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samedi 24 oct 2020
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La santé passe par le coeur

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fedecardiophilippeJournées nationales

Avec la Fédération Française de Cardiologie Par Cœur et Santé -. Cette deuxième journée a été consacrée à des réunions plénières le matin et à des ateliers participatifs l’après midi qui ont permis aux représentants des clubs de rencontrer les salariés de la FFC pour leur poser des questions pratiques ou commander de la documentation.

Cet article revient sur les séances plénières.

Première réunion plénière : « Construisons ensemble la FFC des cinq prochaines années ! » Le Pr Alain Furber, président de la FFC, a présenté ses grandes orientations pour la FFC.

Mise en place d’une commission d’éthique, poursuite des actions ce ces dernières années, mise en place de salariés « coordinateurs de région » dans toutes les régions d’ici 2021, création d’une plate forme « web et régions » pour les associations, les clubs Cœur et Santé, les cardiologues et les bénévoles, amélioration de la communication entre les régions et les clubs en particulier en ce qui concerner leurs finances, création de « patients experts », mise en place de référents dans tous le centres de réadaptation, renforcement de l’aide à la recherche cardiologique.

Pour 2020, les campagnes de la FFC seront les suivantes : arrêt cardiaque, urgences cardiovasculaires : infarctus, et accident vasculaire cérébral.

Parcours du Cœur : développement des Parcours du Cœur scolaires, partenariat avec le Comité Olympique Paris 2024, modules de dépistage des facteurs de risques cardiovasculaire pour les Parcours du Cœur.

Jeunes : tabac, sédentarité et activité physique.

Le Pr Gérad Helft, président de la commission des gestes qui sauvent, a fait le point sur la prise en charge de l’arrêt cardiaque montrant en  particulier les données concernant la survie de la victime selon que les témoins ont utilisé ou non un défibrillateur : il existe une différence importante du taux de survie : 13,5 % des victimes sont en vie à un mois si un DAE a été utilisé contre 5,1% s’il n’a pas été utilisé. Les victimes sont dans 75% des cas porteuses d’une maladie coronarienne, connue ou non.

Des actions vont être mises en place avec la Direction Générale de la Santé au premier semestre 2020. L’objectif est d’arriver à un taux de survie global de 10% et un recensement fiable de 75% des DAE installés.

Le Pr Daniel Thomas a ensuite fait un exposé sur « Sevrage tabagique et vapotage ».

Il a rappelé que 22% des déçès imputables au tabac sont d’origine cardiovasculaire. Le risque d’infarctus est multiplié par 3, celui de l’AVC par 1,75, celui de l’anévrisme de l’aorte abdominale par par 3,5… Il a souligné que le vapotage était moins dangereux que la cigarette, mais qu’il s’agit d’un produit non univoque et évolutif dans le quel les cigarettiers se sont beaucoup investis (70% du marché aux USA) et dont la dernière génération comporte des sel de nicotine très addictif et dont le effets à long terme sur la santé ne sont pas bien connus et qui devient un produit d’entrée dans le tabagisme et qu’il devrait être interdit de vente aux mineurs.

Enfin, il a indiqué qu’il ne fallait pas confondre vapoteuse et tabac chauffé, produit avec lequel l’industrie du tabac voudrait remplacer la cigarette.

Plus d’information sur le site de l’Alliance contre le tabac : https://alliancecontreletabac.squarespace.com/informations/#dernieres-publications

Seconde plénière « Des chercheurs engagés au service de notre cause ».

La commission « Recherche » et les modalités d’attribution des bourses ont été présentées. Pour 2020, ce sont plus de 3,2 millions d’€ qui seront attribués.

Ensuite, le Dr Hélène Hergault du CHU Ambroise Paré de Boulogne Billancourt a présenté les résultats d’une étude financée par la FFC et consacrée à la « Répartition des facteurs de risques cardiovasculaires en fonction du quartier d’habitat« .

Elle a montré à partir d’une cohorte de près de 7 889 personnes du département des Hauts de Seine suivies entre 2010 et 2018 que les populations des quartiers défavorisés ont un taux de diabète 3,2 fois plus plus élevé. Les risque d’obésité et d’hypertension sont également plus élevés (respectivement multipliés par 1,8 et 1,3). Et ces risques sont plus importants chez les femmes. Par contre il n’y a pas de différence en ce qui concerne le tabagisme et le taux de cholestérol.

Parmi les pistes proposées : cibler ces populations pour le dépistage de ces maladies et pour les actions de la FFC (Parcours du Cœur…).

Troisième plénière :

« Les Parcours du Cœur, notre légitimité et notre force ». Les Parcours du Cœur sont la plus grande opération de prévention-santé organisée en France. A côté des parcours grand public et des parcours scolaires, ceux organisées en entreprise se développent, même s’ils sont moins nombreux que les précédents.

Quelques chiffres :

Grand public : 1297 parcours dont 59 en Lorraine (4ème région, loin derrière le Nord-Pas de Calais et ses 499 parcours) avec 240 087 participants (+ 32% par rapport à 2018), scolaires : 2 888 établissements, 16 454 classes (737 en Lorraine) et 493 620 enfants (+19,6%), entreprises : 146 parcours (+ 34%) pour 58 entreprises. Cela concerne essentiellement de grands établissements.

L’édition 2020 aura lieu du 21 mars au 1er juin. A Saint-Dié : parcours scolaire le jeudi 2 avril et parcours grand public le dimanche 5 avril.

Les données de l’étude Esteban sur l’activité des 3-17 ans réalisée en 2015 ont été présentés à cette occasion : seuls 28% des garçon et 18% des filles pratiquent les 60 minutes d’activité quotidienne recommandées, 41% passent plus de 2 heures par jour devant un écran, seuls 30% des 11-14 ans sont actifs pour aller vers l’école (26% à pied et 4% en vélo).




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