Search
samedi 23 mar 2019
  • :
  • :

Conseil Municipal : Une séance pré-printanière consacrée aux questions citoyennes

image_pdfimage_print

CR_CM_15032019 (2)

Les membres du Conseil Municipal de Saint-Dié-des-Vosges se sont réunis ce vendredi soir au sein du Grand Salon de l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire David Valence. Une séance pré-printanière un peu particulière, car largement consacrée aux questions posées au préalable par des citoyens. Par des Déodatiens en grande majorité, mais pas uniquement (lire notre précédent article).

Au nombre de 14, les questions sélectionnées au préalable par les présidents de groupes, parmi les 57 posées au total du 22 février au 8 mars, étaient réparties selon 7 thématiques. Respectivement la vie quotidienne et le cadre de vie; les transports; les finances; la vie associative et sportive; l’éducation et la jeunesse; la tranquillité publique; les affaires sociales et la santé A noter que pour chacune de ces questions, le débat était ouvert au sein du Conseil Municipal une fois la réponse apportée par le maire ou un adjoint. A noter également que les 43 personnes dont les questions non pas été abordées ce soir recevront prochainement un courrier-réponse.

1)Question lue par la conseillère municipale Roselyne Froment : « A quand la réparation de la passerelle qui relie les rues d’Alsace et de la Paix ? »

Réponse de l’adjoint aux Travaux Patrick Zanchetta : « Le 10 septembre 2018, la passerelle est endommagée par le passage d’un train TER SNCF, dont les pantographes n’ont pas été redescendus. La SNCF est donc responsable de ces dommages. Le lendemain, soit le 11 septembre, nous avons adressé une déclaration de sinistre à la SNCF, en signifiant que ce dossier était très urgent. Le 20 novembre, une expertise a été réalisée sur place. Une relance de la part de notre expert a été effectuée le 7 février dernier. Nous avons redemandé à être tenus au courant de l’avancée du dossier, mais nous n’avons toujours pas de nouvelles. A ce jour, nous n’avons aucune réponse de la SNCF, et ce malgré nos relances. Il s’agit d’un dossier complexe compte tenu de la responsabilité de la SNCF, mais qui est suivi d’une manière très vigilante par les services municipaux. »

2)Question lue par la conseillère municipale Jacqueline Thirion : « J’aimerais que les adresses des associations patriotiques figurent dans le magazine municipal « Déodatiens » ».

Réponse du premier adjoint Bruno Toussaint : « Après l’accord de monsieur le maire, nous mettrons prochainement en ligne sur le site de la Ville les coordonnées de toutes les associations patriotiques. Puis dans un second temps, nous communiquerons les adresses de ces mêmes associations dans un numéro du magazine municipal. »

3)Question lue par le conseiller municipal Issam Benouada : « Serait-il possible d’avoir quelques bancs en plus vers la place Stanislas et en descendant l’avenue de Robache ? »

Réponse de l’adjointe à l’Urbanisme Claude Kiener : « Notre ville dispose actuellement de 320 bancs. Depuis notre arrivée en 2014, nous avons très fortement enrichi notre parc de mobiliers urbains. 46 ont par exemple été installés au sein du parc Simone-Veil, tandis que 40 bancs supplémentaires seront mis à disposition des habitants dans le futur parc Camille-Sée de Kellermann et le futur parc de l’Orme. En ce qui concerne les rues, l’installation de bancs nécessite de respecter une largeur de passage d’au moins 1m40. Ce qui est difficilement possible dans la majorité des rues déodatiennes. Nous allons toutefois réfléchir pour installer un nouveau banc rue Stanislas ainsi que 3 autres bancs à proximité du cimetière, au niveau de la Côte Calot. »

Intervention de Michel Caclin : « une personne résidant à Saint-Déodat, qui se rend régulièrement à la médiathèque Victor-Hugo, m’a à ce sujet sollicité. Pourquoi ne pas aménager un banc d’un banc près du pont du Robache ? »

