Search
mardi 20 oct 2020
  • :
  • :

Près de 6 millions d’euros de travaux sur la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges en 2020

image_pdfimage_print
Accident-Train-2

(Photographie d’illustration)

Le 1er juillet dernier, L’Etat, la Région Grand Est et SNCF Réseau ont signé une convention pour la rénovation de la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges, qui relie Arches à la cité déodatienne (lire notre précédent article). Pour rappel, cette même ligne est suspendue depuis décembre 2018.

D’un montant total de 21 millions d’euros, dont 5,7 millions d’euros d’investissement pour l’année 2020, ce chantier d’envergure est actuellement est cours et mobilise une centaine de personnes, de jour comme de nuit. Quant au calendrier prévisionnel des travaux, il est le suivant pour cette année :

  • Du 15 juin au 12 juillet : réfection de l’ouvrage d’art enjambant la Moselle à Jarménil;
  • Du 6 juillet au 6 septembre : renouvellement de 10 000 traverses sur l’ensemble de la ligne.
  • Du 5 octobre au 29 novembre : travaux de renouvellement voie et ballast sur 1159 mètres, remplacement de rail sur 5335 mètres, remplacement de 514 traverses, remplacement de 3 appareils de voie par de la voie courante à Docelles, dépose de voie à Docelles sur 465 mètres, renouvellement de 8 passages à niveau à Cheniménil, Docelles, Lépanges-sur-Vologne, Laval-sur-Vologne et Bruyères.

J.J.




6 réactions sur “Près de 6 millions d’euros de travaux sur la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges en 2020

  1. Max

    88 °/. Lors d 1 sondage, sont pour l entretien des petites lignes alors continuons a sauvegarder celles-ci et réouvrir les lignes a potentiel

    répondre
    1. JMV

      Sacré Max.
      Vous magniez les fausses informations aussi bien que la SNCF et sa dette colossale.

      Ci dessous un article paru en 2018 dans un hebdomadaire national :

      Chaque année, la SNCF dépense des sommes considérables pour maintenir les « petites lignes » de province. Notre sondageYouGov indique que 54% des Français ne sont pas prêts à payer plus cher leurs trajets pour sauver ces dessertes.
      Explications:
      Si la SNCF comptait sur la solidarité nationale pour financer ses lignes peu fréquentées, c’est raté ! Selon notre sondage YouGov*, à peine plus d’un quart des Français (27%) se déclare prêt à payer ses billets plus cher pour les conserver. Même les habitants des petites villes (30%) ou les retraités (37%), a priori les plus concernés, n’y sont pas majoritairement favorables. En même temps, on peut les comprendre. D’après le comparateur GoEuro, la France se classe dans le top 5 des pays d’Europe où le voyage en train, toutes dessertes confondues, est le plus cher, derrière la Suisse, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique, avec un prix moyen de 17,60 euros les 100 kilomètres parcourus en 2016. Et encore, sur les lignes régionales, le tarif payé par l’usager ne couvre que 25% du coût de leur exploitation. Les autres 75% ? Ils sont entièrement financés par les régions, donc par le contribuable. Sans parler de l’entretien des voies, soit 600 millions d’euros chaque année à la charge de la SNCF. Au total, selon le rapport Spinetta remis au gouvernement en février dernier, les dépenses publiques consacrées aux petites lignes s’élèvent à 1,7 milliard par an !

      Si encore elles étaient fréquentées… Mais un tiers de ces dessertes (9.252 kilomètres ) ne voit passer que 13 trains par jour, contre 46 en moyenne sur le reste du réseau. Et beaucoup sont quasi vides : sur 200 petites lignes, on compte moins de 30 voyageurs par train, soit un taux de remplissage d’à peine 25%. Pas vraiment surprenant. Si, jusqu’au milieu du XXe siècle, le train était le seul mode de transport motorisé accessible à tous, donc un élément clé de la cohésion des territoires, le transport routier a ensuite largement pris le relais. Un constat qui, à partir des années 1980, a logiquement conduit la plupart de nos voisins européens à fermer leurs lignes à plus faible trafic. Mais pas en France, où, sur fond de décentralisation, ces fermetures sont restées taboues. Edouard Philippe les a d’ailleurs exclues de son projet de réforme de la SNCF dès le début de la grève des cheminots.

      • 1,7 milliard d’euros le coût total des petites lignes par an pour 2% des voyageurs. 75% du prix des billets de TER sont financés par les régions. 25% le taux de remplissage moyen des trains circulant sur les dessertes locales.

      répondre
      1. christian

        excellents arguments étayés. Ils montrent bien que l’on ne peut indéfiniment dépenser d’une manière trop déséquilibrée, injuste, entre citoyens différents.
        Juste une remarque : yougov est un site d’opinion comme il en existe d’autres et les questions qu il pose ne peuvent en aucun cas être considérées comme des sondages. En effet ces réponses ne reflètent que les opinions de ceux qui ont bien voulu y répondre et ceux ci n’ont aucune garantie de représenter une population dans son ensemble. Il n’en reste pas moins que les réponses à ces questions sont intéressantes.

        répondre
  2. Bastien

    Je partage l’avis de JMV , même si le site pris en référence n’en est pas forcément une; 21 Millions de travaux , ce n’est tout de même pas rien. Certes pour les bobos parisiens ce n’est pas un problème il suffit d’augmenter les impôts..
    Je ne connais pas précisément la fréquentation de cette ligne, mais si j’en juge par ce que je voyais à St Léonard il y avait rarement plus de 5 voyageurs dans ce train.
    Avec 2 aller et retour par jour , soit environ 700 par an , en considérant que ces travaux sont rentabilisés en 20 ans , on aura donc 14 000 *2 passages(aller et retour) qui auront coûté, hors actualisation et coûts de l’entretien chacun 750€; ainsi en étant généreux les billets des 20 voyageurs par passage ( chiffre maxi et sur une courte distance, à proximité d’Épinal) auront émargé chacun à 750€ /20 = 37.50 € , en sus du prix du billet de 15 € maxi payé par le voyageur et de la participation de la région de l’ordre de 2 à 3 fois les 15 € payés par le quidam.
    Le total revient donc pour la collectivité à 37.50 € + 30 € (mini, de la région ) = 67.50 € .Pas mal, sachant qu’un transport par bus qui remplacerait avantageusement ce dispendieux train coûterait forcément
    le prix de l’infrastructure(37.50€) qui existe en moins.
    Et il est quasi certain que le coût pour la région même subventionné du bus resterait bien en deçà.
    Quant à l’empreinte carbone, ne rigolez pas , ces trains sont des motrices Diesel de plus de 1000 CV qui consomment 5 fois plus que nos bus de 300 CV bien plus légers; et ne parlons pas du service rendu avec une durée de trajet même inférieure avec le bus. Et j’oublie les grèves récurrentes de la SNCF.
    Bon , nos décideurs soumis aux dogmes des plus influents , pas forcément les plus avisés, se sont encore plantés! mais il est vrai que ce n’est pas leur argent….

    répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.