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jeudi 22 oct 2020
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Le comité de grève interprofessionnel de la Déodatie interpelle le maire David Valence

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Comité_Grève_Déodatie_Remise_Lettre_DV (3)

L’Hôtel de Ville était exceptionnellement fermé ce jeudi matin.

Vendredi dernier, en marge de la tenue de la réunion annuelle du Conseil National de la Montagne à Saint-Dié-des-Vosges, des manifestants du comité interprofessionnel de grève de la Déodatie avait voulu interpeller la ministre Jacqueline Gourault quant à la réforme des retraites. Les nombreux CRS présents les en ont empêché, bousculant certains des manifestants et gazant 2 d’entre eux (lire notre précédent article).

Un comportement de la part des forces de l’ordre que le comité de grève juge « totalement disproportionné ». « Nous ne présentions aucun danger pour les personnalités à l’intérieur de la salle Mitterrand ni à l’extérieur. Cette manière de nous intimider nous a profondément indignés et choqués ! Depuis quand les mots écrits sur des banderoles présentent-ils un danger ? »

Suite à cet événement, ses représentants ont rédigé une lettre ouverte à l’attention du maire David Valence. Une lettre qu’ils souhaitaient remettre en mairie ce jeudi matin. Mais en se rassemblant sur la place Jules-Ferry sur les coups de 10h, la vingtaine de manifestants a eu la surprise de constater que le rideau métallique de la porte de l’Hôtel de Ville était baissé. Une affiche indiquant « Fermeture exceptionnelle » près de ladite porte.

« Nous avions envoyé un courriel au préalable à Alban Rodriguez, directeur de cabinet de monsieur Valence, pour informer de notre présence et de notre démarche ce jeudi matin. En réponse à ce courriel, nous avons été invités à transmettre directement la lettre aux institutions et services compétents » explique Gérard Coinchelin, secrétaire de l’union locale CGT Cheminots, avant de lire les derniers paragraphes de la lettre ouverte.

« Nous sommes étonnés, M. le Maire de Saint-Dié-des-Vosges, de ne pas avoir eu un contact avec vous ou un de vos représentants, ni lors des manifestations qui faisaient à chaque fois halte au niveau de la mairie, ni lors de cette rencontre avec Mme la Ministre. Nous sommes déçus de cette distance et dans l’attente de connaître votre position sur l’actuelle réforme de la retraite, sujet qui est actuellement majeur aux yeux des Françaises et Français. […] L’enjeu de cette réforme des retraites rejoint l’enjeu de l’emploi et notamment l’emploi qualifié, à statut, non précaire. Le niveau des pensions de retraites et le niveau des salaires, qui est un paramètre pour le financement des retraites, sont essentiels pour éviter la paupérisation de nos territoires. Ce qui doit être une préoccupation des élus. Nos attentes sont fortes, nos craintes et nos espoirs aussi. »

Et alors que les manifestants se dirigeaient vers la sous-préfecture pour remettre une copie de cette même lettre ouverte à la sous-préfète Sylvie Siffermann et au préfet Pierre Ory, la Police Nationale a décroché puis emmené la banderole du comité de grève qui avait été installé devant l’Hôtel de Ville.

J.J.




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