4)Question lue par la conseillère municipale Marie-Claude Ancel : « En ce qui concerne les bus qui desservent l’école Paul-Elbel, plusieurs points restent incompréhensibles. Pourquoi les chauffeurs ne coupent-ils jamais leur moteur et le laisse tourner quelquefois pendant plus de 30 minutes, été comme hiver ? Afin d’éviter les enfants sur la route, pourquoi les bus ne passent-ils pas par derrière l’école, là même où la ville a fait un parking ? »

Réponse de l’adjoint aux Travaux Patrick Zanchetta : « La Ville est déjà intervenue sur ce sujet. Plusieurs courriels ont été envoyés à la société de transport, qui a demandé à ses chauffeurs de couper les moteurs de leurs véhicules. J’ai moi même appelé la société cet après-midi pour qu’une nouvelle piqure de rappel soit faite aux chauffeurs, en espérant une amélioration de leur comportement à l’avenir. Quant à la seconde question, nous allons étudier la possibilité de faire passer le bus par l’avenue de la Vanne de Pierre. Cela est envisageable. Nous devons nous mettre autour d’une table pour en discuter avec toutes les personnes concernées. Nous comptons bien régler ce problème définitivement. »

5)Question lue par la conseillère municipale Gina Filogonio : « Le transport s’est détérioré. En effet, les bus de remplacement ont très peu de places assises. Aux heures de pointe, cela pose problème. Les personnes handicapées ne peuvent plus monter car la passerelle est inexistante ou ne fonctionne plus. »

Réponse du maire David Valence : « C’est évidement un problème. Il y a eu une défection importante du matériel de l’entreprise délégataire, ce qui l’a amené à mettre en place des bus de remplacement. Tous les véhicules sont équipés de rampes amovibles permettant de faire accéder les personnes à mobilité réduite. Le problème vient surtout du fait que les arrêts ne sont pas à bonne hauteur. Pour autant, nous avons à réfléchir sur la prochaine délégation de service public, mais aussi sur l’investissement matériel que nous allons demander à la société. Si nous faisons ce choix de renouveler profondément le parc de matériel, il faudra investir de façon assez considérable. Je pense que la question du matériel sera beaucoup plus présente dans la prochaine délégation de service public. »

6)Question lue par le conseiller municipal Pierre Jannel : « Concernant le quartier gare, y aura-t-il une réunion publique pour préciser ce qui est prévu en matière de sécurité, d’environnement, de salubrité et de cadre de vie pour les habitants de quartier ? »

Réponse du maire David Valence : « Il va y avoir de nouveau une communication sur les travaux à réaliser. L’idée est de présenter les aménagements à venir une fois que les démolitions seront terminées. Ces aménagements seront présentées aux riverains lors d’une réunion publique qui aura lieu en septembre, lorsque la partie démolition sera encore en cours mais que la partie aménagement ne sera pas encore débutée. »

7)Question lue par Christine Urbès : « Lors de l’arrivée ou sortie des classes de l’école de Marzelay, les stationnements sont dangereux, surtout au niveau du virage, pour ceux qui arrivent du restaurant la Veneto. Cela risquerait un accident, tant niveau matériel que physique. On est surpris du stationnements des véhicules à cet endroit là. Vous devriez mettre en place un stationnement que d’un seul côté, qui ne gênerait pas et ne serait pas dangereux, et permettrait une meilleure circulation. »

Réponse de l’adjoint aux Travaux Patrick Zanchetta : « Le stationnement est autorisé uniquement du côté de l’école. Il est d’ailleurs le seul matérialisé par un traçage et des emplacements délimités. Mais des parents d’élèves ne respectent pas ce stationnement. Nous avons étudié plusieurs possibilités pour rendre l’accès ou le départ de l’école plus sécurisé, comme par exemple l’installation de ralentisseurs ou une réduction de la limitation de vitesse à 30Km/h. Mais encore faut-il que nous puissions faire respecter cette limitation. »

Intervention du conseiller municipal Serge Vincent : « Lors du prochain mandat, il y aurait à réfléchir sur la maison de quartier de Marzelay, qui pose quelques soucis non négligeables. Alors peut être qu’avant de lancer de gros travaux d’aménagements routiers, il y a une réflexion à mener pour enlever cette maison de quartier, qui n’est plus aux normes et plus adaptée aux habitants du quartier. »

