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dimanche 15 sept 2019
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Conseil Municipal : « Le budget de l’année 2017 sera caractérisé par sa rigueur et son ambition ».

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Les élus du Conseil Municipal de Saint-Dié-des-Vosges se sont réunis au Grand Salon de l’Hôtel de Vill ce vendredi soir, sous la présidence du maire David Valence.

Avant dernière de l’année 2016, cette réunion automnale était largement consacrée au débat d’orientation budgétaire. Non soumis à quelconque vote, le débat d’orientations budgétaire a pour vocation de donner une idée de la direction dans laquelle le Conseil Municipal souhaite emmener la ville lors du prochain exercice financier. Mais avant d’évoquer les grandes lignes du budget 2017, le premier magistrat a brièvement présenté la situation financière de la Ville, comme il le fait désormais au début de chacune des séances du Conseil Municipal. Au 31 octobre 2016, les charges à caractères générales ont ainsi baissé de 10,3% par rapport à 2015, ce qui représente une économie de 673 000 euros. Dans le même temps, les charges de gestion courantes ont diminué de 6,7%, tandis que les charges de personnel affichent quant à elles une baisse de 6%, soit une économie réalisée de 793 000 euros. Une économie due aux transferts de personnels à l’intercommunalité déodatienne. Concrètement, les objectifs financiers fixés avec le cabinet Delouatte en 2014 sont jusqu’à présents atteints en 2016, tout comme ils avaient été atteints en 2015 et tout comme ils devront être à nouveau atteints en 2017. Quant au solde de trésorerie, il s’élève à un peu plus de 9 millions d’euros et permettra de poursuivre l’exécution du budget sans avoir recours à des lignes de trésorerie. La parenthèse financière refermée, David Valence conclut l’introduction de la séance par 3 bonnes nouvelles, 3 subventions, d’un montant total d’environ 40 000 et respectivement attribuées par le Conseil Départemental, l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse et la DRAC.

Le maire s’est ensuite penché sur le prochain budget et les futurs investissements de la Ville de Saint-Dié-des-Vosges, lors du cinquième des points inscrits à l’ordre du jour de cette séance automnale, consacré au débat sur les orientations budgétaires 2017. « Ce budget se caractérise par sa rigueur et son ambition. Mais le fleuve de la constance chemine également dans ce budget, car la confiance découle de la constance. Cette constance est la clé de ce budget Depuis notre arrivée en avril 2014, nous avons été constants dans nos 3 objectifs, qui sont le redressement financier, l’amélioration de la qualité de vie des habitants ainsi que de l’attractivité de la ville. Nous sommes et restons dans la continuité de ce que nous avons décidé » souligne David Valence. Et d’ajouter que « le redressement financier nous est d’abord imposé, avant même que nous ne l’ayons décidé, dans un contexte de désengagement croissant de l’Etat à l’égard des collectivités locales. A ce désengagement viennent s’ajouter la gestion de la précédente Municipalité et les emprunts toxiques contractés par cette dernière. Dans ce contexte particulièrement difficile, l’effort de redressement de financier est indispensable. Pour 2017, nous nous engageons une fois de plus à maintenir la fiscalité à ses taux actuels. Et parce que nous désendettons la Ville à hauteur de 2 millions d’euros chaque année, nous réussissons à faire progresser de manière significative le volume de nos investissements ».

A ce propos, les investissements inscrits au budget 2017 seront de l’ordre de 900 000 euros plus importants qu’en 2016, passant de 3,1 millions à 4 millions d’euros. Soit une augmentation de 29%. Cette somme d’investissements sera en partie consacrée au lancement du plan voirie, qui se déploiera en 2017 et pour lequel un million d’euros seront au minium affectés chaque année à la réfection de la voirie déodatienne. A titre de comparaison, l’enveloppe allouée à la voirie représentait la somme d’environ 400 000 euros en 2016. « Ce plan de voirie très ambitieux répond à une demande récurrente des citoyens » précise le premier magistrat. Une grande part des ressources d’investissements seront destinées au projet « Coeur de Vie », avec l’aménagement d’un grand parc sur la rive gauche de la Meurthe, à l’emplacement de l’ancienne piscine municipale. Ce qui comprendra notamment l’installation de différents jeux pour enfants, la réalisation d’un skate park ainsi que des modifications et réfections de voirie. Le programme des investissements de l’année 2017 comporte également la poursuite de la modernisation de l’éclairage public, de la rénovation énergétique des bâtiments publics et des investissements dans les écoles, la réfection du terrain de rugby du stade Pierre-Pebay, l’aménagement d’espaces verts à Kellermann ainsi que d’un verger pédagogique à l’Orme, sur le même modèle que celui du quartier Saint-Roch…

Quant aux investissements futurs, dont certains d’entre eux seront impulsés en 2017 et se poursuivront les années suivantes, un plan de déplacement et un plan d’accessibilité pour personnes handicapées seront mis en oeuvre, un pôle multimodal verra le jour du côté de la gare, la piste d’athlétisme du parc des sports sera sécurisée et rénovée, un second terrain de football synthétique sera créé, de même que des vestiaires au stade Pierre-Pebay, une réflexion sera menée autour d’une possible extension du musée Pierre-Noël et une étude sera lancée en vue de l’aménagement, sur le site de l’ancienne usine Sylva du quartier Kellermann, d’une bibliothèque entièrement numérique et d’une résidence d’architectes.

