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vendredi 13 déc 2019
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Nouveau mouvement de grève dans les hôpitaux de la Communauté d’Etablissements de la Déodatie

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Manifestation_CH_Saint-Charles_CGT

Un mois et demi après la mobilisation du 27 septembre dernier (voir notre précédent article), une nouvelle journée de grève était organisée au Centre Hospitalier Saint-Charles, au Centre Hospitalier Intercommunal des 5 Vallées ainsi qu’au Centre Hospitalier de Gérardmer en ce mardi 13 novembre.

Alors qu’il y avait environ 30% de grévistes sur le site de Raon l’Etape, à Saint-Dié-des-Vosges les grévistes n’étaient pas très nombreux en milieu d’après-midi. Parmi eux se trouvait Denis Gillet, secrétaire départemental CGT Santé et action sociale, venu soutenir la mobilisation déodatienne.

Une mobilisation toujours lancée à l’appel du syndicat CGT, toujours pour dénoncer des conditions de travail qui, selon les syndiqués et grévistes, continuent de se dégrader au fil des années. « Le système de santé français se dégrade depuis ces 12 dernières, et cela va en s’accélérant » déplore sur place Alain Brison, secrétaire général CGT du Centre Intercommunal des 5 Vallées.

Ce dernier d’apporter des exemples concrets quant à la situation actuelle. « Aujourd’hui en France, on privilégie l’hospitalisation à domicile. Ce changement de politique implique qu’il n’y a que des patients grabataires dans les service Soins de Suite et de Réadaptation – SSR – comme c’est le cas au Centre Hospitalier Intercommunal des 5 Vallées. Cela est donc beaucoup plus compliqué qu’auparavant pour le personnel de santé, sachant que sur le site de Raon l’Etape, il n’y a qu’une seule infirmière pour 30 patients. Et c’est sans évoquer le management pour le moins agressif de l’un des cadres de santé. L’idéal serait 3 infirmières pour 50 patients. Ce n’est plus possible de fonctionner ainsi. Autre exemple, il n’y a que 40 candidats pour 70 postes à l’école d’aide-soignants de Saint-Dié-des-Vosges. C’est du jamais vu. Mais ce métier, comme celui d’infirmière et d’autres, ne donne tout simplement plus envie compte tenu des conditions de travail. Le trou de la Sécurité Sociale est rebouché depuis maintenant 3 ans mais les hôpitaux doivent fournir de plus en plus d’efforts. Il faut arrêter de taper sur les hôpitaux. Pour la CGT, un Etat ne peut pas vivre sans une fonction publique. Tout ce que l’on demande avant tout, c’est de travailler dans de bonnes conditions. Rien de plus. »

Même son de cloche pour Nathalie Rovel, secrétaire du syndicat CGT au Centre Hospitalier Saint-Charles. « Nous déplorons également une dégradation des conditions de travail, des personnels soignants comme non soignants, avec notamment un épuisement du personnel de certains services du Centre Hospitalier et de l’EHPAD de Foucharupt. Nous revendiquons l’arrêt immédiat du plan de retour à l’équilibre prévoyant la suppression de 35 équivalents temps plein sur 4 ans, surtout qu’il y a eu 22 000 heures supplémentaires sur l’exercice allant d’avril 2017 à avril 2018. Nous demandons aussi la fin des rappels sur les jours de repos; davantage de remplacements des arrêts maladies et accidents, qui sont actuellement insuffisants; la fin de la politique du recours exclusif aux contractuels; le respect du travail des agents à temps partiel; des équipes de nuit fixes le jour comme la nuit; l’équité du temps de travail pour le personnel ASH – Agent des Services Hospitaliers… »

En marge de ce mouvement de grève, les responsables syndicaux CGT ont rencontré lundi soir Pierre Tsuji, directeur de la Communauté d’Etablissements de la Déodatie, et la directrice adjointe Sophie Voirin, afin de leur faire part de leurs revendications. De cet entretien avec la direction, et des négociations qui s’y sont tenues, en sont ressorties quelques avancées en faveur du personnel hospitalier. « Monsieur Tsuji nous a entendus et il a été convenu de revenir sur la politique de non stagiairisation des agents; sur le fond et la forme des procédures de rappels sur les jours de repos des agents; sur le fait que les équipes de nuit et de jour restent fixes; sur l’arrêt du travail à la carte en fonction du taux d’occupation des lits. » Des accords qui sont pour le moments oraux, mais qui devraient être prochainement entérinés pour être effectifs au début de l’année 2019.

J.J.




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