8)Question lue par la conseillère municipale Sophie Taesch : « Un beau centre-ville est un centre-ville piéton. C’est à dire avec des bacs à fleurs, des arbres, des pistes cyclables, des endroits agréables pour s’asseoir. Pourquoi cette mesure n’est-elle pas prise ? Elle serait également bénéfique pour les petits commerces et le tourisme. »

Réponse de l’adjointe au Coeur de ville Dominique Chobaut : « Lors de la réhabilitation de la rue Dauphine, nous avons souhaité donner une place plus importante aux piétons et aux cyclistes tout en amenant plus de verdure. De plus, le jardin Simone Veil offre un cadre agréable et accueillant qui complète le parc Jean-Mansuy, et nous menons une politique volontariste de plantation d’arbres. En ce qui concerne la piétonisation du centre-ville, cette démarche ne peut se réaliser qu’avec la concertation des commerçants et des habitants. Elle nécessiterait également d’importants travaux, ne pouvant donc s’inscrire que dans une étude globale de la circulation de notre centre-ville. »

Intervention du conseiller municipal Michel Cacclin : « De nombreuses villes de France ont pris la décision de piétonniser leur centre-ville, et pratiquement de ces villes n’est ensuite revenue sur ce choix. Avec un centre-ville piétonnisé, les gens s’approprient la rue et il y a une sécurité accrue. Tout le monde aurait à y gagner. Cette mesure pourraient être mise en oeuvre ne serait-ce que quelques samedis après-midis durant l’été. »

9)Question lue par le conseiller municipal Sébastien Rochotte : « Pourquoi n’était-il pas prévu un aménagement cyclable le long de la Meurthe avec les nouveaux aménagements du parc et du skate-park ? »

Réponse du maire David Valence : « 9,3 kilomètres de pistes cyclables ont été réalisées depuis le début du mandat sur le territoire de la Communauté Agglomération. A ce propos, un travail est actuellement réalisé entre Les Pays de la Déodatie et de Remiremont, pour l’élaboration d’un schéma cyclable sur l’ensemble du massif vosgien. Une consultation va de plus être lancée par la Communauté d’Agglomération au mois d’avril, avec pour objectif de définir une liaison cyclable entre Raon l’Etape et Saint-Léonard. Bien sûr, cet aménagement passera par Saint-Dié-des-Vosges. Pour ce qui est du centre-ville, des pistes cyclables n’ont pas été identifiées en tant que telles au parc Simone-Veil, mais il y a une cohabitation relativement raisonnable entre cyclistes et piétons. On sera de toute manière amené à travailler sur cette question dans le cadre du schéma global précédemment évoqué. »

10)Question lue par la conseillère municipale Christine Felden : « Y a t-il des arrêts de bus proches de l’Espace François-Mitterrand pour se rendre sur la zone Hellieule ou autre ? Actuellement, quand on habite la rue du 11 novembre 1918 ou tout proche, nous devons nous rendre à pieds à l’arrêt de bus de la rue Thiers pour aller par exemple zone Hellieule, ce qui n’a pas de sens. De plus, cet arrêt à l’Espace François-Mitterrand serait judicieux car il est tout proche du parc Simone-Veil. »

Réponse du maire David Valence : « S’il n’y pas d’arrêt de bus à cet endroit, c’est essentiellement dû à la définition des itinéraires. L’arrêt le plus proche est un arrêt « Taddéo » situé rue des Trois Villes, quasiment à l’intersection avec la rue Stanislas. Il est donc possible d’appeler un véhicule qui permet de rejoindre notamment la zone commerciale. Pour la seconde partie de la question, cela viendra nourrir la réflexion pour la prochaine délégation de service public. »

11)Question lue par la conseillère municipale Isabelle de Becker : « Une voie verte est-elle prévue entre Saint-Dié-des-Vosges et Saint-Michel-sur-Meurthe ? »

