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samedi 24 août 2019
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Jacques Cuny revient aux sources pour son dernier film "Aux sources de mes Hautes-Vosges"

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Aux_Sources_de_mes_Hautes-Vosges

Image tirée de la bande-annonce du film « Aux sources de mes Hautes-Vosges ».

Jacques Cuny est une figure emblématique de la vallée de la Haute Meurthe. Depuis plus de 20 ans, il sillonne, arpente et immortalise les Vosges, ses Vosges, pour saisir au moyen de sa caméra des instants de nature aussi éphémères qu’uniques… mais aussi des tranches de vie des derniers irréductibles de la vallée. Des irréductibles fermiers qui vivent encore comme autrefois, au rythme des saisons.

De ces innombrables images et sons qu’il a capturé ces dernières décennies, Jacques Cuny en a fait des films. Plus d’une dizaine à ce jour. En parallèle et dans un tout autre registre, le Léonardien a également réalisé des films donnant la parole aux déportés et victimes de la barbarie nazie. Fruit d’une passion restée intacte au fil des années, fruit d’incalculables heures sur le terrain et d’incalculables heures de montage, l’oeuvre de Jacques Cuny est un vibrant hommage à la faune, la flore et les habitants des Hautes-Vosges. Dans ses films, rien n’est laissé au hasard mais rien n’est dicté. Ici, pas de scénario prédéfini, pas d’effets spéciaux et encore moins de voix off. Car Jacques Cuny laisse ses sujets s’exprimer, qu’ils soient un fermier de La Bresse, un cerf majestueux, un arbre ou un cours d’eau. Simplicité, minutie et surtout authenticité sont les maîtres-mots de cet autodidacte convaincu, ancien professeur de mécanique aujourd’hui à la retraite.

Trois maîtres-mots qui caractérisent de bout en bout « Aux sources de mes Hautes-Vosges », le dernier film en date de Jacques Cuny… et l’ultime selon ses dires. Car ce 16ème long métrage pourrait bien être le point final d’une longue série commencée il y a bientôt un quart de siècle, en 1994. Pour ce nouveau film, qui a été présenté en avant-première au cinéma de Corcieux le 8 avril dernier, le vidéaste y a mis tout son coeur et son âme. Autant, voire encore davantage que ses précédentes réalisations. Pas moins de sept années ont ainsi été nécessaires pour qu’aboutisse cet ambitieux projet, qui découle de 50 heures de tournage pour 7000 plans dans le banc de montage. De ces 7000 plans, 927 ont été retenus pour ce véritable retour aux sources d’un peu plus d’une heure. 75 minutes durant lesquelles défilent, devant les yeux des spectateurs, des scènes dont seul Jacques Cuny a le secret. Des scènes résolument « photographiques » dans leur composition, très travaillées et portées par des images magnifiques, qui s’entremêlent sur fonds de musique classique.

Un mince filet d’eau ruisselant dans des pierres, des arbres bousculés par le vent, la Petite Meurthe évoluant au fil des saisons, des hérons nourrissant leurs petits au sommet d’un grand sapin, un martin-pêcheur dérangé dans sa pêche par une rare cigogne noire, des vaches gambadant de joie au sortir de l’hiver… sans oublier le quotidien rustique et fermier de Gisèle, Pierre, Gilbert, Claude et Eric, Christian et Marianne. Des personnages sincères et attachants, derniers représentants des Hautes-Vosges d’antan… celles des « Grandes Gueules » avec Bourvil et Ventura. « A travers ce film, je présente « mes » Hautes-Vosges, car chacun d’entre nous en a une vision différente » précise Jacques Cuny, qui présentera officiellement « Aux sources de mes Hautes-Vosges » le jeudi 17 mai prochain à la MCL de Gérardmer, avec une double projection à 15h puis à 20h30. Un film beau, simple et émouvant… et un bel hommage, une fois encore, à notre massif vosgien. Renseignements complémentaires sur le nouveau site Internet de Jacques Cuny.

J.J.




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