveloppe de 40 millions d’euros sur 4 ans, qui sera essentiellement destinée à avenir en aide aux enfants des combattants Harkis de deuxième génération vivant en grande précarité. Accompagné d’une aide personnalisée au retour à l’emploi, ce dispositif concerne potentiellement quelques milliers de personnes. Des mesures que certains membres de la communauté Harki estiment cependant être très insuffisantes. Leurs porte-parole émettent des avis différents à ce propos, mais tous s’accordent sur la demande d’une loi de reconnaissance de leur drame.

A l’heure actuelle, les historiens évaluent à entre 60 000 et 70 000 harkis tués dans les mois ayant suivi la signature des accords d’Evian, le 18 mars 1962.

J.J.




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