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vendredi 24 mai 2019
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Le label « Patrimoine du XXe siècle », une source de fierté pour les Déodatiens.

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En cette année 2016, 9 sites vosgiens ont été labellisés « Patrimoine du XXe siècle » par l’Etat, via le Ministère de la Culture et de la Communication.

Attribué par la commission régionale du patrimoine et des sites, ce label a ainsi et entre autres été décerné au collège Georges-Clémenceau d’Epinal, à la chapelle du col de la Schlucht du Valtin et au centre-ville de Saint-Dié-des-Vosges (voir ici). Soit la Place du Général de Gaulle, la cité administrative ainsi que les rues Thiers, Dauphine et Stanislas. Caractéristique de l’architecture des années 50, le centre-ville déodatien est en grande partie l’oeuvre des architectes issus du mouvement moderniste Raymond Malot et Jacques André. Ce dernier avait initié le projet de reconstruction de la cité au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle n’était plus qu’un vaste champ de ruines, après avoir été incendiée en novembre 1944 par des troupes de la Wehrmacht battant en retraite à l’approche des Américains. A l’époque, le Ministère de la Reconstruction avait préféré le projet du Nancéien à celui de son confrère suisse Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit « Le Corbusier ».

Ce mardi après-midi, une plaque « Patrimoine du XXe siècle » apposée à l’une des extrémités de l’artère principale déodatienne, du côté de la Meurthe et du rond-point du Modulor, a été dévoilée par le maire David Valence, le sous-préfet Laurent Monbrun et Denise Mansuy, épouse de feu Jean Mansuy, qui fut le maire de la ville de 1947 à 1965. On retrouvait à l’occasion de ce moment, qualifié d’« émouvant » par le premier magistrat, de nombreux élus de la Ville, du Département et de la Région, des maires des communes environnantes ainsi que des représentants des autorités. Pour David Valence, « cette labellisation est une forme de reconnaissance d’abord adressée aux architectes et aux décideurs ayant oeuvré à la reconstruction de la ville, qui s’est achevée en 1957. Elle est aussi le symbole, le signe que les regards évoluent quant à l’architecture extrêmement emblématique de la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale, mais aussi et de manière plus générale vis à vis du patrimoine du XXe siècle ».

« Avant, les maires déodatiens s’excusaient de l’architecture de la ville lorsqu’ils accueillaient des visiteurs. Aujourd’hui, nous apprenons à regarder notre ville avec fierté, telle qu’elle a été reconstruite. Avec le recul que nous avons désormais, nous ne vivons plus l’opposition entre la ville reconstruite et l’usine Duval, mais la coexistence de ces 2 réflexions parallèles, d’une cohérence remarquable. Il faut s’habituer à être fier de Saint-Dié-des-Vosges » poursuit le maire, avant de saluer la mobilisation sur ce dossier de la DRAC – Direction Régionale des Affaires Culturelles – et de l’ENSA – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture – de Nancy. Et d’ajouter que « le classement au patrimoine mondial de l’UNESCO de l’usine Duval et la reconnaissance de notre centre-ville à travers le label « Patrimoine XXe siècle » donne des pistes pour la mise en tourisme de notre ville ».

« Cette reconnaissance marque le début de la reconquête par les Déodatiens de leur architecture et de leur territoire. Le label « Patrimoine du XXe siècle » permet de remettre en lumière l’architecture de la reconstruction. A l’avenir, il permettra également que cette architecture soit un véritable atout pour la ville » estime quant à lui Laurent Monbrun. Les allocutions terminées, une grande partie de l’assemblée s’est ensuite dirigée vers le musée Pierre-Noël, où s’est tenue à 18h30 au sein de la salle François-Cholé une grande table ronde consacrée au label « Patrimoine du XXe siècle », durant laquelle sont notamment intervenus le directeur de l’ENSA de Nancy Lorenzo Diez, le directeur du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement – CAUE – des Vosges Jean-Marie Grosjean, l’architecte des bâtiments de France Gaëlle Perraudin, la conservatrice régionale des monuments historiques Carole Pezzoli, le conservateur régional des monuments historiques Jonathan Truillet et le maire David Valence.

J.J.




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