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samedi 14 déc 2019
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Signature de la convention actant la réouverture de la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges, en présence de la Ministre des Transports Elisabeth Borne

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Le service ferroviaire sur la ligne Epinal – Saint-Dié-des-Vosges est suspendu depuis le 22 décembre dernier. Une suspension due à la vétusté des infrastructures, notamment le tunnel de Vanémont. Mais à compter du début de l’année 2022, les trains TER effectueront à nouveau les 48 kilomètres de rails entre la Préfecture des Vosges et la ville centre de la Déodatie, en 53 minutes et avec un seul et unique arrêt à Bruyères.

Car c’est ce matin, en ce lundi 1er juillet, que la convention de financement actant la réouverture de la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges a été signée au Grand Salon de l’Hôtel de Ville déodatien, en présence de nombreux élus de la Ville, du Département et de la Région, du préfet Pierre Ory, de la sous-préfète Sylvie Siffermann et de membres du collectif d’associations « Vigilance Ferroviaire Sud-Lorrain ». Etaient présents parmi les élus le maire et vice-président du Conseil Régional délégué aux Transports David Valence, le député Gérard Cherpion, le sénateur Daniel Gremillet et le maire d’Epinal Michel Heinrich.

Une convention paraphée par la ministre des Transports Elisabeth Borne, le président de la Région Grand Est Jean Rottner et Patrick Jeantet, directeur national de SNCF Réseau, qui intervient un peu plus d’un an après l’annonce du président Emmanuel Macron, lors de sa venue à Saint-Dié-des-Vosges le 18 avril 2018, que la ligne vosgienne ne resterait pas fermée.

Concrètement, SNCF Réseau réalisera les travaux de régénération de la ligne, dont le montant global est estimé à 21 millions d’euros. Un investissement financé à hauteur de 40% par l’Etat, les 60% restants étant financés par la Région Grand Est. Ce qui représente des sommes de respectivement 8,4 millions et 12,6 millions d’euros. Le tout en sachant que c’est la Région qui sera chargée des modalités d’exploitation de la ligne. Ce qui, entre autres, implique une ouverture à la concurrence, comme ce sera également le cas sur les lignes Epinal – Strasbourg et Sélestat – Strasbourg. Cette triple ouverture à la concurrence sera par ailleurs une opération pilote à l’échelle nationale.

« Cette convention illustre la sincérité et la volonté du Gouvernement d’être à l’écoute des territoires. L’enjeu étant de trouver une solution de mobilité adaptée pour les habitants de chaque territoire » a déclaré Elisabeth Borne, tandis que pour le Jean Rottner, « cela exprime la volonté de la Région Grand Est de ré-ouvrir cette ligne du quotidien. C’est un engagement fort que nous allons tenir. » Et David Valence d’affirmer pour sa part que « cette ligne a aujourd’hui un avenir. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de le dire. Et c’est la Région et l’Etat qui vont lui redonner cet avenir, qui sera forcément différent de ce qui a précédé et qui passe par des solutions innovantes. Je pense par exemple à des dessertes entre Epinal et Strasbourg en liaisons directes, ou l’ouverture à la concurrence. »

Une fois la convention de financement signée, la ministre des Transports s’est rendue à la gare ferroviaire déodatienne, où lui a été présentée le futur pôle multimodal (lire notre précédent article), et où des cheminots syndiqués CGT lui ont fait part de leurs inquiétudes quant à la réforme de la SNCF. Peu avant 10h, Elisabeth Borne a pris la direction de Vittel afin de participer à une table-ronde dans le cadre du Grenelle des mobilités.

J.J.




9 réactions sur “Signature de la convention actant la réouverture de la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges, en présence de la Ministre des Transports Elisabeth Borne

  1. Marco

    Cette ligne va être remise en service (en 2022) et c’est bien, mais les travaux de « régénération » (joli!) de la ligne coûteront 21 millions € et elle sera ensuite ouverte à la concurrence? Les français payent pour réparer et d’autres en profitent pour l’exploiter (ou nous exploiter), comme pour les autoroutes et bientôt pour nos barrages hydroélectriques ! Au delà des discours et des sourires, c’est à pleurer!
    Et pour les 15000 passages à niveau « gardés », on fait quoi? On en reparlera au prochain accident!
    Gouverner, c’est prévoir.

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    1. Trou là là y tout.

      Si il n’y avait pas eu le racket des cheminots depuis 70 ans , il n’y aurait pas d’ouverture à la concurrence…
      Avec les 3.5 milliards par an que le contribuable verse pour combler le déficit de la caisse de retraite de ces gens là, il y avait moyen d’entretenir et de sauver de nombreuses petites lignes

      En l’occurrence, vive la concurrence ( ça rime..)

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    1. houlà.

      Avec l’argent des autres rien n’est cher.
      Il serait d’ailleurs intéressant de connaitre le cout moyen de ce truc ramené au passager transporté.
      Amortissements et entretien des matériels et infrastructures.
      Cout de fonctionnement comprenant énergies, salaires, et financement du déficit des caisses de retraites des personnels.

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  2. Martin

    Malgré le coût de la rénovation de la voie ferrée, c’est une bonne nouvelle que j’apprends car en parallèle je soutiens Tg2v pour le retour du train vers Gerardmer qui serait un grand bien. J’ai connu cette ligne avec du monde !
    En effet, je garde espoir de pouvoir revoyager sur ce tronçon de Laveline-devant-Bruyeres vers Gerardmer autant que celui d’Arches vers Saint-Die Des Vosges.
    À défaut, pourrait-on conserver les arrêts de Corcieux et Arches pour faciliter les besoins des usagers en plus de Bruyères ?

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  3. houlà.

    Le tronçon Nancy St Dié c’est 6000 billets jours ( sachant que tous les passagers ne vont pas jusqu’à St Dié ou Nancy ).
    En tant que contribuable, je voudrais connaitre ( avant sa fermeture )combien de passagers fréquentaient le tronçon Epinal St Die.
    Nos amis de la SNCF doivent avoir le nombre précis

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