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« Le montant des investissements est encore insuffisant pour une ville de cette taille, mais c’est une bonne chose qu’un million d’euros soient alloués pour la réfection de la voirie. Il était temps de mettre une somme importante pour la réfection des rues de la ville. La mise en oeuvre du plan de déplacement et du plan d’accessibilité pour personnes handicapées sont très importants et semblent urgents. Nous pensions que cela allait être fait très rapidement » estime le conseiller municipal du groupe d’opposition Union Pour Saint-Dié Michel Cacclin, une fois la présentation des orientations budgétaires terminée, tout en ajoutant que « les projets comme les vergers pédagogiques ou ceux de l’ancienne usine Sylva sont financés à 80% par la DSU – Dotation de Solidarité Urbaine – car ils concernent les quartiers dits Politique de la Ville. C’est un financement d’Etat. Le budget de cette année n’est pas à la hauteur des Déodatiens. Votre préoccupation était le désendettement. La dette de chaque Déodatien va baisser d’à peine 9 euros sur le budget principal ». « La baisse de la dette par habitant représente non pas 9 euros, mais 19 euros pour le budget principal et 74 euros tous budgets confondus chaque année. Depuis le début de l’actuel mandat municipal, la dette a diminué de 230 euros nets par habitant. La DSU n’est pas la DPV – Dotation Politique de la Ville. La DSU ne finance pas des investissements. Elle ne couvre aucun investissement, elle est une modulation de l’ensemble des dotations versées par l’Etat. Elle n’a donc rien à voir avec la DPV. Il faut être très précis et connaître les mécanismes budgétaires lorsque l’on veut croiser le fer. Aujourd’hui, l’Etat nous soutient sur un certain nombre de projets, mais c’est bien la Ville qui décide de ces projets, qui est maître d’ouvrage et qui réalise donc ces investissements. Ces aides à l’investissement au titre de la DPV représentent en 2017 une enveloppe de 400 000 euros. Il est donc erroné et imprécis de parler de DSU, de même que de dire que tout ce que fait la Ville dans ces quartiers est permis grâce aux soutiens de l’Etat » lui répond le maire.

Pour la conseillère municipale Christine Urbès, également du groupe Union Pour Saint-Dié, « le lancement du plan de déplacement est très urgent. Nous demandons de repousser le projet de parc rive gauche, qui n’est selon nous pas une priorité à l’heure actuelle. Au début du mois de septembre dernier, nous avons proposé un plan de relance porté par 19 mesures, parmi lesquelles le réaménagement de la place du marché et la réinstallation de commerces. Des dispositifs d’accompagnement existent pour aider les commerces à s’implanter ». Toujours du côté d’Union Pour Saint-Dié, Jean-Louis Bourdon a pour sa part soulevé la question du projet de regroupement de 14 classes, maternelles et primaires, au sein de l’école Clémencet. « Nous nous interrogeons sur la faisabilité de ce regroupement et aux conséquences pour les enfants. Nous pensons que les jeunes élèves de ce quartier méritent mieux ». « Nous nous félicitons de la réfection du stade de rugby, mais nous émettons cependant des interrogations quant à la définition d’une politique globale du sport dans notre ville. Quand on compare avec ce qu’il se passe à Epinal, Saint-Dié-des-Vosges se trouve très loin du chef-lieu départemental » poursuit le conseiller municipal d’opposition. Et le maire David Valence de leur apporter une réponse commune en affirmant « qu’il est confortable de dire que tout est prioritaire. Nous faisons précisément ce que nous faisons actuellement afin de léguer une situation meilleure à ceux qui viendront après nous. Nous oeuvrons notamment à retrouver progressivement un investissement conforme à la taille de notre ville. Pour ce qui est du sport, je pense que la politique de cette ville est cohérente. Elle consiste à principalement soutenir des équipes emblématiques susceptibles d’obtenir des résultats ainsi que les clubs ayant fait le pari de la formation des jeunes, un pari trop souvent négligé par les clubs qui engagent des mercenaires ».

J.J.

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