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lundi 21 sept 2020
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« Les sapins de Noël ne contribuent pas à la déforestation » Une tradition bien vivante

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(Illustration)

A plusieurs mois des fête de fin d’année, Pierre Hurmic, maire EELV de Bordeaux (Europe Ecologie Les Verts ), affirme son refus d’installer des sapins pour l’occasion. « Nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville », explique t’il, « c’est pas du tout notre conception de la végétalisation ». Cette habitude est-elle nuisible pour la planète ? Une prise de position qui a beaucoup fait sourire, et réagir, notamment dans les Vosges, où l’installation d’un arbre de Noël est une tradition « bien vivante ».

« C’est un peu démesuré », affirme Laurent Hatton, producteur de sapins dans les Vosges, « Les sapins de Noël ne contribuent pas à la déforestation ». Basée à Coinches, l’entreprise « Le sapin de Noël des Vosges », exploite une vingtaine de terrains dans le Nord-Est du département. « Tous les sapins proviennent d’un pépiniériste local ». Ils sont repiqués et poussent pendant 10 ans environ.

« Écologiquement, c’est un bon point : les sapins vont contribuer à capter le CO2 ». Les arbres qui sont produits ici sont « destiné principalement aux particuliers », et à quelques petites communes. Les grands sapins en question, pour les grandes villes, sont prélevés soit chez des producteurs spécialisés, soit chez des propriétaires qui veulent se débarrasser de leur sapin, ou encore sélectionnés par l’ONF dans les forêts. « Après, il est récupéré pour servir de compost », ou de bois de chauffage.

Et la production de sapins a son intérêt pour l’économie locale. « Tout est fait en local », explique Laurent Hatton, en privilégiant les circuits courts. Pour l’outillage notamment. « On est concrètement dans une démarche écologique ».

Au delà du côté purement environnemental et naturel, de la gestion des ressources forestières, il y a l’aspect culturel, festif, l’importance du sens et de la beauté. « Je suis papa de trois enfants, tous les ans je les voit émerveillés ». Les petits bordelais n’auront pas ce plaisir cette année, du moins sur les places publiques.

Par ailleurs, les plantations doivent faire face à des enjeux importants liés à la météo. On pense à la sécheresse, bien sûr, qui pose de sérieux problèmes, mais aussi au froid. «  On a eu un impact des gelées tardives », en mai dernier, « Ça a gelé une grosse partie de la production ».

Lire la suite de l’article : https://remiremontinfo.fr/2020/09/vosges-sapins-de-noel-ne-contribuent-a-deforestation/




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