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samedi 14 déc 2019
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L’ADAE mobilisée à Saint-Dié-des-Vosges contre les animaux dans les cirques

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Action_Contre_Cirque_Avec_Animaux (1)

(Crédits photographiques Marc Fourniquet)

Samedi après-midi, l’Association de Défense des Animaux dans l’Est s’est mobilisée pour dénoncer l’exploitation des animaux dans les cirques, alors que le cirque Zavata s’est récemment installé à Saint-Dié-des-Vosges… sur un terrain privé puisque n’ayant pas reçu l’autorisation de la Mairie pour s’installer en ville.

Pour cette action estivale, une douzaine de défenseurs de la cause animale s’étaient installés rue Thiers, au niveau du passage Julie-Daubié. Sur place, les militants ont distribué des tracts de sensibilisation, invités les passants à signer une pétition, et ont déployé plusieurs panneaux et une banderole, sur laquelle on pouvait y lire « Ouvrons les cages. Animaux =/= (différent) divertissement ».

« Dompter un animal, c’est le briser, le forcer à se soumettre et à faire ce qu’il ne veut pas. Extirpé de son environnement naturel, l’animal n’est plus qu’un miroir de lui-même. C’est l’image de la bête qui est mise en scène et non plus l’animal en tant qu’être sensible, évoluant dans un environnement avec des besoins qui lui sont propres. Ainsi, si l’on entre dans un cirque, les défenses et le trompe de l’éléphant ne sont que des attributs « factices », n’ayant plus d’utilité fonctionnelle dans un milieu qui nie totalement la physiologie de l’animal. Malgré cela, et depuis des décennies, les professionnels du cirque continuent, dans une surenchère, de « plier » la nature de l’animal à leur bon vouloir. On retrouve le même phénomène d’annihilation de la bête dans les voitures-cages, où le groupe social est scindé ou inexistant, où la distance de fuite est impossible, où l’espace et la locomotion sont limités au seul 3 ou 4m² de la cage du camion. Face à la restriction de ces comportements spécifiques, l’animal développe des comportements atypiques, preuve selon les spécialistes d’un mal-être voire d’une souffrance chronique » explique Maud Van Tieghem, présidente de l’ADAE.

Quant au cirque Zavata, l’association précise que « le cirque étant installé sur un terrain privé, la Municipalité ne peut rien faire. En revanche, elle a fait retirer les panneaux et affichages publicitaires sauvages sur l’espace public, et a également verbalisé. Pour notre part, un mail a été envoyé au propriétaire du terrain afin de l’informer qu’en recevant le cirque sur sa propriété, il cautionne la maltraitance des animaux et cela peut nuire à la réputation de son enseigne. »

J.J.




2 réactions sur “L’ADAE mobilisée à Saint-Dié-des-Vosges contre les animaux dans les cirques

  1. Baptiste

    J’aimerais savoir ‘si’l y a une mobilisation contre la venue du cirque Médrano à Epinal du 16 au 18.08 à Neufchateau la veille et à Saint-Dié le 18 ?
    A épinal on accepte encore les cirques, j’ai honte !
    Quand la municipalité comprendra t-elle qu’elle ternit l’image de la ville et que nombre de spinaliens ne et vosgiens ne veulent plus de cirques avec animaux.
    La ville aura beau avoir 4 étoiles pour ses fleurs, le maire parader sur Vosges télé, et les services municipaux promouvoir la culture…tant qu’il y aura du cirque la ville sera montrée du doigt et n’accèdera pas au classement des villes modernes, évoluées et éco responsable.

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  2. milady

    Oui c’est inadmissible d’autant plus que ces cirques anciens sont pauvres si on voit leur matériel eton se demande vraiment comment ils peuvent assumer des animaux qui coûtent chers en soins. Quand on sait ce que coute déjà un chien ou un chat en vétérinaire, nourriture et frais divers chaque année (pour un maitre responsable) alors que dire d’un éléphant ou d’un lion…

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