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vendredi 14 août 2020
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Vosges – Plainte déposée contre Nestlé Waters pour des forages non autorisés

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Après le reportage de France 3 «Pièces à conviction» qui révélait, entre autre, des irrégularités sur les forages de Nestlé Waters. Puis des explications plus approfondies et distillées par Jean-François Fleck et Bernard Schmitt, lors d’un rendez-vous presse récent à Crainvilliers, qui avait mis en évidence vingt-et-un forages irréguliers.

Un communiqué nous avise (ce jour) qu’une plainte a été déposé contre Nestlé Waters par France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement ainsi que les associations du Collectif Eau 88 avec en son sein Association de Sauvegarde des Vallées et de Prévention des Pollutions, UFC Que Choisir 88 et Vosges Nature Environnement.

Il semblerait que cette plainte a été déposée lundi dernier et quelle porterait sur «une exploitation de forages et prélèvements d’eau sans autorisation».

Contenu du communiqué de presse

«Après avoir pris connaissance du dossier de demande d’autorisation déposé par Nestlé en février 2019, suite à la demande du Préfet en 2016, il s’avère bien que Nestlé Waters exploite de nombreux forages sans disposer d’autorisation de prélèvement au titre de la loi sur l’eau de 1993. L’Administration et la société NWSE reconnaissent clairement l’absence d’autorisation administrative pour les prélèvements d’eau à partir de ces forages.

Cette carence constitue un délit passible de 75 000 euros d’amende et de un an d’emprisonnement. FNE, LNE ainsi que les associations du collectif eau88 (ASVPP – UFC Que Choisir 88 et Vosges Nature Environnement) ont donc décidé de porter plainte, pour les faits précités et entendent se constituer parties civiles en application de l’article L. 142-2 du code de l’environnement dès lors que ces faits délictueux portent atteinte aux intérêts collectifs que les associations entendent défendre.

Cette situation d’illégalité, concerne neuf forages :

– «Belle Lorraine» (213 062 m3/an, prélèvements 2018)

– «Thierry Lorraine » (73 222 m3/an, prélèvements 2018),

– «Great Source» (34 961 m3/an, prélèvements 2018),

– «Reine Lorraine» (53 817 m3/an, prélèvements 2018), pour le mélange de l’eau minérale «Contrex», soit un total de 379 065 m3/an a minima

– «Grande Source Sud» (120 966 m3/an, prélèvements 2018) pour le mélange de l’eau minérale «Vittel Grande Source»

– «Châtillon Lorraine» (80 596 m3/an, prélèvements 2018), pour les thermes de Contrexéville

– «Impériale» (8 760 m3/an sollicités)

– «Pavillon», (8 760 m3/an sollicités)

– «Souveraine» (8 760 m3/an sollicités), pour les buvettes et fontaines publiques

Même si certains forages sont exploités depuis de nombreuses années, cela n’exonère en rien la responsabilité de Nestlé qui aurait du déposer des dossiers de demande d’autorisation, pour certains, dès 1993. Cette affaire pointe aussi les carences d’une administration qui a quand même réussi la prouesse d’autoriser l’exploitation et la commercialisation d’eaux minérales au titre du code de la santé publique, alors que les prélèvements de ces eaux n’étaient pas autorisés !

Que dire aussi des 80 000 m3 d’eau, prélevés annuellement sans autorisation et vendus par Nestlé, à la ville de Contrexéville pour l’activité thermale…»

Il est entendu qu’il faut être vigilant au rechargement en eau de la nappe GTI et que cela demande un effort collectif entre les industriels, les agriculteurs, les collectivités, les habitants…, mais visiblement on n’en est plus là, et il semblerait que l’on veut la «peau» de Nestlé Waters, sans se soucier des conséquences directes et/ou indirectes sur l’économie locale et l’emploi.

Alain Buffe




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