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mercredi 28 oct 2020
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Vosges – L’or jaune du massif s’implante côté vosgien

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(Crédits photographiques Conseil Départemental des Vosges)

Alors que l’automne s’installe sur le département, une expérimentation destinée à réintroduire l’arnica sur le territoire vosgien se déroule sur les hauteurs de Xonrupt-Longemer, dans le secteur protégé du Jardin botanique du Chitelet. Missionnés par le Département des Vosges, les pépiniéristes de La Demoiselle épaulés par Mme Jager, ingénieur d’études en écologie, procèdent  à la plantation de plants d’arnica sauvage pour la deuxième année consécutive. L’an dernier 500 pieds d’arnica avaient été plantés sur les hauteurs de La Bresse et du Valtin.

Une plante rare, précieuse …

De son nom scientifique arnica montana, cette petite fleur d’un jaune vif et profond qui appartient à la famille des marguerites fait l’objet d’une attention particulière car elle ne pousse qu’à une certaine altitude, généralement aux alentours de 1000 m et exige un sol acide non fertilisé. Présente sur le massif vosgien, du côté du Markstein, l’arnica est une plante vivace dotée de nombreuses propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et circulatoires.

… et convoitée

Chaque année, entre 8 et 10 tonnes de plantes entières et 500 kg de capitules (fleurs sans la tige) sont récoltées au Markstein pour satisfaire la demande des laboratoires pharmaceutiques. Très convoitée par ces derniers qui l’utilisent notamment dans le traitement des douleurs musculaires, l’arnica est transformée à l’issue de la récolte en gels, granules, crèmes ou encore huiles. Cette ressource locale contribue ainsi à une activité économique importante, non seulement en aval mais également pour les communes propriétaires des terres où pousse l’arnica. Sensibilisés à la conservation de cette plante et pour faire face à sa disparition sur certains secteurs, le Parc naturel régional des ballons de Vosges et le Conseil départemental ont mis en place depuis 2007 une convention liant tous les partenaires concernés (collectivités, cueilleurs, labos,…) pour encadrer la cueillette et éviter la disparition de cette espèce. Le Département a souhaité aller plus loin en expérimentant la réimplantation d’arnica sur son territoire.

Après La Bresse et Le Valtin en 2018, le projet se poursuit cette année à Xonrupt-Longemer et Gérardmer. Rendez-vous d’ici deux à trois ans pour voir si les plants réintroduits ont réussi à se développer et à se multiplier naturellement.




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