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dimanche 24 jan 2021
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Vosges : les forces de sécurité et de secours se préparent pour le Nouvel An

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nouvel an forces de l'ordre

Le réveillon du Nouvel An approche aura lieu ce jeudi soir. Dans les Vosges, les services de sécurité et de secours se préparent pour cette nuit particulière, dans un contexte tout à fait inédit.

Yves SeguyYves Séguy, le nouveau Préfet des Vosges a réuni les différents acteurs impliqués pour présenter les dispositifs mis en place dans le département dans le cadre de la sécurisation du réveillon de la Saint-Sylvestre. « L’objectif est double », affirme Ottman Zair, Directeur de cabinet du Préfet. « A la fois une problématique de maintien de l’ordre et une problématique sanitaire ». En effet, aux risques habituels de débordement et de violences s’ajoutent la question des restrictions liées à la crise sanitaire de la Covid-19.

« Nous nous trouvons dans une fin d’année très particulière », affirme le Préfet. « On ne soit pas baisser notre attention ». Pour mener à bien les opérations de contrôle, « nous avons étudié un certain nombre de dispositions ». Notamment, comme annoncé il y a quelques jours, « des restrictions très ciblées » ont été mises en place, concernant la vente et le transport d’essence, de matériel d’artifice, d’objets tranchants. Le représentant de l’État entend aussi « veiller à ce qu’il n’y ait pas de festivités, de rassemblements irréguliers ». Il prévient : « S’il devait y avoir ici ou là des festivités dans des lieux privés (mais avec un paiement à l’entrée), il y aurait matière à verbaliser ».

A travers le département, les municipalités participent à l’effort de mise en place de différents dispositifs. Notamment à Epinal. « Nous allons déployer dès demain après-midi nos médiateurs », affirme le maire Patrick Nardin. Ils seront au nombre de 7 et « seront visibles et présents dans les différents quartiers de la ville ». Par ailleurs, « concernant la police municipale nous aurons deux patrouilles (…) la nuit de la Saint Sylvestre ».

A Saint-Dié-des-Vosges, compte tenu de ce qui s’est passé l’année dernière, la vigilance sera évidemment de mise. D’autant que le contexte de confinement « a créé beaucoup de nervosité dans la population », affirme le maire David Valence. « Nous sommes préparés », affirme t’il, même si « on n’est jamais totalement tranquille ». Le quartier Kellermann et le centre ville seront particulièrement surveillés. Lors du Nouvel An 2020, « Nous avons connu une situation totalement inédite à Saint-Dié », explique Nicolas Heitz, procureur de la République. « Des actes intolérables ». Un « bon point » : la vidéo surveillance, « qui permet de recueillir des preuves ». Saint-Dié dispose du système de vidéo surveillance le plus important du département. « Un réseau qui a été modernisé ces dernières année », affirme David Valence.

Plus de 200 gendarmes mobilisés sur le territoire le soir de la Saint Sylvestre. Du côté des sapeurs-pompiers, on s’adapte à une triste évolution au sein de la société, avec les attaques, les caillassages, etc. « Cette année, on a prévu l’éventualité d’intervenir dans le cadre de violences urbaines », en coordination avec la Police.

Pour ce qui est des services de Police, justement, le commissaire divisionnaire Antoine Bonillo l’affirme : « On maintiendra l’ordre ». Pour ce faire, « le dispositif sera conséquent », afin d’être en capacité d’intervenir « de manière immédiate ». Le policier prévoit des débordements et actes de délinquances, que chacun espère les moins nombreux possible. Un dispositif à la mesure des risques sera mis en place. « Ça va être quelque chose qui va véritablement les surprendre (les délinquants), et c’est le but ».

Enjeux prioritaires : les chantiers, les halls d’immeubles, les toits terrasses, etc. Par ailleurs « Tous nos véhicules de police seront équipés de deux extincteurs à poudre », fournis par les sapeurs-pompiers des Vosges. Un moyen d’intervenir avant l’arriver des secours. Pour ce qui est des restrictions liées à l’épidémie de Covid, « nous allons faire en sorte qu’à 20h, il n’y ait plus personnes sur la voie publique », affirme Antoine Bonillo. Sauf quelques exceptions. Le commissaire divisionnaire n’oublie pas un autre sujet de taille : « bien sûr, nous sommes en alerte attentats ».




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