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lundi 26 oct 2020
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Les matériaux biosourcés construisent l’avenir

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Alors que la question de la transition écologique est omniprésente, le secteur de la construction s’est tourné vers les matériaux biosourcés (bois, paille, chanvre, liège, lin, etc.).

Accompagnée par le cabinet Horizons Développement Durable, l’association terroriale HLM pour la Lorraine ARELOR a ainsi commandé une étude sur les conditions de massification des matériaux biosourcées dans la construction, articulée autour de 2 axes majeurs. L’identification et la maturité des filières biosourcées locales d’une part et, d’autre part, une approche économique définissant les conditions de massification de recours à ces matériaux et actant les modèles économiques viables.

Une étude commandée à l’écologiste Guy Hascoët, ancien secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire dans le gouvernement Jospin et ancien vice-président de la Région Nord Pas-de-Calais. Désormais consultant, ce dernier a restitué son étude à l’Espace Georges-Sadoul ce lundi après-midi, en présence des bailleurs sociaux de la région, des élus et techniciens des métropoles lorraines ainsi que des entrepreneurs et artisans du territoire. « C’est tout un symbole car nous sommes dans le berceau du Toit Vosgien, précurseur en la matière » souligne Patrick Schmitt, directeur général du bailleur social basé à Saint-Dié-des-Vosges.

C’est au cours du premier semestre 2020 que cette réflexion a été menée par l’intermédiaire de plusieurs entretiens avec les partenaires institutionnels et locaux, à l’image de la Région Grand Est, Fibois, la Dreal Grand Est, Envirobat Grand Est, les Fédérations du Bâtiment, Pôle Fibre… sans oublier les séances de travail avec les organismes HLM. « C’est une manière d’étudier notre capacité que l’on a en Lorraine à organiser des filières pour les matériaux biosourcés tels que le bois, la paille » explique Patrick Schmitt.

Après la restitution de l’étude, l’après-midi s’est terminé par une visite la résidence Jules-Ferry. D’une conception unique au monde au moment de son inauguration, le 10 janvier 2014, cette résidence de 26 logements, qui appartient au parc locatif du Toit Vosgien, a comme principale singularité d’être passive. Car les 2 bâtiments qui la composent ont leur structure en bois massif d’épicéa et leur isolation en paille Ces matériaux biosourcés permettent ainsi d’obtenir un bilan carbone de la construction positif, de l’ordre de 1100 tonnes de CO².

J.J.




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