Réponse du maire David Valence : « L’aménagement d’une voie verte sur cet axe nécessiterait l’artificialisation des sols, à moins d’identifier des axes routiers existants sur lesquels aménager des pistes cyclables. Mais il faut absolument lutter contre l’artificialisation des sols. La France a d’ailleurs un objectif de zéro artificialisation des sols d’ici 2050. Nous serons donc amenés collectivement à détruire des friches pour les renaturer. Il faudra s’y résoudre. L’utilisation de routes qui existent déjà est donc la solution privilégiée. »

12)Question lue par Françoise Legrand : « Dans le cadre de l’amélioration de notre environnement, le site de la cascade des Molières a été un endroit bucolique parsemé de petites pièces d’eau, canaux, cascades permettant une déambulation très agréable pour nos concitoyens et autres touristes. Son aire de pique-nique était très prisée des Déodatiens. Avez-vous un projet de remise en état du site, avec pourquoi pas la mise en place d’un chantier d’insertion ? »

Réponse de l’adjoint aux Forêts Patrick Zanchetta : « L’emprise de la cascade des Molières n’est pas sur le domaine communal, mais sur le domaine domaniale. La seule entité qui peut intervenir sur le site est donc l’ONF. Depuis notre visite du 16 octobre 2015, je me suis rendu sur le site pour m’occuper de l’endroit. Depuis 2015, la Ville demande d’engager des travaux. A 4 reprises nous sommes intervenus auprès de l’ONF. De plus, le Club Vosgien est disposé à effectuer des travaux gratuitement sur le site. Nous venons d’avoir un courrier de l’Agence Vosges Montagne, qui est prête à rédiger une convention afin que tous les acteurs se coordonnent pour la remise en état du site. Toutefois, l’ONF n’a pas de budget pour réaliser des travaux en 2019. De notre côté, nous ne relâcherons pas nos efforts. »

13)Question lue par le conseiller municipal Mustafa Guglu : « Est-il possible de développer les pistes cyclables pour rouler plus en sécurité, surtout depuis les quartiers éloignés ? Est-ce qu’il serait possible de mettre des trottoirs avenue de Verdun pour pouvoir se rendre en ville à pied et avec un minimum de sécurité ? »

Réponse du maire David Valence : « Ce que l’on peut envisager, c’est de demander au Conseil Départemental des Vosges, qui gère une partie de cette route, de lancer une étude sur l’ensemble des entrées de ville. Cela supposerait aussi qu’il y ait une réfection de voirie le long de l’avenue de Verdun. On va donc travailler sur cette question. J’estime que pour le programme de travaux 2020 –2026 il faudra réfléchir sur cette réfection de cette avenue. »

14)Question lue par la conseillère municipale Nathalie Tomasi : « Pourquoi n’y a t’il pas plus de système d’accroche vélo et de casiers pour les gens qui ont peur de se faire voler leur vélo pendant leurs courses par exemple ? »

Réponse du maire David Valence : « Nous sommes en train de discuter avec la Poste pour aménager 8 emplacements sécurisés rue Dauphine. Il existe aujourd’hui de tels équipements sur les quais, derrière la mairie, au Jardin Simone-Veil, au skate-park et à proximité de la Tour de la Liberté. Il faut que l’on puisse réfléchir à installer rapidement de tels accroches vélos dans d’autres rues, notamment rues Thiers et Stanislas ainsi que du côté de la rue d’Alsace. »

Quelques minutes après la clôture de la séance, les élus du groupe d’opposition Union Pour Saint-Dié ont tenu à exprimer leur satisfaction. « Nous sommes très satisfaits car c’était l’une de nos propositions que d’organiser un Conseil Municipal dédié aux citoyens. Nous sommes également satisfaits que la séance ait été suivie par un nombre de personnes plus important que d’ordinaire. Enfin, nous sommes satisfaits car la nature des questions posées ce soir ont montré que les Déodatiens sont attentifs à la vie de leur ville. Nous appelons donc à ce qu’il y ait d’autres Conseils Municipaux sur ce modèle. »

CR_CM_15032019 (3)

J.J.




Une réaction sur “Conseil Municipal : Une séance pré-printanière consacrée aux questions citoyennes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.