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dimanche 18 avr 2021
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Raon-l’Etape – La Communauté d’Agglomération restaure la zone humide Communiqué

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Les travaux de l’Espace Naturel Sensible (ENS) de la zone humide à Raon-l’Etape ont été réceptionnés ce lundi 8 mars en présence de Françoise Legrand, vice-présidente de la communauté d’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges, et Benoît Pierrat, également vice-président de l’intercommunalité et maire de Raon-l’Etape. Ils étaient guidés par Alexandre Mathieu, du service intercommunal de l’Environnement, accompagné par Alain Salvi et Mathilde Delage, président et chargée de mission du Conservatoire d’espace naturels de Lorraine, et de Tatiana Herbé, chargée de mission ENS au conseil départemental.

  • Un Espace Naturel Sensible est un site remarquable tant par la rareté que par la diversité des espèces qu’il abrite, sa faune, sa flore, son état de conservation, son accessibilité, sa valeur pédagogique ou touristique… Tourbières, forêts, pelouses, étangs, prairies, marais, entre autres, peuvent être concernés. Dans les Vosges, ils sont gérés par le conseil départemental qui fournit une aide technique et financière aux collectivités soucieuses de préserver leur patrimoine naturel. Cette appellation permet de protéger et valoriser les espaces naturels.
  • L’Espace Naturel Sensible (ENS) de Raon-l’Etape représente 500 hectares, depuis le lancement par l’ancienne communauté de communes de la Vallée de la Plaine d’une étude naturaliste et socio-économique de l’Espace Naturel Remarquable (ENR) de la Plaine. Dix secteurs prioritaires ont été recensés parmi lesquels celui de la zone humide de Raon-l’Etape (60 ha, secteur de La Trouche),qui comporte deux mares créées artificiellement éparpillées dans vaste champ déboisé.
  • Ce site a été classé ENS après la découverte de la présence d’espèces à préserver comme le papillon Azuré des Paluds qui bénéficie d’une végétation propice à son développement. Il cohabite, l’hiver parti, avec d’autres animaux tels que les dytiques, la grenouille rousse, le crapaud commun, les tritons ou encore les tritons alpestres.
  • Les travaux de restauration lancés en 2018 ont permis la suppression de boisements, le broyage des zones rouvertes (1,6 ha), la récolte de semences et semis de sanguisorbe, le gyrobroyage de prairies abandonnées, le creusement de 2 mares, la fauche sélective des invasives et la coupe d’épicéas. Le chantier, réalisé par Chantiers Eau et Pierre, a pris fin en novembre 2020.
  • Outre préserver les espèces patrimoniales présentes, les objectifs de ces travaux sont de restaurer les milieux dégradés pour agrandir l’espace de vie, de lutter contre la dispersion des espèces invasives (solidage, renouées asiatiques), de mettre en œuvre des aménagements favorables à la biodiversité mais aussi de créer un espace de qualité et facilement accessible (de par sa proximité avec la voie verte) qui répondra aux aspirations d’une clientèle avide d’un tourisme « vert ».
  • Le coût total pour la communauté d’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges est de 31 151,50 € HT. Le projet a été subventionné à hauteur de 15 575, 75 € (50%) par le conseil départemental des Vosges et à hauteur de 9 345,45 € (30%) par l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse. Ce qui représente un autofinancement de 6 230, 30 € (20%).



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