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mardi 20 nov 2018
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Une année s’est écoulée pour l’association des Déportés de Mannheim

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Ce samedi matin, c’était au tour de l’association des Déportés de Mannheim de tenir son assemblée générale, du côté du Grand Salon de l’Hôtel de Ville. Une association déodatienne dont les membres entretiennent inlassable le devoir de mémoire, le souvenir de celles et ceux qui, au coeur de la Seconde Guerre mondiale, ont été déportés par les nazis vers Mannheim, de l’autre côté du Rhin.

« Note association compte actuellement une cinquantaine de membres dont seize déportés qui ont vécu la rafle massive de 1944. Un effectif stable maintenu par de nouvelles adhésions de descendants de déportés » a déclaré Marcel Cauvin en guise d’ouverture de ces assises annuelles, auxquelles ont également assisté François Tisselin et Alain Claudel, respectivement président et trésorier de l’amicale, le premier adjoint Bruno Toussaint, la vice-présidente du Conseil Départemental Caroline Privat-Mattioni, le conseiller régional Jean-Marie Lalandre, mais aussi Gérard Roudot, président du CCAPM local, et Chantal Weill, en sa qualité de présidente du FNDIRP.

Une assemblée générale qui fut l’occasion de revenir sur les temps forts de l’année écoulée. On retiendra tout particulièrement la « journée de Mémoire » du 3 juin dernier, qui avait rassemblée de nombreux élus du territoire, la sous-préfète de l’arrondissement déodatien Sylvie Siffermann et des personnalités de Mannheim. Ce jour-là, Charline Villaume, petite-fille de l’ancien président André Villaume, avait notamment retracé les sombres événements de cette fin d’automne 1944 face à la stèle du souvenir de la rue d’Alsace. « Cette journée, partagée avec les familles de 17 victimes, la conférence, la remise de médaille, ont permis aux enfants et petits-enfants, de connaître l’histoire et les conditions de fin de vie de leur père et grand-père » ont souligné ce matin les membres du bureau de l’association.

Autre temps fort notable, mais cette fois-ci de l’autre côté du Rhin, lorsque la ville de Schriesheim a rendu hommage, jeudi 5 juillet, aux habitants obligés de quitter leur pays en 1938. Ce même jeudi 5 juillet, 14 personnes des familles Marx et Oppenheimer étaient venues des Etats-Unis assister à la pose de « pierre à trébucher ». Au début de l’automne, le 27 septembre, comme chaque année a eu lieu à Mannheim une cérémonie souvenir de l’ouverture du camp de concentration de Sandhofen. A ce propos, un mémorial de Sandhofen est en cours d’aménagement, où un espace avec plaques commémoratives sera dédié aux déportés de Saint-Dié.

Quant à l’année 2019, les Déportés de Mannheim continueront d’entretenir la flamme du devoir du mémoire, comme depuis maintenant de très nombreuses années.

J.J.

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