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lundi 19 nov 2018
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Une nouvelle IRM au Centre Hospitalier

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irm1Le Centre Hospitalier de Saint-Dié-des-Vosges vient de faire l’acquisition d’une nouvelle IRM qui sera mise en service cette semaine. Le Centre Hospitalier de Saint-Dié annonce aujourd’hui l’installation d’une nouvelle IRM* de dernière génération « Magnetom AERA TIM DOT 4G 1,5 Tesla) au sein de son service d’Imagerie Médicale.

Cette acquisition intervient dans une optique d’amélioration constante des équipements médicaux et de la qualité des services et soins que l’établissement entend offrir à ses patients.

Cet équipement représentera une véritable plus-value, tant du point de vue du patient que de celui des avancées médicales.

L’IRM ou Imagerie par Résonance Magnétique est l’une des techniques d’imagerie médicale les plus

récentes. Fiable et précise, elle permet d’obtenir des vues en deux et en trois dimensions de l’intérieur du corps. Elle s’avère ainsi particulièrement utile pour détecter des maladies ou troubles internes que des examens classiques n’ont pas réussi à identifier.

Aujourd’hui, l’IRM peut être utilisée pour observer des tissus variés : des organes comme le coeur (pas à Saint-Dié) ou le cerveau mais aussi des muscles et des tumeurs dont elle va fournir une analyse très fine. Les champs d’application sont donc larges et l’IRM peut être réalisée pour explorer des pathologies cérébrales, rachidiennes, cardiaques (pas à St Dié), digestives, gynécologiques, vasculaires ou encore articulaires.

L’IRM, comment ça marche ?

L’IRM fournit des images en tranche de l’organisme. Contrairement au scanner qui utilise les rayons X, les images obtenues par résonance magnétique sont le résultat de l’interaction entre un champ

magnétique créé par la machine et le noyau des atomes d’hydrogène contenus dans l’organisme du

patient (la majeure partie du corps humain est composée d’eau (H2O) d’où la forte présence

d’hydrogène (H) dans les tissus)

L’appareil est en effet équipé d’un aimant très puissant dont le champ magnétique (30 000 fois le champ magnétique terrestre) est combiné à des ondes radiofréquences qui vont agir sur les noyaux de la molécule d’hydrogène dont la présence en quantité importante dans les tissus organiques permettra la production des images. Le signal émis par les tissus est capté par une antenne réceptrice positionnée le plus près possible de la zone anatomique explorée.

Comment se passe un examen IRM ?irm2

L’examen dure en général de 15 à 30 minutes. Mais la durée peut varier pour un examen plus complet. Après avoir enlevé ses vêtements, le patient est allongé sur un lit. L’appareil est alors disposé sur la zone à examiner, puis le lit coulisse doucement dans le mini-tunnel. C’est à l’intérieur de ce mini-tunnel qu’est produit le champ magnétique.

Durant l’examen, le patient doit rester parfaitement immobile mais dispose, si quelque chose ne va pas, d’une sonnette pour prévenir le manipulateur. L’examen est totalement indolore et non invasif. Le seul inconvénient est le bruit de la machine et la sensation d’enfermement qui peuvent perturber certains patients. Une fois les images prises, celles-ci vont être interprétées par un radiologue.

Un examen IRM présente-t-il des risques ?

L’examen est totalement indolore et ne présente aucun risque pour le patient. Il doit cependant avoir retiré absolument tous les objets métalliques (montres, ceinture, bijoux, etc). Il doit aussi signaler à son médecin le port d’une pile cardiaque, valve ou prothèse qui pourraient perturber le déroulement de l’examen et présenter des risques pour le patient.

IRM : quelles sont les contre-indications ?

En raison du champ magnétique puissant, certains facteurs peuvent constituer des contre-indications à une IRM. Il peut s’agir de la présence dans le corps de dispositifs médicaux ou de métaux susceptibles de bouger (pacemaker, valves cardiaques, clips vasculaires, prothèses, etc.). L’état du patient peut aussi être une source de contre-indications, si celui-ci est dans l’incapacité de s’allonger, de rester immobile ou si celui-ci est claustrophobe.

L’installation de cette IRM qui a remplacé l’ancienne machine installée en 2011, a nécessité une interruption d’activité de trois semaines afin de permettre le démontage, la réalisation de travaux et l’installation de la nouvelle machine de plusieurs tonnes.

De nouvelles applications cliniques

Les acquisitions multi-coupes simultanées : c’est une nouveauté dans le domaine des acquisitions utra-rapides en IRM car le système peut faire l’acquisition de plusieurs coupes simultanément sans perte de qualité. Cette technique d’accélération permet également d’acquérir plus de données dans un temps d’acquisition défini ce qui permet d’obtenir une meilleure qualité de l’image pour que le radiologue puisse avoir un diagnostic encore plus précis. Cette séquence a une réelle plus-value pour l’imagerie du cerveau, du pelvis ou du foie.

La diffusion haute résolution : cette séquence permet de réaliser de l’imagerie de diffusion en très haute résolution et de s’affranchir des problématiques liées à la technique IRM (altérations de l’image liées aux principes physiques de l’IRM) qui viennent souvent compliquer l’interprétation.

Les séquences oncologie : ces séquences ont pour but d’améliorer la prise en charge des patients dans les IRM thoraco-abdomino-pelviennes. Les séquences 4D améliorent l’imagerie dynamique oncologique (pelvis, prostate, abdomen). Les séquences 3D sont réalisées avec une correction de mouvement qui permet de réaliser des examens de bonne qualité chez les patients agités, ne tenant pas l’apnée et dans des régions anatomiques perturbées par les mouvements physiologiques du corps.

Par exemple : Séquence 3D en respiration libre avec correction de mouvement (exploration de l’abdomen), séquence 3D corrigeant les artéfacts de mouvement liés à la déglutition et à la respiration

du patient (applications ORL) ou sur la région ophtalmique (correction du mouvement des orbites), imagerie pédiatrique ou patient peu coopérant.

Les nouvelles séquences dédiées à l’exploration du cerveau qui permettent de réaliser un examen neurologique complet en moins de 5 minutes. L’intérêt est l’examen rapide pour le diagnostic de l’AVC.

Dans le cadre de la prise en charge et du bien-être des patients, un plafond lumineux a été installé dans la salle d’IRM. Il propose une illusion d’optique de paysage, qui met en scène une photographie de trèshaute résolution rétroéclairée avec une lumière semblable à celle du jour.

L’idée est d’apporter la nature avec tous ses bienfaits à l’intérieur. Il est donc possible de recréer une atmosphère naturelle et relaxante, d’embellir et d’agrandir la salle d’examen.

Dans cette salle où les patients doivent rester allongés de longues minutes, le plafond rétro éclairé est un vrai plus pour le confort et l’accueil de tous les patients.

Ce type d’installation réduit l’anxiété et la claustrophobie qui peuvent nuire à la précision des procédures d’IRM. Les patients sont d’avantage relaxés et immobiles, ce qui permet d’améliorer l’efficacité de l’examen.

L’ouverture visuelle et esthétique dans ces salles d’examens très souvent aveugles, apporte confort et sérénité pour les patients et pour les manipulateurs en électroradiologie en charge de la réalisation des examens. (Clichés CH Saint-Dié)




Une réaction sur “Une nouvelle IRM au Centre Hospitalier

  1. Seb

    Quand je pense que certains voulaient centraliser l’hôpital à Epinal, je suis content de savoir que la déodatie pourra accéder à des soins plus poussés.

    répondre

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