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mardi 20 nov 2018
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FIG – Le 29ème Festival International de Géographie a été officiellement inauguré

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Cérémonie_d'Ouverture_29ème_FIG (5)

Le 29ème Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges a débuté ce matin, en ce vendredi 5 octobre. Mais c’est en fin de journée que cette édition 2018 aux accents nordiques a été officiellement inaugurée du côté de l’Espace Georges-Sadoul, lors de la traditionnelle cérémonie d’ouverture.

Une cérémonie qui s’est déroulée en présence de nombreux élus, de représentants des autorités et de forces vives du festival, a vu défiler les personnalités au pupitre de la scène de la salle Yvan-Goll. Des personnalités présentées par le journaliste Jérôme Prod’Homme. C’est le maire David Valence qui, selon le protocole, a ouvert le bal des allocutions.

« Le festival est là encore cette année. Et je peux d’ores et déjà dire que ce cru 2018 sera fameux. Le thème qui est le notre pour cette 29ème édition, c’est celui de la France demain. Ce thème, je le crois, est riche de potentiel et d’espérance. Pour regarder loin vers l’avenir, il nous faut reprendre notre destin, il faut faire cet effort de penser ce qui viendra après nous. Si au terme de ces 3 jours on sort avec cet espoir de regarder loin vers l’avenir, alors ce festival aura été très fécond. En guise de conclusion, je citerai François-Mitterrand, qui disait qu’il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir. »

Le premier magistrat a ensuite cédé la parole au président-fondateur. « C’est une question difficile que la France demain. Car la France est un petit pays, une puissance moyenne. Nous ne sommes donc pas seuls maîtres de ce que l’on sera demain. On ne sait pas non plus comment sera organisé notre pays à l’avenir. En fait, la question à se poser est « Comment exister nous, pays moyen, à l’horizon 2050 au sein du monde ? ». Pour gagner la bataille de notre existence, l’année 2050 devra être celle du triomphe de l’innovation. On va devoir donner beaucoup de nous même pour ne pas nous endormir. Mais l’essentiel doit demeurer l’immuable. L’immuable, c’est la démocratie, non seulement participative, mais c’est avant tout la démocratie représentative. Ce FIG, c’est aussi le FIG du sens, car il faut du sens pour trouver la direction » a déclaré Christian Pierret.

Philippe Subra, directeur scientifique du festival, a quant à lui soulevé la question suivante : « Quel peut être le rôle du Festival International de Géographie dans le contexte actuel ? » Et d’y apporter dans la foulée sa propre réponse. « Son rôle est de poser les bonnes questions pour identifier les problèmes. C’est pour cela que nous avons organisé des tables-rondes et des débats avec des personnes aux opinions différentes. Car la qualité des géographes est d’alimenter le débat, non pas de décider. Si ce FIG contribue au débat autour de la France demain, alors on aura gagné la partie. »

Enfin, et comme le veut la tradition, c’est Laure Adler, en sa qualité de présidente du FIG 2018, d’apporter une conclusion à la cérémonie en prononçant sa leçon inaugurale. Morceaux choisis : « La Géographie, je ne l’ai pas apprise à l’école lorsque je vivais en Afrique, mais plus tard, grâce à un monsieur et sa revue Hérodote. Ce monsieur, il s’appelle Yves Lacoste. Il m’a permis de me faire comprendre que la Géographie nous permettait de comprendre notre rapport au monde. C’est grâce à lui et ses collaborateurs que j’ai pu comprendre autrement la Géographie. C’est aussi grâce à Paul Virilio, qui s’est éteint récemment et qui était un génie. »

J.J.




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