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dimanche 21 avr 2019
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Voeux 2019 de la sous-préfète de l’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges Sylvie Siffermann : « On ne subit pas l’avenir, on le fait ensemble. »

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Alors que la fin du mois de janvier approche, les cérémonies de voeux pour la nouvelle année 2019 se poursuivent en Déodatie. Ce lundi en fin de journée, c’était au tour de la sous-préfète de l’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges Sylvie Siffermann de se livrer à cet exercice, et ce pour la première fois depuis sa nomination à ce poste.

En présence du préfet des Vosges Pierre Ory, de nombreux élus et forces vives du territoire, Sylvie Siffermann est tout d’abord brièvement revenue sur son arrivée en terres déodatiennes, le 9 avril 2018. Soit à peine 10 jours avant la visite officielle à Saint-Dié-des-Vosges du président de la République Emmanuel Macron. « Dans la prise de fonction, c’est ce qu’on appelle un démarrage sur des chapeaux de roues. Cette entrée en matière « décoiffante » m’a cependant permis de nouer des contacts rapides, efficaces et directs avec les élus locaux et le staff de Ville et la Communauté d’Agglomération. Ce que j’aurais peut-être mis des semaines à faire en temps normal. »

Puis, remerciant le maire de Saint-Dié-des-Vosges David Valence, « pour la confiance que vous m’avez accordée sans réserve dès le 9 avril alors que nous ne nous connaissions pas dans ce challenge initial d’une visite présidentielle », ainsi que les maires et élus de la ruralité, « pour l’accueil que vous m’avez réservé dans chacune des 43 communes de l’arrondissement que j’ai visité personnellement depuis 9 mois », la sous-préfète a tenu à insister sur le fait que « s’il n’y a pas de pétrole dans le Massif des Vosges, il y a des idées et l’innovation. Nous pouvons être fiers de détenir un centre de recherche en fabrication 3D de notoriété internationale – le CIRTES – une école d’ingénieur, un IUT à dominante numérique, plusieurs lycées, collèges, écoles et CFA, des entreprises diverses et variées et qui pour certaines sont des réelles pépites, comme lorsqu’on évoque des pépites d’or dans le Far West… Des ressources en femmes et hommes de ce territoire qui se battent tous les jours et qui s’impliquent pour réussir la transition économique, sociale et écologique. »

Et d’ajouter que « en arrivant à Saint-Dié-des-Vosges, territoire impacté par la crise économique, par plusieurs plans sociaux et fermeture d’entreprises, je me suis dit que j’allais mobiliser toute mon énergie pour mettre mes compétences professionnelles au service de ce territoire en transition, pour en faire un laboratoire d’innovations et de coopérations. J’ai notamment souhaité donner la parole aux femmes, trop souvent peu écoutée. J’ai donc créé un groupe « Femmes du territoire » avec des élues, des cheffes d’entreprise et des présidentes d’association, où nous échangeons sur ce qu’il est possible de faire pour « aider » l’emploi et le développement sur ce territoire. Je suis persuadée qu’il faut mettre de la compréhension humaine au coeur de nos dispositifs, de nos fonctionnements, de nos pratiques et même de nos attitudes, pour mieux construire, pour mieux coopérer. »

Avant d’inviter l’assemblée à partager le verre de l’amitié, Sylvie Siffermann n’a pas manqué d’évoquer le mouvement des gilets jaunes. « Dans cette nouvelle année qui démarre à l’heure de la formulation des voeux d’avenir, quelque peu perturbé par le contexte de crise des gilets jaunes en France. Ces gilets jaunes qui expriment pour certains, et ils sont majoritaires, des revendications légitimes qui ont été entendus puisque le président de la République a débloqué 10 milliards d’euros le 10 décembre en réponse, et a renoncé à la taxe sur les carburants. Ce contexte perturbé me semble toutefois un peu surréaliste par rapport à des situations réelles plus dramatiques d’autres pays ou continents moins bien nantis et lotis que nous, où des enfants meurent encore de faim. »

« N’oublions pas que nous vivons dans une démocratie garantissant le droit d’expression, le droit de manifester, le droit de s’opposer, le droit de circuler librement, d’aller et de venir, de commercer… mais n’oublions pas non plus qu’en France, un filet social basé sur la solidarité nationale protège les plus fragiles d’entre nous. Revenons à la sérénité et au dialogue dans le cadre du grand débat national. Défendons les valeurs de la République et stoppons les dérives extrêmes inadmissibles, qui cherchent juste la confrontation avec les forces de l’ordre dans des guérillas urbaines. Il y a des individus très écoutés sur les réseaux sociaux qui n’ont qu’un objectif, qui est celui de renverser la République. C’est insupportable, il faut que cela cesse. Ce n’est pas digne de la France. Ce n’est pas la volonté de la majorité des Français. En conclusion, je reprendrais une citation de Georges Bernanos qui disait « on ne subit pas l’avenir, on le fait ». Je rajouterai un mot « ensemble ». On ne subit pas l’avenir, on le fait ensemble. »

J.J.




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