Search
dimanche 17 nov 2019
  • :
  • :

L’association « ARGOS » mobilisée contre la corrida.

image_pdfimage_print

ARGOS_Corrida_02

La jeune association déodatienne « ARGOS » était de retour au centre-ville déodatien samedi.

Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’informer et de sensibiliser les passants de la rue Thiers sur le gavage des oies ou le cirque avec animaux, mais sur la corrida, en assurant le relais local de la campagne du CRAC – Comité Radicalement Anti-Corrida. Comme pour ses précédentes actions sur le terrain, la démarche se voulait avant tout pédagogique. La vingtaine de personnes mobilisées, parmi lesquelles la déléguée du CRAC Lorraine Michèle Clément, s’étaient ainsi postées aux différents carrefour de l’artère principale déodatienne, munis de pancartes et de banderoles marquées de slogans, tels que « La torture n’est pas une culture ». Ce qui leur a permis de toucher à la fois les piétons et les automobilistes. Les défenseurs de la cause animale interpellaient également les badauds afin de leur distribuer de la documentation sur la corrida, « un massacre au seul nom de la tradition, au mépris de la torture et de la cruauté qu’elle induit » selon eux. Ils invitaient également les Déodatiens à signer la pétition du CRAC visant à interdire l’accès des arènes lors des corridas aux mineurs de moins de 18 ans, pétition sur laquelle on peut y lire « la contemplation morbide de ces actes d’une cruauté inouïe par des enfants en pleine construction affective est intolérable et extrêmement dangereuse ».

« En Espagne comme en France, une écrasante majorité de la population désapprouve ces spectacles barbares. Selon un rapport officiel du ministère de la Culture espagnol consultable en ligne, plus de 91% des Espagnols n’éprouvent plus aucun intérêt pour les corridas. En France, lors d’un sondage Ifop, 73% des personnes interrogées se positionnaient pour l’interdiction des corridas avec mise à mort des taureaux. Un chiffre qui monte même à 89% chez les 18/24 ans » détaille Caroline Abate, l’une des membres de l’association « ARGOS », avant d’ajouter que « alors que les toréadors peuvent demander jusqu’à 15 000 euros de rémunération pour une seule corrida, ces dernières sont toujours déficitaires et endettent les villes. A Bayonne par exemple, elles sont entièrement financées par la Ville, sous le prétexte qu’elles sont officiellement la raison de l’organisation de la féria, qui rassemble un million de visiteurs chaque année. Pourtant, 96% d’entre eux n’assistent même pas aux corridas, avec par exemple seulement 8000 spectateurs en 2014. En seulement 6 ans, de 2006 à 2012, et ce d’après un rapport de la Cour des Comptes, les corridas ont fait accumuler plus d’un million d’euros de perte à la Ville de Bayonne ». « Alors pourquoi maintenir encore ces spectacles d’épouvante et de torture ? » s’interroge la jeune femme. Plus de renseignements sur le CRAC sur http://www.anticorrida.com/

J.J.

ARGOS_Corrida_01




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.