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lundi 27 mai 2019
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Les cheminots grévistes déodatiens déterminés à « ne rien lâcher »

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Les cheminots français sont actuellement en grève pour protester contre la réforme de la SNCF voulue par le Gouvernement. Depuis 19h lundi et jusqu’à 4h demain jeudi, le trafic ferroviaire est très fortement perturbé à travers tout le pays. Le mouvement de grève reprendra ensuite dès samedi soir, à 20h. Un bras de fer entre les cheminots et le Gouvernement qui semble bien parti pour durer. A Saint-Dié-des-Vosges, où l’ensemble des lignes sont fermées pendant la grève, les cheminots grévistes se disent déterminés à « ne rien lâcher. »

« C’est un beau mouvement, bien suivi. Ici, nous sommes entre 80% à 90% de grévistes. Rien ne circule sauf des bus vers Sélestat. Si demain tout ce qui se trouve dans cette réforme est mis en application, alors ce sera dur pour l’ensemble des salariés français, pas uniquement les cheminots. Le statut des cheminots est soit-disant responsable de la crise ferroviaire, mais ce sont des inepties. C’est simplement un chiffon rouge agité par le Gouvernement. Le nombre de cheminots sous statuts a diminué ces 15 dernières années, alors que dans le même temps la dette a explosé. Mais outre la suppression du statut de cheminot, nous nous opposons aussi à cette réforme car elle implique la transformation de la SNCF en Société Anonyme, l’ouverture à la concurrence et la fermeture des petites lignes. La mise à disposition d’agents de la SNCF aux entreprises concurrentes est également une source d’inquiétudes » a déclaré ce mercredi matin Rémy Géhin, secrétaire-adjoint du syndicat cheminots CGT de Saint-Dié-des-Vosges.

Mais ce qui ne passe également pas pour les cheminots grévistes déodatiens, ce sont « les attaques répétées que subissent les cheminots voilà maintenant 3 à 4 mois. On raconte n’importe quoi à notre sujet, comme le supposé âge de départ à la retraite à 50 ou 52 ans. On est certes d’accord de dire qu’on n’est pas les plus à plaindre, mais on n’est pas non plus les privilégiés que de nombreux médias décrivent. Dans un souci de rétablir certaines vérités, nous allons sensibiliser l’opinion publique à Saint-Dié-des-Vosges la semaine prochaine, hors de la gare, en revenant notamment la réalité du statut. Et dans tous les cas, ce n’est pas aux cheminots de payer les mauvais choix passés de la SNCF, et donc de l’Etat. »

J.J.




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