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dimanche 15 sept 2019
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Etudier la guerre pour construire la Paix avec Clémence de Villecourt.

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Exposition_Sabot_et_la_Plume_08

Clémence de Villecourt de l’association « Le Sabot et la Plume » est de retour à Saint-Dié-des-Vosges cette semaine, un mois et demi après son atterrissage remarqué à l’aérodrome René-Fonck de Remomeix (voir ici).

Bien que différente sur sa forme, cette nouvelle venue en Déodatie s’insérait elle aussi dans le cadre de son projet itinérant à travers toute la France, la Réunion et prochainement l’Île-Maurice. Baptisé « Des sabots du cheval aux ailes de la Victoire, étudier la guerre pour construire la Paix », cet ambitieux projet a pour principal objectif de lutter contre le décrochage scolaire, en amenant les élèves à se livrer à un travail à la fois de recherches, d’écriture et d’illustration sur une grande page blanche de parchemin en lin. Le tout en ouvrant les jeunes concernés à une réflexion portant sur la citoyenneté ainsi que la formation d’un esprit critique et éclairé. A travers son association et les différentes initiatives menées sous son égide, Clémence de Villecourt souhaite ainsi proposer une manière innovante d’intéresser les élèves à l’histoire de la Grande Guerre, mais aussi aux matières enseignées à l’école, en particulier le Français, l’Histoire-Géographie, les Arts Plastiques et les Sciences, Humaines et Physiques.

Mais là où il s’agissait le 24 juin dernier de récolter les pages illustrées dédiées à la mémoire de René Fonck et Claude Funck-Brentano, pages réalisées par les élèves des écoles primaires de Saulcy-sur-Meurthe et Pair-et-Grandrupt, ce sont cette fois-ci plus d’une trentaine de pages patiemment confectionnées durant de nombreuses heures par des écoles primaires, collèges et lycées français, que Clémence de Villecourt a emporté dans ses bagages pour sa nouvelle halte en terres déodatiennes. Et là où elle avait emprunté la voie des airs ce même 24 juin, assise dans l’une 2 places d’un avion de modèle « Stampe », c’est à cheval et accompagnée d’Emmanuel Fonck, petit-fils de l’« As des As » de la Première Guerre Mondiale, qu’elle s’est rendue hier en fin d’après-midi à la Tour de Liberté, où les dizaines de panneaux illustrés qu’elle a amené avec elle sont à découvrir librement au premier étage du monument déodatien le temps de quelques jours, jusqu’au samedi 13 août. Car le but de sa démarche est aussi de montrer la transformation de la société rurale vers la société urbaine au cours de la guerre de 14-18, par l’étude de la transition des cavaliers vers les premiers chevaliers du ciel.

Ayant tous sans exception nécessité un important travail, ces panneaux recto-verso présentent une double vision, unique et propre à chacun des établissements participants au projet. De la Première Guerre mondiale d’un côté, des moyens pour développer et cultiver la Paix de l’autre. « La Tour de la Liberté est un lieu symbolique pour exposer ces pages illustrées, qui ont également fait retrouver aux élèves le sens de notre Histoire, de notre culture et de notre patrimoine » souligne Clémence de Villecourt lors du vernissage, pour lequel étaient notamment présentes l’adjointe à la Culture Claude Kiener, les conseillères municipales Marie-Claude Ancel et Marie-France Lecomte de même que Raymonde Duménil, présidente de l’association « Mémoire de René Fonck ». Dans les semaines à venir, l’éphémère exposition se déplacera à nouveau et à plusieurs reprises, pour venir entre autres s’installer au sein du Parlement Européen de Strasbourg et du Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme de Verdun.

J.J.




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