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dimanche 25 oct 2020
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Matinée de manifestation à Saint-Dié-des-Vosges contre la réforme des retraites

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Mouvement_Grève_5_Décembre_SDDV (20)

Ce jeudi 5 décembre 2019 est marqué par un grand mouvement de grève à l’échelle du pays, pour protester contre le projet de retraite universelle par points. A Saint-Dié-des-Vosges, ce sont entre 250 et 300 personnes qui se sont rassemblées à la gare SNCF en milieu de matinée, quelques heures avant la manifestation départementale qui aura lieu cet après-midi à Epinal.

A l’initiative des cheminots, hospitaliers et enseignants, le rassemblement déodatien a réuni les organisations syndicales CGT, CGC-CFE, FO, FSU et SUD ainsi que des gilets jaunes. Après des prises de parole individuelles, c’est encadrés par la Police Nationale que les manifestants ont traversé la rue Gambetta, la place Saint-Martin, puis les rues Thiers et Stanislas, pour se rendre à la sous-préfecture afin de remettre à Sylvie Siffermann, sous-préfète de l’arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, une lettre destinée au président de la République Emmanuel Macron.

Une lettre signée par les représentants syndicaux présents, dans laquelle sont avancés des arguments contre la réforme des retraites. Le premier de ces argument étant que « l’instauration du système de retraite par points est un système individuel ne reposant plus sur le système de solidarité intergénérationnel ou l’Etat. Les gouvernements seront seuls décideurs, disposant de tous les leviers pour gérer les retraites en fonction des contraintes budgétaires et financières. »

Dans cette même lettre, on peut également lire que « ce projet aboutira à une baisse drastique des pensions de l’ordre de 30 à 40% dans de très nombreuses situations, entrainant la porte ouverte aux spéculateurs; aux fonds de pensions joués en bourse. […] Une nouvelle fois, le gouvernement veut opposer les régimes dits « spéciaux » au régime général, alors qu’avec ce projet tout le monde va y perdre ! »

Considérant cette réforme des retraites comme une « régression, dans un pays qui dégage tant de richesses aussi mal partagées », et estimant que « il en va de l’avenir de nos retraites, mais aussi de celles de nos enfants », les syndicats signataires de la lettre ont comme revendication l’abandon du projet, « qui ne peut conduire qu’à fabriquer davantage de misère », et le maintient les 42 régimes spéciaux, « dont le code des pensions civiles et militaires. »

J.J.




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